Salauds de pauvres
Par VilCoyote le vendredi 5 mars 2010, 16:36 - insolite - Lien permanent
En ces temps de marasme où les gueux nous rebattent constamment les oreilles
de leur pourtant légitime malheur, cette publicité pour Bentley (2006) m'est
apparue comme une bouffée d'oxygène :

Non mais ! Laissons
le mot de la fin à Victor Lanoux (8'33" à 9'00") : Enculés
d'ouvriers, va !


Commentaires
Il m'a toujours semblé curieux qu'il s'en trouve tant pour s'imaginer que geindre sert. Curieux acquis.
Ouais enfin "salaud de pauvre" oui mais en plus faut voir le niveau des pauvres... Car si je ne me trompe pas, cette pub s'adressait à BMW, Audi (et peut être Subaru aussi je crois qui était rentré dans le jeu)... Des voitures de pauvres :)
Techniquement, geindre sert. Depuis Louis XIV, rarement autant de gens ont vécu de la libéralité ( pas tout à fait désintéressée ) du prince.
En ce sens, la finance moderne est un réel progrès : puisque la libéralité du Prince est alors souvent, en fait, la leur, voire, celle de leurs enfants.
Je ne sais pas si tu as trouvé cette image là :
http://www.darkroastedblend.com/200...
mais je recommande de regarder la série (il y en a onze pages, si, si). Je me suis demandé en la voyant si c'était un fake ou non.
@Mathieu : nan, je l'avais trouvée ailleurs, mais jolie page :-) Ca me déçoit un peu par contre, ça confirme ce que disait Florent, à savoir que ça chambre entre constructeurs. Je préfère la version "riche décomplexé qui emmerde les gueux". Ce monde manque de cynisme.
Ou "assomons les pauvres" disait Baudelaire ;)
Je m'excuse pour ma faute d'orthographe sur le commentaire plus haut: "Assommons les pauvres" disait Baudelaire (voilà ce qui arrive quand on écrit après minuit).
En parlant de pauvreté, un article étonnant du Figaro du 13 avril prône une discrimination positive pour les riches à partir d'idées reçues totalement improbables.
Une critique chiffrée permet de recadrer le débat. http://observatoiredesidees.blogspo...