Lu sur le Monde.fr :
En Grande-Bretagne, Keynes fait un retour en force. (...) Downing Street fait appel à l'économiste né à Cambridge pour rassurer les Britanniques.
Bon, on ne va pas faire au journaliste l'insulte de croire qu'il pense qu'il est toujours vivant, mais sa formulation est ambiguë, et les gens peu versés dans la chose économique risquent de l'interpréter ainsi. Bref, ce n'est pas bien grave; s'ensuit la description de tout le pognon qui va être foutu par les fenêtres utilisé pour relancer la demande / soutenir l'économie / créer des emplois (si si, les porte-avions, les JO, toussa, ça crée plein d'emplois; il y a même un projet de creuser des milliers de trous dans les campagnes, puis de les reboucher; on estime que ça créerait au moins 35 000 emplois). Evidemment, ça va creuser la dette publique, mais c'est pas grave parce qu'elle est pas élevée (environ 40% du PIB). Ce qui nous amène à cette magistrale conclusion de M.Darling (chancelier du jeu de petits chevaux) :
Je veux éviter que nous nous retrouvions dans la position que les gouvernements ont adoptée dans le passé, qui est de faire face à un problème immédiat en sacrifiant ce dont le pays a besoin dans le futur.
On passera sur le fait que dire "moi, quand j'augmente la dette publique, c'est pas grave parce qu'elle était faible, donc je pense aux besoins des "générations futures" (oui, les mêmes qui nous font chier depuis vingt ans avec le développement durable... à force, elles vont devenir actuelles, ces générations futures) est con étrange.
Mais on se délectera d'un discours "keynésien" qui conclut en disant qu'il faudrait peut-être penser au long terme plutôt que de donner la priorité au problème immédiat. Ce pauvre Keynes est probablement bien heureux d'être arrivé au long terme.