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Tag - crise financière

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vendredi 30 avril 2010

Retraités américains ruinés par la crise

L'émission envoyé spécial proposait avant-hier un reportage poignant présentant des retraités américains en quête désespérée d'un emploi pour survivre. La raison : les travailleurs américains cotisent pour la retraite en investissant leur épargne en bourse. Or, la crise a fait chuter le cours des actions. Donc certains retraités sont ruinés, condamnés soit à travailler, soit à se contenter d'une pension misérable et de la charité publique pour survivre. 

On peut avoir deux lectures de ce reportage.

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samedi 24 avril 2010

En vrac

  • La Banque mondiale libère ses bases de données sur le développement. Jusqu'à peu, ça coûtait quand même 100 euros par an !
  • Richard Baldwin nous explique que la mondialisation, c'est pas du tout comme avant, mais que c'est quand même fondamentalement pareil.
  • On nous signale l'ouverture du blog L'observatoire des idées : "L'observatoire des idées a pour objectif d'échanger entre chercheurs, étudiants et professionnels sur des questions de société, qu'il s'agisse d'économie, de droit, d'histoire, de politique ou de sociologie. Nous recherchons un maximum d'échanges et des contributeurs réguliers sur le blog afin de monter un véritable "observatoire" des idées et des initiatives nouvelles pour proposer un regard différent sur les questions d'actualité." Ah ben... c'est un slogan qui frappe moins que "le seul blog véritablement optimal" ! Bonne chance à eux.
  • Je twitte (un peu).
  • Les éconoclastes ont sorti leur second bouquin (oui, je sais, vous savez...). Comprendre est le meilleur moyen de dissiper ses angoisses. Une nouvelle attaque des cognitivistes contre les freudiens ? Je ne sais pas si vous en sortirez moins froussards, mais moins ignares, c'est certain.
  • Quelqu'un pourrait-il dire à tout le monde que la Grèce n'est pas une banque ? Diamond-Dybvig, c'est pas pour les finances publiques ! (add: cf précisions dans le deuxième commentaire)
  • A ce sujet, Krugman expose 6 réponses à la question de savoir quelle réforme mettre en oeuvre pour éviter la prochaine crise, dont une qu'il fait sienne : étendre la règlementation bancaire à tout ce qui emprunte court pour prêter long. (c'est moins sexy que de pendre le dernier trader avec le dernier parachute doré...)
  • Esther Duflo rocks !

mardi 19 janvier 2010

Bashing bankers is a political duty

A lire dans le Wall Street Journal.

vendredi 9 octobre 2009

Monnaie de singe

Je ne peux résister au plaisir de vous livrer cette forte pensée de Francis Lalanne, rapportée sur le site de TV Mag (merci de ne pas en tirer de conclusion hâtive sur la qualité de mes lectures) :

Dans quelques semaines, je n'aurai plus de compte bancaire, car l'argent virtuel, celui qui a créé Madoff, n'est pas moral.

Je pense que ça se passe de commentaires. Dommage, l'article commençait plutôt pas mal, il disait que Hulot était un con.

mardi 7 avril 2009

La crise financière en 10 pages

Petit post dans le style de Marginal Revolution (sauf que eux ont un rythme de publication légèrement supérieur au notre).

Je suis tombé sur le texte suivant, de Martin Hellwig. La meilleure vulgarisation de la crise financière que j'ai pu lire, à la fois claire (pas évident, vu les produits financiers concernés) et intelligente (i.e. pas de sur-simplification).

Des explications de la crise financière pour les non-initiés, il y en a pléthore sur le net et ailleurs. Mais elles sont presque toutes soit simplistes ("on a prêté aux américains pauvres, ils ne remboursent plus, donc c'est la crise"), souvent avec un but idéologique à peine caché, soit se noient dans les CDO, MBS CDS et autres dettes mezzanines super-senior. Ce texte évite ces deux écueils en faisant honneur à l'intelligence de son lectorat. A lire.

Petite remarque perfide pour finir. La version longue a été présentée aux Pays-Bas, où le "discussant" était Gerrit Zalm, ancien ministre des finances (pendant plus de 10 ans) des Pays-Bas. Ça fait rêver, non, un ministre des finances capable de comprendre la littérature académique et débattre avec des universitaires ? Pendant dans ce temps, en France, on a Christine Lagarde ...

dimanche 22 février 2009

Anna Schwartz et la crise

J’aime beaucoup Anna Schwartz, car elle a co-écrit avec Milton Friedman un des quelques livres de macroéconomie qui ont compté au vingtième siècle : A monetary history of the United States. Ce livre est facile à résumer : la monnaie a de l’importance dans les fluctuations de l’activité économique. Et, en particulier, elle en a eu dans la grande dépression. Le début des années 1930 a été marqué par une série de faillites bancaires qui ont conduit a une forte diminution de la masse monétaire (la somme de tous les moyens de paiement : billets + comptes courants). Selon Friedman et Schwartz, cette contraction de la masse monétaire a freiné la dépense des agents économiques, conduisant à la crise. Cette histoire peut sembler quelque peu familière aujourd’hui, mais il faut savoir qu’à l’époque où ce live est sorti, les keynésiens triomphants nourrissaient le plus grand des mépris pour la politique monétaire. Selon eux, la crise avait démontré l’inefficacité des politiques monétaires, car les taux d’intérêt extrêmement faibles alors pratiqués par la federal reserve n’avaient pas évité la déroute. Schwartz et Friedman se sont opposés à cette opinion dominante en montrant que, bien au contraire, la politique monétaire avait été restrictive. D’une part, la faiblesse des taux d’intérêt n’était qu’illusoire, car les taux d’intérêt réels, c’est-à-dire déduction faite du taux d’inflation, étaient élevés, puisque l’inflation a été négative sur la période. D’autre part, le taux d’intérêt n’est pas le seul canal par lequel la masse monétaire influence la dépense globale, d’où l’importance, selon eux, de mettre en lumière la contraction de la masse monétaire.

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