La crise économique est l'occasion pour la profession des macro économistes de faire le point sur l'évolution de leur discipline depuis 30 ans. Pour être précis, il faut dire qu'on s'intéresse ici de façon exclusive à une branche de la macro économie : celle qui étudie les fluctuations de l'activité économique, avec, typiquement, une attention particulière portée sur le chômage et l'inflation.  Narayana Kocherlakota, président de la fed de Minneapolis, a lancé le débat avec un article retraçant l'histoire récente de la discipline, qui peut se résumer par "on n'a pas trop mal bossé, même si on peut encore mieux faire". Greg Mankiw, qui a contribué activement à cette branche de la recherche, a un avis plus mitigé, dont le shorter serait "on a eu des discussions passionantes au plan intellectuel, mais ça n'a pas servi à grand chose". Plus radical, James Morley dénonce un échec. Paul Krugman aussi. Sans vouloir trancher, ce billet a pour objectif de montrer qu'une grande partie des débats actuels sur les politiques de sortie de crise auraient eu exactement la même teneur avec l'outillage intellectuel des années 70.