Titrisation : bien ! Irresponsabilité : pas bien !
Par Antoine B. le vendredi 19 septembre 2008, 16:32 - réflexions ou tentatives - Lien permanent
Entendu hier sur France 3, l’excellent Daniel Cohen a préconisé, afin que ne se renouvelle pas une crise telle que celle des subprimes, d’abandonner purement et simplement la titrisation. A l’insupportable Georges Soros qui lui disait qu’il exagérait, il a rétorqué : « vous, en tant qu’investisseur, vous achèteriez ce genre de produits ? ». Soros était bien coincé, mais ça ne veut pas dire que Cohen avait raison.
A mon humble avis, vouloir interdire la titrisation n’est pas plus justifié qu’il ne l’aurait été d’interdire de créer des start-up sur internet suite à la crise financière précédente.
Rappelons en quelques mots ce qu’est la titrisation. Il s’agit simplement de se défaire d’une créance en la transférant à une tierce personne, sous la forme d’un titre négociable sur les marchés financiers. Un exemple : je prête 1000 euros à 100 personnes à un taux de 5% pour un an. Dans un an, si tout le monde me rembourse, j’aurai donc 105'000 euros. Supposons à présent qu’il existe une probabilité que certains emprunteurs ne me remboursent pas (je l’apprends après avoir accordé les prêts). Pour simplifier, disons qu’il y a une probabilité de 20% que 50% des emprunteurs soient dans l’incapacité de rembourser. L’espérance mathématique de mes gains dans un an est de 105'000 * 80% + 105'000 * 50% * 20% = 94'500 euros. Mais cette espérance mathématique ne correspond pas à un revenu certain. Je suis dans la situation de lancer un dès à 10 faces. Si je tombe sur un chiffre entre 1 et 8, j’ai 105'000, si je tombe sur 9 ou 10, j’ai 52'500. Si je suis averse au risque, je suis prêt à échanger ces créances contre la garantie d’un gain de, par exemple, 90'000 euros. Comment faire ? La réponse classique est que je peux m’assurer : une assurance peut me proposer de garantir les paiements en échange de 15000 euros (pour éviter des calculs d’actualisation embêtants, on suppose que je dois payer ma prime d’assurance dans un an). J’aurai donc bien, au final, mes 105'000 euros remboursés, soit entièrement par les emprunteurs, soit en partie par l’assurance, auxquels il faudra retrancher les 15'000 euros, soit 90'000 euros certains. L’espérance mathématique de gain pour l’assurance est positive : les 15'000 euros de ma prime moins 52'500 euros à rembourser avec une probabilité de 20%, soit 4’500 euros.
La titrisation constitue une autre solution à ce problème d’assurance. Les gros investisseurs souhaitent généralement diversifier leur risque, c’est à dire investir dans des actifs qui ne sont pas trop corrélés les un aux autres en termes de rendement. Comme les assurances, ces investisseurs peuvent se porter candidat pour subir le risque à ma place, moyennant, cela va de soit, une prime de risque. Disons que cette prime de risque est de 5,25%. Cela signifie que le taux de rendement qu’ils attendent d’un actif de ce niveau de risque est de 10,25%, soit la prime de risque plus les 5% de taux d’intérêt (on suppose qu’il s’agit d’un taux sans risque). Ils vont proposer de se porter acquéreur de ces créances, à un prix tel que l’espérance mathématique de leur gain soit de 10,25% de leur investissement, soit 94’500/0,1025=85714, soit 857,14 euros la créance. Moi, ça me garantit un revenu immédiat certain de 85714 euros, que je place à 5% sans risque, pour retrouver, comme tout à l’heure, mes 90'000 dans un an.
En première analyse, ces deux solutions sont équivalentes. Dans les deux cas, j’ai fait disparaître le risque (je me suis assuré), et les institutions qui l’on pris pour moi s’assurent un gain en termes d’espérance mathématique. En fait, elles ont chacune des qualités et des défauts : l’assurance classique permet peut-être de mieux ‘suivre’ le dossier, en s’assurant que les débiteurs se mettent en position de payer. La titrisation, pour sa part, permet de diluer le risque chez un plus grand nombre d’investisseurs.
Elles ont, en revanche, un point commun : dans les deux cas, si l’on sous-estime le risque, on se met dans une situation financière délicate. Si le pourcentage de non remboursement est, en fait de 80% au lieu de 50%, et si la probabilité de défaillance est de 50% au lieu de 20%, alors l’assurance de la première solution aura à rembourser bien plus qu’elle n’avait prévu, et les investisseurs de la seconde verront fondre la valeur des titres de créance qu’ils ont acquis.
Si problème il y a eu dans la crise que nous traversons, ce n’est pas que la seconde solution ait été préférée à la première, c’est que :
1) Les risques ont étés sous-estimés. Les prêts immobiliers étant garantis par une hypothèque, et la valeur des logement étant sensée ne jamais pouvoir baisser, on a cru, à tort, le risque quasi nul.
2) Comme l’explique Chris Dillow (via éconoclaste), les incitations à évaluer le risque convenablement ont fait défaut. Si des gens vendent des titres de créance qui ne valent rien, ce n’est pas un problème, s’ils ne trouvent pas d’acheteurs. Ce qui pose problème n’est pas d’acheter un titre risqué sur un marché financier, c’est de le faire sans être incité à évaluer convenablement ce risque. Si les investisseurs se retrouvent face à l’alternative souvent dénoncée : « pile je gagne (beaucoup), face, le contribuable perd », alors il ne faut pas s’étonner que le risque ait été sous-évalué.
Les autorités monétaires sont actuellement confrontées à un problème classique de consistance temporelle cohérence interemporelle (y'en a qui pinaillent). Ce problème se pose, en théorie des jeux dynamiques, lorsqu’un joueur n’a pas intérêt à se comporter comme il avait intérêt à faire croire qu’il se comporterait en début de jeu. Les banques centrales ont intérêt à ce que les investisseurs pensent qu’en cas de crise liée à leur irresponsabilité, elles ne feront rien pour les aider. Mais une fois que la crise est là, les banques centrales ont, en général, intérêt à éviter que ça dérape en crise systémique trop violente, si bien qu’elles aident quand même les investisseurs fous. Du coup, la menace initiale n’est pas crédible. La solution consiste à se créer une réputation de dur à cuire, comme par exemple en n’aidant pas la banque d’affaires Lehman Brothers. Mais qui peut dire si ça sera suffisant pour inciter, à l’avenir, les investisseurs à se renseigner sur ce qu’ils achètent ?
Difficile à dire. En revanche, si l’on n’a toujours pas trouvé de solution efficace pour accroître la responsabilité des investisseurs, il est douteux que l’interdiction d’un type particulier d’actifs financiers change fondamentalement le problème.


Commentaires
Autre différence avec l'assurance : une fois la dette transformée en titre, elle devient un actif. Et cet actif entrera au bilan de la banque et lui servira pour s'engager sur d'autres dettes. Sans compter les tours de passe-passe des rehausseurs de crédit et des agences de notations qui ont jeté un écran de fumée entre le titre et la nature du risque sous-jacent.
@all : "Sans compter les tours de passe-passe des rehausseurs de crédit et des agences de notations qui ont jeté un écran de fumée entre le titre et la nature du risque sous-jacent."
Justement : le problème vient du fait qu'il se soit trouvé en face des 'producteurs de fumée' des gens prêts à acheter quelque chose dont ils ne connaissaient pas le contenu. Ceci dit, rien n'empêche de titriser une créance et de la vendre à quelqu'un qui sera suffisamment responsable ou responsabilisé pour se renseigner sur la valeur de cette créance. Mon argument est tout simplement de dire que le problème ne vient pas de la titrisation en soit, mais du fait que les titres ainsi créés ont été enfumés, comme vous dites, et qu'il se soit trouvé des gens prêts à acheter ça.
Très clair, merci. Même si j'ai cru comprendre qu'en l'occurrence l'évaluation était d'autant moins faisable que les titres créés étaient composites et non univoques: des pâtés à la composition incertaine, pas de simples tranche d'une viande de plus ou moins bonne qualité? (Mais c'est peut-être des gens qui cherchent à se rassurer qui disent ça!)
Petit pinaillage (c'est une obsession, voir http://rationalitelimitee.wordpress...) : "time consistency" se traduit par "cohérence interemporelle".
Sinon, vous présentez la titrisation comme un moyen de transférer le risque, ce qui est indéniablement exact. Mais il faut également souligner le rôle de la réglementation (accords de Bâle 1) qui, en imposant aux banques de détenir un montant de capital proportionnel à leurs engagements risqués, sans tenir compte de manière fine des "vrais risques", a incité ces banques à "alléger" leur bilan des crédits trop gourmands en exigence en capital. Autrement dit, si pour 100 de crédits accordés (à des ménages ou des entreprises, et quel que soit leur niveau de risque), il fallait 8 de fonds propres, on sent bien que, faire plus de crédits (risqués ou non risqués) implique de lever plus de fonds propres : si le coût des fonds propres est élévé, mieux vaut se débarrasser d'une partie des crédits (des peu risqués, et a fortiori des,risqués). Je ne vous fais pas l'injure d'ignorer ce point, mais peut être que tous les lecteurs (qui se réjouissent de votre retour !) ne le savent pas. Et je partage votre idée qu'interdire la titrisation ne servira à rien, car il existera toujours un moyen de compléter un marché incomplet.
Bonsoir,
quelle était l'émission en question ? J'aimerais bien la récupérer pour ma foi la regarder sur le site de France 3.
Thank !
Si je comprends bien :
- dans un vrai système libéral, la seule solution aurait été de laisser tout s'écrouler
- mais comme on ne peut pas laisser les choses s'écrouler car nous sommes trop dépendants des marchés financiers, l'Etat vient à la rescousse.
Du coup les investisseurs "font semblant" de prendre des risques, puisque non seulement ils s'assurent de tous les cotés mais en plus l'Etat vient à la rescousse quand les choses dérapent. Par conséquent, les mécanismes de marché sont incapables de réguler le machin, je ne vois qu'une solution : puisque c'est en définitive l'Etat qui intervient pour empêcher le marché de s'écrouler (et donc casse le bâton dans le système "carotte-bâton"), c'est aussi à l'Etat de sanctionner ceux qui ont pris des risques inconsidérés (forte amendes, voire prison).
ce post est génial, merci merci merci, j'ai mieux compris.
il faudrait faire de la finance au lycée, non ?
la plupart des journalistes sont également dépassés il me semble.
@Gizmo : merci pour ces précisions. Mon propos était uniquement d'éclairer cette notion de titrisation, et de montrer qu'en soi, elle n'avait rien d'extraordinaire. La petite histoire décrite en exemple n'est pas sensée être une description parfaite de tous les mécanismes de la crise, juste une illustration de la titrisation comme mécanisme d'assurance qui a l'avantage de la liquidité et de permettre une grosse diversification. Je laisse à d'autres, plus compétents que moi, le soin d'expliquer la crise de façon plus exhaustive. Je remarque toutefois que l'élément que vous mentionnez concernant la réglementation de Bâle peut renforcer un certain scepticisme vis-à-vis des incantations à mettre en œuvre davantage de régulation pour éviter les crises futures.
Au sujet de votre 'pinaillage', il me rappelle une anecdote marante... mais je la raconterai plutôt chez Jojo, c'est plus discret.
@OS : c'était chez Taddei. Il y avait aussi Aglietta.
le lien marche pour l'instant : http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php?page=emission&date=2008-09-18
C'est après Julien Clerc. La sortie contre la titrisation est à 1h14mn30s@Tom roud : Il faudrait imaginer ce qui se passerait dans un monde libertarien hypothétique, sans banques centrales, avec uniquement des monnaies privées. On peut penser que l'absence de filet de sécurité inciterait à davantage de prudence. Mais ça ne serait pas sans risque, loin s'en faut. Au sujet des sanctions, outre qu'on n'envoie pas des gens en prison comme ça dans un Etat de droit, il ne faut pas perdre de vue que la sur-évaluation des titres en question est renforcée ici par le caractère systémique de la crise : encore une fois, les hypothèques constituaient une garantie sur-estimée. Mais là, la valeur des bien hypothéqués est sans doute sous-évaluée, puisqu'il y a des maisons vides, qui ne valent rien puisque personne n'achète de maisons dans le contexte actuel. Autrement dit, il y a une culpabilité à croire que le prix des logements ne baisserait jamais, et encore plus à s'en foutre puisqu'en cas de perte, c'est pour le contribuable, mais on ne peut pas pousser le reproche jusqu'à la non-anticipation de l'effondrement, qui, encore une fois, est un problème systémique.
"Autrement dit, il y a une culpabilité à croire que le prix des logements ne baisserait jamais, et encore plus à s'en foutre puisqu'en cas de perte, c'est pour le contribuable"
Le problème c'est que cela ne risque aucunement de changer. Evidemment qu'on ne met pas les gens en prison comme ça en état de droit, mais la question reste posée : comment empêcher (sanctionner?) ces graves erreurs qui nous mènent manifestement dans le mur, sachant que personne ne souhaite de retombées économiques ? Il y a plein de pousse au crime dans ces systèmes financiers : "bonus" indexés sur les performances, etc... Comment lutte-t-on contre ça ? J'ai surtout l'impression pour l'instant que le contribuable paie, que les gouvernements font les gros yeux, mais que dans un an ou deux tout repartira comme avant; c'est il me semble un vrai problème démocratique. Quand un gouvernement met plusieurs centaines de milliards pour renflouer des boîtes manifestement incompétentes, c'est autant d'argent qui n'est pas investi ailleurs (genre dans la guerre en Irak ou dans l'éducation ). Toute cette crise me met très en colère en fait.
Merci pour ce blog qui a le mérite d'expliquer simplement les mécanismes d'une crise relativement complexe. J'aimerais toutefois avoir votre opinion sur les mécanismes de régulation possibles de cette crise. Vous et Gizmo soutenez que l'interdiction de la titrisation n'apporterait rien face à un système "pro-dérive" financière (lire à propos le bouquin de Lordon "et la vertu sauvera le monde"), mais alors que faire ? Si dans le fond je partage votre point de vue, nous n'aurons jamais de marché parfait et complet, en somme nous aurons toujours une exploitation des défauts de ce dernier. Si l'interdiction de la titrisation semble une solution extrême, quel système autre que la réglementation forte (interdiction) pourrait être efficace ?
@Melaine : d'abord, votre question suggère que l'interdiction de la titrisation serait efficace pour empêcher les crises. Peut-être aurait-elle pu empêcher celle là, mais dès lors qu'il y a des liquidités et des anticipations haussières excessives sur un marché particulier, ça crée des bulles qui risquent de se percer.
Pour ce qui est des bonnes solutions : commencer par considérer comme suspecte toute personne qui affirme en avoir une infaillible.
Parmi les choses à faire : éviter l'excès de liquidité (facile à dire). Pendant les crises, essayer d'être un peu méchant en ne sauvant pas tout le monde et en s'assurant que des responsables perdront beaucoup d'argent sans qu'on les aide. Mais il faut aussi ne pas être trop méchant pour éviter le décrochage (facile à dire).
Enfin, il existe déjà des réglementations sur l'escroquerie. Si vous mentez sur le produit que vous vendez, vous êtes susceptibles d'être condamné par un tribunal. Il y a d'ailleurs des procès en cours au sujet des subprimes.
La sous-évaluation du risque par un industriel ou un professionnel est un problème de gouvernance bien connu.
La panoplie d'outils, techniques et moyens dont dispose la société pour gérer le problème est large. Chartérisation, responsabilisation pénale, interdiction d'exercice, etc...
Pourquoi ne pas l'employer ? Il n'y a que l'embarras du choix : l'innovation ici se situerait éventuellement au niveau de sanction pénales pour personnes morales ("peine de mort pour entreprises fautives")
Je suis un peu nouille, car quelque chose m'échappe à la base : si je prête 1000x100 = 100.000€ ; comment puis-je être satisfait dès lors qu'on m'en rembourse, du fait des emprunteurs qui ne remboursent pas, seulement 90.000 ?
De mon point de vue, j'aurais perdu 10K€ et pis c'est tout - même si ensuite je pige que l'on peut chercher à se garantir ces 90K€, pour éviter de perdre davantage.
Pardonnez mon ignorance, ces choses me sont complexes.
Si je puis me permettre, si je prête 100 000 € avec une espérance de gain de 94 500 €, je pense que je cesserai assez rapidement de prêter de l'argent...
Sinon, les deux solutions ne sont pas mutuellement exclusives : on peut même varier les plaisirs avec la réassurance (qui est une forme particulière de titrisation), le réassureur pouvant à nouveau céder à un autre réassureur (d'ailleurs, là où ça devient rigolo, c'est quand ça boucle) qui lui-même va titriser tout ça et le disséminer sur le marché.
Pour moi, le problème de la titrisation n'est pas tant du côté de celui qui la vend que de celui qui l'achète : s'il doit, dans le cas d'espèce, être vigilant sur le portefeuille de prêts qu'il va "acheter", alors il doit connaître les profils des emprunteurs et les scorer, bref... faire un métier de banquier.
Sur le fond, quand je vois un assureur titriser son portefeuille de risques auto, MRH, RC médicale (ou plus si affinités), je ne peux m'empêcher de me poser les questions suivantes :
1/ Pourquoi veut-il transmettre le risque ?
2/ Si je dois, moi, évaluer le risque, puis-je avoir une information aussi pertinente que celle de l'assureur ? Si non, comment l'obtenir ?
3/ Si l'assureur connaît mieux le risque que moi et qu'il cherche à me le vendre, quel est le bon prix de ce risque ?
Bref, j'imagine qu'en tant qu'acheteur, je vais avoir tendance à demander une prime de risque d'autant plus importante que le risque est opaque. Au point de ne pas rendre intéressante la titrisation ?
Cimon : Je pense que c'est ce que Vil qualifie d'incitations pour évoquer ce phénoème par lequel les acteurs désireux de rendre le service sont chassés du marché par des acteurs soient incapables, soient non-désireux de rendre le service. Incidemment, c'est ce qui justifiait, historiquement, avec le succès qu'on sait, la création de Fannie Mae et Freddie Mac, pour peu qu'on veuille bien les percevoir comme des acteurs en concurrence armés d'un avantage tarifaire fourni par l'état en contrepartie d'un théorique contrôle théoriquement exercé par la puissance publique (n'a-t-on pas ironisé sur le nombre de proches du Parti Démocrate aux positions de commandement de ces deux structures)
N'est-on pas ici en face d'un exemple-type du paradoxe d'Olson/passager clandestin ? Si oui, alors, s'intéresser à sa résolution classique (par l'incertitude juridique que représente la capacité d'intervention de la Justice, et le coût qu'elle fait théoriquement peser sur les acteurs malhonnêtes ou incompétents, pour fournir la nécessaire prime aux acteurs compétents et honnêtes)
Merci pour la pertinence de vos points de vue,je veux juste ajouter que l'un des éléments fondamentaux à prendre en considération dans cette crise est inévitablement les ventes à découvert;ce système ayant permis aux établissements financiers d'emprunter des titres à faibles taux d'intérêt auprès d'autres établissements parcequ'ayant anticipé une baisse des cours de ces titres.Ces banques détentrices de titres en les vendant réalisent de facto des gains considérables sans avoir eu pour autant à dépenser assez pour s'en acquérir.
@ Lysone
Quelle différence de ce point de vue avec les instruments financiers à terme ? Interdire les ventes à découvert sur un marché réglementé, c'est les retrouver de gré à gré ou sur un autre marché réglementé, non ?
Et voilà où cela peut nous mener!
http://les-endettes-de-france.org
J'attends vos commentaires....
En voilà un: c'est n'importe quoi (et ça sent l'arnaque). Merci de ne pas polluer ce blog avec de genre de "commentaires".
LSR
Soit, la titristion est multiface, du point de vue de l'émetteur. Les créances bancaires n'ont pas la même qualité que celles provenant de l'assurance, ou bien celles mêmes provenant des risques des premières ( titrisation synthétique).
Les créances des banques de second rang titrisées participent d'une part à la desintermédiation "forcée", et d'autre part, obèrent la masse monétaire d'autant en réduisant l'actif des banques. C'est incontournable...Si bien que le risque encouru est d'autant plus grand que le marcher des titrisations des créances est vif et fourni...
Au final, plus aucune créances pour garantir les prêts inter-bancaires, ou gager l'obtention de monnaie banque centrale, de plus la raréfaction de la monnaie interdit la possibilité d'augmenter les fonds propres des banques. CQFD
Par ailleurs concernant un ou des commentaires:
ils ne sont pas nombreux ces "commentaires" entre le 18 septembre et le 22 janvier...Ont-ils été titrisé ???