Je trouve qu'on a bien peu parlé de la déclaration de Mme Parisot, qui se "demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail". Sans doute cela ne mérite-t-il pas force commentaire, tant la chose est énorme. Il me semble cependant nécessaire de pointer, au-delà d'une revendication corporatiste qu'on pourrait à la limite considérer comme légitime, la grossièreté de son propos.
En effet, sa proposition balaie d'un revers de main plus d'un siècle de législation du travail, et fait apparaître ses instigateurs comme des inconséquents, qui ont mis en place des bizarreries réglementaires qui n'ont jamais trouvé de justification. "Bon, ils se sont bien amusés avec leurs lois sur la durée du travail, ils ont fait leurs petits essais, on a vu que ça ne marchait pas, la plaisanterie commence à avoir assez duré, il est temps de balayer tout ça".
Mais l'attitude des media a, pour une fois, sans doute été la bonne (même si ce n'était pas leur objectif) : de telles crasseries ne méritent que le mépris, et j'y ai déjà accordé bien trop d'attention.