Pour la Technocratie
Par VilCoyote le mardi 27 avril 2010, 11:30 - General - Lien permanent
Valérie Pécresse
s'exprime sur la Recherche dans le Figaro. J'ai été agréablement surpris
d'y trouver un ton modéré mais ferme, derrière lequel je crois percevoir (du
moins ai-je envie de comprendre cela) un plaidoyer pour la technocratie dans
les domaines où elle est nécessaire ("Les scientifiques doivent pouvoir
s'exprimer et être entendus", "on entend beaucoup les militants opposés à telle
ou telle innovation, mais pas assez les chercheurs", "Il convient d'analyser
les risques et les bénéfices de chaque OGM séparément avant de prendre une
décision") - ou du moins rappelle-t-elle de façon salutaire le rôle du
Savant et du Politique ("Il revient aux scientifiques de nous dire quel est
l'état actuel des connaissances. Mais ce sont les politiques qui doivent en
tirer toutes les conséquences, dans un esprit de responsabilité", "Nous devons
mettre les savants au cœur de la société et leur donner davantage la parole. In
fine, il revient au politique de rester vigilant et de trancher").
Il y a des domaines qui doivent échapper à l'opinion; la Science en est
évidemment un, et il me paraîtrait aberrant d'organiser un "referendum sur les
OGM" (ou les nanotechnologies, ou autre) : les citoyens (moi le premier)
n'ont qu'une connaissance médiate et extrêmement biaisée (dans un sens ou dans
l'autre) de ce domaine. C'est la connaissance technique précise qui doit
présider aux choix qui sont faits dans ces domaines.
Sans aller jusqu'à dire que l'Economie fait aussi partie de ces domaines, on ne
peut que regretter que le Savant (l'Economiste - je vous préviens, le premier
commentaire du genre "bwa pfé laiconomi c pa une ciens lol c des charlatan
idéolog", il gicle sans préavis) soit aussi peu écouté par le Politique.
L'économie contribue à éclairer des choix qui trancheront parfois des conflits
d'intérêts, qui impliquent souvent une certaine conception de la justice
sociale, et qui doivent donc rester politiques. Mais quand c'est l'opinion,
guidée par
l'ignorance et la peur, qui devient seule conseillère du Politique, seules
les corporations et les idéologues en sortiront gagnants, au détriment de
tous.
Le citoyen de base préférant le confort de son ignorance et de ses préjugés à
la gratifiante difficulté de s'informer et comprendre combinée à l'humilité de
ne pas avoir d'opinion lorsqu'on ne sait rien, il paraît souhaitable, en
économie comme ailleurs, de donner plus de poids aux Techniciens compétents
dans le processus de décision Politique. C'est la définition de la
Technocratie, qu'on emploie malheureusement toujours de façon péjorative, lui
opposant la parfois dangereuse sagesse populaire : le bon sens étant la
chose la mieux partagée du monde, chacun en a une bien faible part.


Commentaires
Et si vos frères humains vous envoient chier la minorité que vous serez toujours par définition même, vous ferez quoi ?
Si vous êtes meilleurs que les autres, faites comme tout le monde : faites du fric, achetez vous deux ou trois journaux, quelques lobbyistes, et régnez.
Pas besoin de technocrates économistes. En effet, comme le disait Ludwig von Mises, le marché produit un ordre spontané optimal qu'aucune organisation ou planification ne saurait atteindre.
Héhé je vous ai cassé votre billet là !
@ Passant : Vilcoyote n'a pas prétendu qu'il était meilleur que les autres mais que quelqu'un qui travaille toute sa vie sur un sujet en sait plus que l'homme de la rue. C'est si difficile à comprendre ?
Thomas: ce que je veux dire, c'est que notre société doit je crois beaucoup à la science économique pour parvenir à fonctionner aujourd'hui comme elle fonctionne. L'une des règles que nous suggère l'économie est de rendre liquide ce qui ne l'est pas : y compris les conflits d'autorité au sein de la société, alors.
Plus clairement dit, les scientifiques économistes sont précisément ceux qui ont mission de découvrir les mécanismes permettant aux sociétés organisées, par opposition aux sociétés spontannées de fonctionner. Yapuka.
Il est toujours impressionnant de lire des choses comme "Je n'ai aucune idée sur tel sujet, mais j'ai un avis tranché".
Comme Thomas, Vil, je te soutiens.
Et il est particulièrement croustillant de lire les leçons de modestie de Passant. Les derniers hommes non conscients de leur condition sont toujours une source d'émerveillement.
Thomas: ce que je veux dire, c'est que notre société doit je crois beaucoup à la science économique pour parvenir à fonctionner aujourd'hui comme elle fonctionne. L'une des règles que nous suggère l'économie est de rendre liquide ce qui ne l'est pas : y compris les conflits d'autorité au sein de la société, alors.
Plus clairement dit, les scientifiques économistes sont précisément ceux qui ont mission de découvrir les mécanismes permettant aux sociétés organisées, par opposition aux sociétés spontannées de fonctionner. Yapuka.
J'ajoute que je ne peux plus supporter de dire sur un sujet que je ne connais pas "Franchement, j'en sais rien. Spontanément, je vois ça, mais ça doit être plus compliqué" et de m'entendre répondre "Mais enfin, tu ne peux quand même pas imaginer qu'il y ait une autre possibilité que celle que je défends". Surtout quand ça vient de gens dont je sais pertinemment qu'ils n'en savent pas plus que moi (sinon, ils m'expliqueraient).
Coïncidence : Gregory Mankiw aborde le même sujet aujourd'hui même, mais sous un autre angle :
http://gregmankiw.blogspot.com/2010...
Mais pourquoi diable vouloir faire un référundum sur les OGM, les nanotechnologies ou que sais-je ?
Vous achetez une jolie laitue parce que vous aimez la laitue. OGM ou pas, peu-importe. Si elle vous tue, la laitue, en vous empoissonnant, c'est de la faute du producteur, que la laitue soit OGM ou confondue avec de la ciguë.
Le problème, à mon avis, moi qui n'y connaît rien à rien mais qui suis fier d'avoir toujours un avis tranché, c'est la propension des gens à vouloir décider pour tous parce qu'on sait ce qui est bien et mal. Décidez pour vous-même avec votre avis tranché d'ignare, et tout ira pour le mieux, Darwin y veillera.
PS:et puis lol quoi, lai konomie sai pas une vrai sienseuh ! Sinon ça serait raisitan à la sanssure
Votre avis semble très sensé, à cette limite près que l'histoire aurait tendance à ne pas plaider à 100% en faveur des technocrates. Ce sont ces mêmes technocrates qui voulaient amener l'autoroute A10 jusqu'à Chatelet, bétonner la Seine, etc. La technocratie toute-puissante des débuts de la Vè république a pu laisser quelques réflexes de méfiance dans la population.
De toute façon la technocratie est mauvaise lorsqu'elle s'en prend à MON environnement, et utile lorsqu'elle aborde celui de mon voisin.
Tout cela serait bel et bon si la science (dure, molle ou humaine) dépendait uniquement du financement public, ou si les acteurs scientifiques ayant à statuer sur la diffusion de telle ou telle technologie étaient dégagés de tout conflit d'intérêt, et que toutes les tendances idéologiques (surtout en économie) soient représentées, ou qu'un consensus soit obligatoire. Et qui sélectionnera ces comités des sages ? Le Politique, dont, par définition, est aussi ignorant dans ces domaines que le peuple ?
En attendant la mise en place de telles procédures, il reste souhaitable que le peuple, même bardé dans son ignorance, ait le dernier mot.
@deadbydawn :
Très honnêtement, je vois les choses de façon exactement opposée. Il arrive que les chercheurs soient pris dans un conflit d'intérêt et se mettent à raconter n'importe quoi, mais il ne faut pas oublier qu'ils sont soumis au contrôle par les pairs. Si un chercheur trafique une étude dans le but de crédibiliser une opinion fausse, il va rapidement se faire remettre au pas par ses collègues (en tout cas, y'a de bonnes chances).
En revanche, pour ce qui est du peuple et des médias, il n'y aucun contrôle. Les médias peuvent raconter n'importe quoi (et même donner la parole à un scientifique qui fait de la merde (qui a dit C. A. ?)), les individus peuvent colporter des idées fausses, personne ne sera là pour les retenir (ce qui est un bien, car la liberté d'expression est fondamentale pour la démocratie).
Mais franchement, je refuse de faire confiance à une foule ignorante, manipulée, irrationnelle et émotive pour faire des choix de société dans des domaines "techniques" (c'est déjà le bordel dans les domaines "pas techniques").
Regardons par exemple les antennes de téléphonie mobile. Ca fait un moment que les expériences sur le terrain et en laboratoire ont montré que les symptômes ressentis par les habitants proches étaient dus à un effet nocebo. Pourtant, les gens continuent à se mobiliser pour empêcher leur installation et c'est à cause de ça que j'ai eu une qualité de réception pourrie sur SFR pendant toutes les années où j'ai habité dans une banlieue lyonnaise.
Même si les scientifiques ne sont pas parfaits, ne sont pas toujours fiables, ne sont pas toujours d'accord, je pense que leur donner un peu plus de pouvoir et de temps de parole ne peut pas être pire que la situation actuelle.
Je suis de l'avis de LLG. Avant de se demander COMMENT prendre des décisions, il faut se demander QUI a le droit de décider QUOI et POUR QUI.
Considérer même implicitement que quelqu'un ou quelque chose (l'Etat ?) peut (doit ?) décider de tout pour tout le monde, ça s'appelle le totalitarisme, et cela quelles que soient les méthodes utilisées et les gens consultés. Amha les domaines de décision doivent être circonscrits et les instances de décision appropriées à chaque domaine. La réponse à la question "qui doit décider" dépend de la nature de la décision.
Quand il s'agit de définir des programmes de recherche, c'est aux chercheurs et à ceux qui financent la recherche de décider (et c'est pour ça qu'à côte de la recherche d'État il faut qu'il y ait une bonne dose de recherche privée). Quand il s'agit de définir des normes sociales, c'est aux politiques. Et le libéral que je suis dit que dans ce domaine, moins ils en font et mieux ça vaut. Et s'ils tiennent vraiment à imposer leurs décisions aux citoyens, plus ils prennent conseil des scientifiques et mieux ça vaut, à condition que ces derniers affichent clairement les limites de leur savoir.
Je ne suis tellement pas d'accord avec vous que je suis persuadé que je vous ai mal compris. ;o) Il me semble que Bruno Amable disait des choses très pertinentes sur la question : http://economistes.blogs.liberation... Et aussi Alexandre Delaigue : http://econoclaste.org.free.fr/dotc... ou http://econoclaste.org.free.fr/dotc...
@MB : je n'ai pas l'impression de dire le contraire d'Amable. Je n'ai pas dit "UN économiste doit prendre les décisions économiques", j'ai dit "le politique doit consulter LES économistes, et non pas l'opinion et les peurs de la population, pour éclairer le CHOIX qu'il fera".
Amable reprend explicitement la distinction entre le Savant et le Politique, que je louais justement dans le discours de Pécresse, tout en regrettant qu'en matière économique, le Politique ignore superbement le Savant.
Donc, c'est bien ce que je pensais : je vous ai mal compris.
Il me semble que vos exemples tirés des OGM ou des nanotechnologies ne sont pas très bien choisis. Est-ce qu'il ne s'agit pas précisément de domaines où la science n'est pas en mesure de donner des réponses parfaitement certaines et donc de sujet sur lesquels les citoyens pourraient être appelés à arbitrer entre des avantages certains et des risques éventuels, une fois qu'ils auraient été éclairés par les scientifiques ?
J'ai bien l'impression que, aussi imparfaite que soit la connaissance que les scientifiques ont des OGM, ils sont bien mieux placés pour décider que l'opinion citoyenne, très largement irrationnelle sur ce sujet. La position de Pécresse me paraît la bonne : les scientifiques évaluent au cas par cas chaque OGM et décident de sa "dangerosité". Je ne vois honnêtement pas en quoi un "vote citoyen" serait souhaitable sur ce sujet, ni de façon générale ("oui ou non aux OGM"), ni de façon particulière ("êtes-vous pour le Zorglub823 ?"). Si vote il doit y avoir, il me paraît souhaitable que seuls les scientifiques y participent, ce serait encore le meilleur moyen d'avoir un maximum de rationalité dans le choix.
Enfin et surtout, vous supposez que les scientifiques pourraient éclairer les citoyens... mais ça fait partie de mes postulats (et j'y crois sincèrement) : les citoyens ne VEULENT PAS être éclairés ! C'est fatiguant d'être éclairé, il faut réfléchir, comprendre, bousculer ses préjugés, se remettre en cause... et bien peu de gens sont prêts à le faire.
Une citation de Proust que je trouve fort juste, qui ouvre "Les prêcheurs de l'Apocalypse" (J.de Kervasdoué) : "Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances, ils n'ont pas fait naître celles-ci, ils ne les détruisent pas ; ils peuvent leur infliger les plus constants démentis sans les affaiblir". Le citoyen qui a choisi de penser que les OGM c'était mal, vous pourrez l'éclairer tant que vous voudrez, il pourrait y avoir unanimité chez les scientifiques sur leur innocuité : il ne changerait pas d'avis (c'est aussi valable dans l'autre sens).
Alors dans l'absolu, oui, vous avez raison, mais le citoyen ouvert et éclairé, c'est comme les italiens honnêtes ou les viticulteurs socialistes : bien rare.
Héhé, alors en fait je vous avais compris ;o)
Bon, je n'ai pas d'aussi jolie citation que la vôtre sous la main et, à mes moments, je peux partager votre irritation contre mes contemporains. Néanmoins :
1. Je ne vois pas comment l'on peut vivre en démocratie, le pire des régimes à l'exception de tous les autres, sans admettre le postulat selon lequel les citoyens sont libres, ouverts et éclairés. Au pire, le régime représentatif et l'abstention des moins intéressés devraient arranger les choses.
2. Je ne crois pas du tout que les scientifiques soient réellement à même de prendre des décisions sensiblement meilleures que celles du "vulgum". Je pensais d'abord aux remarques d'Alexandre Delaigue dans une note de lecture ( http://econo.free.fr/index.php?opti... ) : "Pour Keynes, c’est parce qu’ils sont sots ou ignorants que les politiques agissent mal. [...] Or nous savons aujourd’hui qu’il se trompait. [...] Et la bureaucratie publique n’est pas moins myope, soumise aux aléas des mouvements de foule et à la médiocrité des querelles d’influence que le mécanisme de marché".
Je pensais ensuite aux difficultés à trouver dans bien des domaines des scientifiques qui seraient réellement indépendants d'intérêts particuliers, notamment dans le domaine de la santé publique. "Of course, that has something to do with the influence of the pharmaceutical industry. But it also has to do with the fact that the importance of influenza is completely overestimated. It has to do with research funds, power, influence and scientific reputations!" ( http://www.spiegel.de/international... ).
Et puis ce matin, je tombe sur ça : http://krugman.blogs.nytimes.com/20...
Non, franchement, non seulement "bwa pfé laiconomi c pa une ciens lol c des charlatan idéolog" mais en plus l'économie semble être une affaire trop sérieuse pour être laissée aux économistes ! :oP
On peut rêver que les élites, qui ne font souvent pas beaucoup d'effort pour s'éclairer, deviennent plus exigeantes avec elles-mêmes, ce qui leur permettraient ensuite d'être plus exigeantes avec le peuple. Je ne serais pas choqué de voir un citoyen ordinaire se faire envoyer balader par un politique dans un débat si j'étais sûr que ce politique lui-même avait préalablement fait l'effort nécessaire pour arriver à une délibération ouverte et éclairée.
"le postulat selon lequel les citoyens sont libres, ouverts et éclairés" : là encore, dans l'absolu, vous n'avez pas tort, mais allez lire une seule page de commentaires du Figaro.fr...
"l'abstention des moins intéressés devraient arranger les choses" : je ne pense pas que les moins intéressés soient le problème; le problème, ce sont ceux qui sont intéressés à un seul côté des choses - celui qui conforte leur croyance. A la limite, même les moins intéressés feront n'importe quoi, selon la bonne formule "c'est pas parce que j'ai rien à dire que je dois fermer ma gueule".
Pour l'indépendance des scientifiques, vous avez là encore raison (même si je souscris à la remarque de Yannick sur le processus d'évaluation par les pairs), mais qu'est-ce qui vous paraît le plus réaliste : une majorité de citoyens éclairés, ou une majorité d'économistes et généticiens indépendants d'intérêts particuliers ? :-)
Votre avant-dernier paragraphe vous vaut un banissement de céans sur sept générations, et la condamnation à vous faire dévorer les testicules par des caribous génétiquement modifiés.
Je souscris à votre dernier paragraphe, et commue votre peine en la perte du seul testicule gauche. Mais je crains que les élites éclairées ne soient jamais élues, car encore une fois, leur propos risque de ne pas flatter le préjugé de l'électeur de base. Je crois avoir lu (il y a un moment) quelque part un billet sur les stratégies électoralistes : on a un équilibre sous-optimal où tout le monde a intérêt à être d'une crasse démagogie, car celui qui joue au malin (genre Jospin...) se prend un râteau aux élections.
Non, ma vision de l'être humain n'est pas bien rose. Mais ce que je vois tous les jours (au travail, à la télé, au supermarché) ne m'incite franchement pas à l'optimisme.
Diable, si je vous connaissais, je vous présenterai volontiers un ami à moi presque aussi misanthrope que vous :o) Bon, plan B : Żubrówka pour tout le monde en attendant la fin du monde.
Encore une illustration : l'ignorance engendre des peurs irrationnelles.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/20...
"Les ouvriers sont 59% et les employés 58% à se dire favorables au retour au franc. 62% pour cent des personnes interrogées se prononcent pour le maintien de l'euro, dont 86% au sein des professions libérales et chez les cadres supérieurs."
Je prendrai une Zubro pour oublier un peu qu'on est entourés par des boeufs.
En l'occurrence, Vil, Gilles Saint Paul est de leur avis.
Mwai, je pense pas que leurs motivations soient les mêmes. Et, oui, je pense que les raisons pour lesquelles on a une opinion sont aussi importantes que l'opinion elle-même. Et pis bon, la TSE, on a vu le genre de bestiaux que ça a pu produire par le proche passé... ;-)
Et je me permettrai d'ajouter que ce bout de phrase : "we are now asked to pour money into Greece to "save the euro" (while the British, who have no stake in the euro, are spared that burden" ne me plaît guère et pue un peu la pro-europhobie britannique (mais j'avoue ne pas avoir encore lu l'article en entier et ce n'est peut-être pas la position de GSP. Mais quand même, ça pue).
Attention, si europhobie=phobie de l'Europe, je n'ai pas de raison de penser que GSP le soit.
Si europhobie=doutes sur le caractère optimal de la zone monétaire de l'Euro, alors c'est un point sur lequel la "technocratie" est pour le moins partagée. Des gens aussi radicalement différents que Friedman et Krugman ont exprimé leur scepticisme sur la question. Krugman disait il y a peu que si l'Espagne avait encore une monnaie, il lui conseillerait de dévaluer, mais qu'avec l'euro, la seule solution était un désagréable cocktail baisse de salaires / déflation. Il envisage également sérieusement que la Grèce quitte l'euro.
Sur le fait que le Royaume Uni ne paie pas pour le plan grec, la remarque de GSP n'est pas fausse : avec une monnaie propre, la grèce n'aurait surement pas pu s'endetter autant, et elle serait sortie de l'impasse par des dévaluations peut être pas très agréables, mais surement pas pires que la situation actuelle.
Alors ok, le rejet populaire de l'euro tient plus à des considérations de bas niveau sur le prix des légumes et du café que sur une réflexion approfondie sur les ZMO, mais ce serait une erreur d'opposer une populace nostalgique du franc à une technocratie qui serait consciente des bienfaits inestimables de l'euro.
"Sur le fait que le Royaume Uni ne paie pas pour le plan grec, la remarque de GSP n'est pas fausse"
OK, m'enfin c'est un peu la manie Rozbif que de se tenir à l'écart de l'Europe et de clamer "ah vous voyez tas de raclures on vous l'avait bien dit" chaque fois que quelque chose foire dans l'UEM. C'est l'adhésion à ce point de vue Rozbif que je croyais déceler dans la phrase de GSP : "regardez les bienheureux anglais qui n'ont pas à être solidaires des pouilleux de l'Europe".
"ce serait une erreur d'opposer une populace nostalgique du franc à une technocratie qui serait consciente des bienfaits inestimables de l'euro"
Je suis bien d'accord.
Les réflexions de Jacques Ellul sur la technologie et la politique contribuent à ce débat. Cf le paragraphe "la société technicienne" sur la wikipédia à ce propos.
N’écoutez pas ces conneries. L’économie traditionnelle n'a absolument RIEN de scientifique. C'est une théories des VALEURS, (évaluation des commodités) et donc cela tombe dans le champs de l’axiologie (l’étude des valeurs, leurs formes uniques et interrelations), et non du scientifique qui s'occupe uniquement des quantités, leur mesures précises, leur corrélation et leur contrôle, dans les intérêts du savoir et le bénéfice de l'homme.
Technocratie:
1) Une société industrielle d’étendue continentale dans laquelle l’économie de support utilise des unités énergétiques pour la mesure et le contrôle, au lieu des valeurs monétaires (argent) du Système de Prix.
2) Un mouvement social qui défend l'adoption de ce concept.
3) Une signification dérivée et corrompue du mot, d'usage commun, indiquant le management ou règne des experts spécialisés a la place des représentants élus ou non-spécialistes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Techno...)
http://www.youtube.com/user/Technoc...
“Littéralement, le mot ‘Technocratie’ veut dire gouvernement par compétence, par opposition au gouvernement par opinion-- que ce soit une autocratie (gouvernement par l'opinion d'un seul homme), une aristocratie (gouvernement par les opinions d'une classe supérieure), une ploutocratie (gouvernement par les opinions des plus riches), ou une démocratie (gouvernement par les opinions de tous). Le mot ‘Technocratie’ fut synthétisé et utilisé négligemment, mais pas clairement défini, par d'autres que des Technocrates, même avant le Vingtième Siècle, mais son usage actuel et sa définition ne concerne que les concepts sociaux, l'organisation, et l'adhésion qui est née de la pensée et des écrits de*Howard Scott. L'application de ce mot dans n'importe quel autre contexte aujourd'hui est une usurpation maladroite et une fraude.” -*Wilton Ivie
“La Technocratie, c’est la science appliquée au domaine social. (...) La Technocratie se concerne avec le phénomène social au sens le plus large du mot, en incluant non seulement les actions des êtres humains, mais aussi tout ce qui affecte directement ou indirectement leurs actions.” -*Analysis of Technocracy
“La racine du mot Technocratie et son sens viennent du mot technique. La racine de ce mot vient du grec,*techne*(«art», «métier», ou «compétence»), que les linguistes ont remonté à la racine indo-européenne,*teks*- (tisser, ou fabriquer). Dès les premiers temps, la technique a été distinguée d'autres modes d'action de l'homme par sa manière rationnelle, déterminée, de faire les choses étape par étape.-- Dans la conception du Technat, cela signifie l'administration par la science et les faits, dans le cadre du programme développé par l'Alliance Technique.” -*Technocracy Technate
“Quel que soit le futur de la Technocratie, on peut dire avec assez de certitude que c’est le seul programme de reconstruction économique et social qui est en complet accord intellectuel et technique avec l’âge dans lequel nous vivons” -*Encyclopedia Americana*
“Essentiellement, la Technocratie est un effort scientifique solide de reformuler l’économie sur une base purement physique” -H. G. Wells
“L’organisation et la gestion des ressources industrielles d’un pays par des experts techniques pour le bien de la communauté entière.” -*Concise Oxford Dictionary
La Technocratie est un plan strictement scientifique,ce en quoi il rejette toute approche politique, philosophique ou économique, pour se construire uniquement par la science (physique,*chimie,*biologie,*géologie, etc.). La Technocratie dénonce avec beaucoup de ferveur le Système Prix (Price System) qui caractérise tout les systèmes sociaux au monde à l’heure actuelle.
Technocrate:
"Le terme Technocrate peut s'appliquer à toute personne qui soutient et défend activement la Technocratie comme forme de contrôle social. Du moins que l'on sache, il n'y a pas de Technocrates sur le Continent Nord-Américain en dehors de l'Organisation de Technocracy Inc. Il peut y avoir, et il y a probablement, grand nombre de Technocrates potentiels, mais comme l'énergie potentiel, ils sont dormant et sans énergie cinétique." -Wilton Ivie
Usages:
Pour l'usage courant*mais souvent antithétique*des mots "technocratie" et "technocrates", qui s'est developpé suite à la*popularisation du concept par Howard Scott, voir les articles*technocratie (sciences sociales), et technocrate sur wikipedia.
*[[Technocratie]]
*[[Mouvement technocratique]]
*[[Howard Scott]]
*[[Marion King Hubbert]]
*[[Richard Tolman]]
*[[Technologie]]
*[[Science]]
*[[Scientisme]]
*[[Saint-simonisme]]|[[Claude Henri de Rouvroy de Saint-Simon]]
*[[Positivisme]]|[[Auguste Comte]]
*[[Thermodynamique]]
*[[James Watt]]
*[[Josiah Willard Gibbs]]
*[[Obsolescence programmée]]
*[[Complexe militaro-industriel]]
*[[Pic de Hubbert]]
*[[Écologie]]
*[[Stuart Chase]]
*[[Thorstein Veblen]]
*[[Wilton Ivie]]
*[[Technologie]]
*[[Technique]]
*[[Énergie]]
*[[Walter Rautenstrauch ]]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Techno...)
Technocratie - Un Systeme Social Alternatif:
Partie 1:
YouTube - ‪Technocratie: (Partie 1) Un Système Social Alternatif‬‏
Partie 2:
YouTube - ‪Technocratie: (Partie 2) Un Système Social Alternatif‬‏
Partie 3:
YouTube - ‪Technocratie: (Partie 3) Un Système Social Alternatif‬‏
Les Technocrates ont constaté que depuis l'invention de la machine à vapeur à double-action par*James Watt*en 1782 l'usage de la*technologie*et de l'énergie*externe étaient en train de remplacer les heures de travail salarié humaines de façon irréversible. Du coup, la surproduction désormais rendue possible par l'usage de la technologie et de l'énergie externe oblige les industriels à employer des techniques d'obsolescence programmée, par exemple, pour pouvoir continuer à vendre plus. Ils ont pointé du doigt le problème confronté par les ingénieurs, lorsque l'efficacité physique de leur projet est souvent mise en contradiction avec l'efficacité en termes de couts économiques.
Pour solutionner les problèmes qui confrontent leur continent et le monde, ils font recours à une analyse purement*thermodynamique*des phénomènes sociaux, en adoptant une approche strictement scientifique. Les Technocrates derivent leurs idees en grande partie du travail de*Josiah Willard Gibbs, le père de la*chimie physique. Leur rigoureux attachement à la science (physique,*chimie,*biologie,*géologie, etc.) leur permet de rejeter d'emblée toute approche philosophique, politique ou économique. Le mot*écologie*n'ayant pas encore été popularisé à l'époque, ils utilisent le mot "équilibre dynamique" pour decrire un équilibre entre l'humain et son environment.
Les Technocrates déclarent que la source unique des problèmes sociaux auxquels ils font face, c'est le Système Prix. Tout système social qui échange des biens et des services par commerce en se basant sur l'évaluation des commodités en employant des jetons de dette, ou de la monnaie est un Système Prix (Price System). Actuellement tout les systèmes sociaux sur terres sont des Systèmes Prix. Ce système date de l'époque babylonienne, et donc selon les Technocrates, il ne serait pas capable de faire fonctionner une civilisation à haute énergie et de technologie hautement avancée. Ils disent que c'est la technologie qui détruit le Système Prix, et donc tout Système Prix est voué à l'échec, qu'elle que soit sa forme*; les politiciens et économistes n'ont fait que le maintenir en vie artificiellement jusqu'à aujourd'hui, grâce à des mécanismes tels que la guerre et la destruction des ressources, mais tôt ou tard il sera confronté à la dure réalité de la science physique. Les Technocrates disent êtres les seuls à présenter l’unique alternative viable aux dangers du vieux Système Prix, qui, due à l’application de la*technologie*et l’énergieexterne, serait voué à l’échec. En ce sens,*le plan proposé par le mouvement Technocratique n’est "pas un choix, mais une chance".
Postulats:
1. Le changement sociale est universel et unidirectionnel.
2. La technologie est aujourd'hui la seule cause majeure de changement social.
3. Toutes les théories sociales de hier doivent êtres oubliées.
4. Les phénomènes impliqués dans l'opération du mécanisme sociale sont mesurables.
5. Tout problème social peut être résolu par l'application technologique de principes scientifiques sur une échelle Continentale.
Ils proposèrent un contrôle technologique fonctionnel de toute la production et distribution continentale, opéré en accord avec les lois de la thermodynamique, en utilisant un système de mesures énergétiques afin d'arriver à un équilibre dynamique. Ils définissent sur la carte d'Amérique du Nord le territoire minimum nécessaire à l'accomplissement de ce projet, le bloc continental contigu, qu'ils appellent le Technat.
Certificat Energétique: non-négociable, non-cumulable, non-transférable, qui permet de mesurer la consommation physique de chaque citoyen sur une période de 2 ans, pour rendre possible un équilibre dynamique entre production et consommation. Le citoyen exerce de cette manière son choix dans les domaines qui l'affectent directement, puisqu'il détermine de cette manière ce qui sera produit dans 2 ans. Le plafond de consommation permit par cette carte est bien sur égal pour tout les citoyens quel que soit leur statut. Ce system permet de mettre dans l'impossibilité tout groupe d'intérêts spéciaux.
Charte Administrative du Technat*: cette charte est composée des différentes Séquences Fonctionnelles d'industrie et de service ainsi que les Séquences Spéciales. Les postes vacants sont remplis par nomination par les collègues suivi de sélection par le supérieur. La Séquence Spéciale de Recherche prend une importance particulière, en ce qu'elle peut intervenir dans toutes les autres pour conduire des expériences ou pour introduire un mode de production plus efficace. La Séquence Sociale s'occupe uniquement de régler les conflits interpersonnels selon des méthodes scientifiques, en discutant avec les proches des individus en question (Statistiques du FBI*: 95% des crimes sont commis pour des raisons économiques. Les 5% restant relèvent de la pathologie)*; il n'existe pas de lois dans un Technat ni de fonction judiciaire chargé de régler les conflits de propriété ou de contrôle par les opinions. Le Constabulaire Continental appuie la Séquence Sociale dans les Contrôles de Zones et assure la défense du Technat.
Calendrier Fonctionnelle: élimination des mois, 7 groupes de travail sur des semaines de 4 jours de travail et de 3 jours de repos décales, journées de travail de 4 heures avec horaires décalés pour rendre possible une opération en continue 24/7 et donc une charge équilibrée sur le mécanisme industriel et social.
Autres éléments du plan*: standardisation au maximum, production des biens et services de qualité optimales pour le cout énergétique le plus efficace, importance du transport fluviale et ferroviaire, Hydrologie Continentale, architecture standard préfabriquée spéciale avec meubles intégrés, voitures standards dans des garages spéciaux, villes spéciales appelées Urbanats, etc.
Histoire:
Pendant l'hiver 1918-1919, plusieurs individus pour la plupart associés à diverses agences du gouvernement des États-Unis en charge d'organiser la production pendant les circonstances exceptionnelles de la Première Guerre Mondiale, notamment le*War Industries Board, avaient prit l'habitude de se réunir régulièrement pour discuter de leurs recherches et constatations et décident de former l'Alliance Technique (Technical Alliance).
Les membres du comité organisateur de l'Alliance Technique, furent les suivants:
Sullivan W. Jones, Secrétaire
Frederick L. Ackerman, Architecte
Carl L. Alsberg, Chimiste
Allen Carpenter, Docteur en Médecine
L. K. Comstock, Ingénieur Electrique
Stuart Chase*, Expert Comptable
Alice Barrows Fernandez, Educatrice
Bassett Jones, Ingénieur Electrique
Robert H. Kohn, Architecte
Benton Mackaye, Garde Forestier
Leland Olds, Statisticien
Charles P. Steinmitz, Ingénieur Electrique
Richard C. Tolman*, Physicien et Physicien Chimiste, Doyen des Sciences Physiques au*California Institute of Technology
John Caron Vaugham, Docteur en Médecine
Thorstein Veblen, Educateur
Charles H. Whitaker, Expert en Logement
Howard Scott*, Ingénieur-en-Chef
Ils entreprendront une enquête des ressources physiques et énergétiques du continent Nord-Américain, documentant les ressources naturels, l'équipement industriel installé et le savoir faire technique disponible sur l'échelle continentale.
A cause de la prospérité économique des années 20 aux États-Unis,*le publique resta aveugle aux constats*fait par l'Alliance Technique. Mais les évènements de la crise de 1929 et la Grande Dépression qui s'ensuivit mettait en évidence l'importance des trouvailles de l'Alliance Technique et les idées promulguées par leur leader,*Howard Scott*.*Le célèbre géophysicien*Marion King Hubbert, qui a théorisé le "Pic de Hubbert*" concernant le sommet des énergies pétrolières de la planète, à partir duquel les ressources n'iront qu'en se réduisant, qui travaille à l'Université Columbia*à l'époque, rencontre Howard Scott et reste très impressionné par ce qu'il dit. Marion King Hubbert arrive à convaincre Howard Scott de réunir les membres de l'ancienne Alliance Technique pour qu'ils puissent poursuivre leurs recherches. Un département spécial est crée à l'université de Columbia pour les accueillir.*Un jour, un journaliste de Columbia soucieux de faire de la publicité pour son université en informe le*New York Times, et*les idées de l'Alliance Technique trouvèrent soudainement un regain d'intérêt explosif au sein de la population. Pour gérer l'afflux des nouveaux membres, l'organisation Technocracy Inc. (Technocracy Incorporated) fut formée à New York en 1933, avec Howard Scott en temps que Directeur-en-Chef.*Pour lutter contre l'information fausse et inexacte en provenance des medias et des commentateurs, Howard Scott et Marion King Hubbert rédigèrent un cours d'étude (Technocracy Study Course Unabridged) de 305 pages, dont*la lecture est encore aujourd'hui un outil irremplaçable et essentiel pour toute personne désirant comprendre ce qui constitue la spécificité de leur analyse et de leur plan.
Le concept d'un gouvernement des experts ou autre concept philosophico-politique existe depuis Platon et bien avant. La Technocratie existe depuis Howard Scott, et est née du travail de Willard Gibbs. L’étymologie est claire. Pourquoi tenter d'octroyer a ce mot un quelconque sens corrompu et banal ?
Technocratie:
1) Une société industrielle d’étendue continentale dans laquelle l’économie de support utilise des unités énergétiques pour la mesure et le contrôle, au lieu des valeurs monétaires (argent) du Système de Prix.
2) Un mouvement social qui défend l'adoption de ce concept.
3) Une signification dérivée et corrompue du mot, d'usage commun, indiquant le management ou règne des experts spécialisés a la place des représentants élus ou non-spécialistes.
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TECHNOCRATIQUE, adj.,
Technocratique, adj.,attest. 1956 (Chenot, loc. cit.); de technocratie, suff. -ique*.
Mise à jour de la notice étymologique par le programme de recherche TLF-Étym :
Histoire :
Attesté depuis 1933 [15 mars] (Roussy de Sales, Revue de Paris 40, page 434 : Le chef reconnu de ce groupe [qui s'intitule The Energy Survey of North America] est Howard Scott, ingénieur, auquel on attribue la paternité de la théorie qui sert de base aux travaux poursuivis sous sa direction, et aussi l'élaboration de la doctrine technocratique). L'article de Roussy de Sales est visiblement élaboré à partir d'articles de journaux américains, où le terme est attesté dans certains syntagmes traduits par l'auteur dans son texte : doctrine technocratique, méthode technocratique,mouvement technocratique. Ces emplois apparaissent bien en français comme en anglais dans le même contexte économico‑politique. En outre, on relève un emploi figuré et à connotation péjorative au début de l'article (page 432), dont on ne trouve pas d'équivalent en anglais : On organise des dîners « technocratiques », où les hôtesses qui se piquent d'être au courant invitent tout exprès les nouveaux prophètes chargés de répandre parmi les invités la doctrine nouvelle. Le syntagme dîners technocratiques semble être formé sur le modèle de dîners démocratiques, locution usitée en France sous la Monarchie de Juillet. -
Origine :
Transfert linguistique : emprunt à l'anglais technocratic adj. « propre à la technocratie » (attesté depuis 1932,OED2). Étant donné la simultanéité d'apparition de technocrate*, technocratie* et technocratique, cette hypothèse paraît plus probable que celle d'une formation interne au français (cf. ‑ique* C. 2. pour d'autres emprunts à l'anglais en ‑ique). Par ailleurs, cet emprunt est concurrencé par le (para‑)synonyme moins fréquent technocrate adj., issu par conversion de technocrate* subst., dont le sens semble cependant se distinguer par une nuance sémantique difficile à cerner. Cf. von Wartburg in FEW 13/1, 149b, téchne 2 b, qui analyse à tort cet adjectif comme une formation française.
Rédaction TLF 1992 : Équipe diachronique du TLF. - Mise à jour 2006 : Gilles Petrequin ; Aurore Koehl. - Relecture mise à jour 2006 : André Thibault ; Nadine Steinfeld ; Éva Buchi ; Franz Rainer.