Paul Krugman a un blog
Par Antoine B. le mercredi 19 septembre 2007, 16:31 - Lien permanent
C'est ici. Ca s'appelle humblement "The conscience of a liberal" (la conscience d'un homme de gauche)
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Par Antoine B. le mercredi 19 septembre 2007, 16:31 - Lien permanent
C'est ici. Ca s'appelle humblement "The conscience of a liberal" (la conscience d'un homme de gauche)
Commentaires
Je n'avais pas le sentiment que le terme "Liberal" englobait les (rares) communistes, les (plus nombreux) pacifistes, les écologistes et les alter-mondialistes américains. Dans quel dictionnaire trouvez-vous une telle traduction pour le terme anglais "liberal" ?
Krugman a une conscience c'est déjà une première information
Ma soeur, elle, dit qu'elle est mince, alors.
Pourquoi aucun post sur la crise immobières aux USA ?
Pas mal d'économiste voir une recession a venir, suite à ce problème.
Qu'en pensez-vous ?
Dans les média US on ne parle que de l'Irak ou des élections à venir.
En france on parle peu des problèmes sans doute plus sérieux qu'on ne le dit des banques.
Je ne connais aucun blog français qui parle de cela, pourtant la situation mondiale est très sérieuse.
La récession, c'est quand les pauvres qui se croyaient riches en vivant à crédit se rendent compte de la vérité ?
Un véritable libéral nommerait plutôt ça un entracte, alors. Ne serait-ce que parce qu'entre yn grand numéro de cirque et la panique qui se déclare quand le feu éclate, n'importe quel humaniste préfèrera le rire du clown aux hurlements de terreurs des agneaux.
@JLS : "Pourquoi aucun post sur la crise immobières aux USA ?"
D'abord parce que d'autres s'en sont très bien occupé (cf le blog d'Olivier Bouba-Olga en particulier), ensuite parce que si je devais en parler, ça serait pour ma part essentiellement sous l'angle de la fascination du public pour les phénomènes monétaires et financiers. Bien sur, je peux me tromper, mais je doute que cette crise ait des répercutions macroéconomiques conséquentes dont les effets puissent se faire encore sentir dans les mois qui viennent. On n'est plus dans les années 30 : les banques centrales savent comment gérer ce genre d'évenements, dut le mystère en souffrir.
Je trouve d'ailleurs assez critiquable l'attitude de certains économistes qui ne résistent pas à la tentation d'aller parler à la radio ou la télé de la grande complexité des nouveaux produits financiers grâce auxquelles les banques font porter le risque aux petits porteurs, avec les nombreux risques de crise systémique que cela comporte, à cause de l'irrationalité consubstantielle aux marchés financiers. C'est sur, c'est moins sexy d'aller expliquer au micro que, non, la crise des subprimes ne va sans doute pas mettre des millons de salariés à la rue, c'est juste un petit réajustement de la valeur de certains actifs, qui aurait pu susciter un mouvement de panique si les autorités monétaires n'avaient pas réagi de façon idoine. Au fait, savez vous pourquoi les révolutionnaires détestent Keynes ? Parce qu'il a contribué à faire comprendre aux banques centrales ce qu'il faut faire pour éviter au capitalisme les grandes crises annonciatrices de son effondrement.
@Passant : si vous avez une meilleure traduction, ne vous gênez pas. Par contre, mon dico me dit que "conscience" peut parfois signifier "scrupules". Etant donné l'intérêt de Krugman pour la répartition des revenus, ça pourrait avoir ce sens là. A noter que "conscience of a liberal" est également le titre de son nouveau livre.
Au sujet de la complexité des produits financiers, il y a quand même une expérience rigolote à faire : demandez à un banquier de la banque B de vous expliquer le prospectus parlant d'un produit financier de la banque A : généralement, vous verrez le banquier B blêmir.
Sinon, je vous rassure : les révolutionnaires sont assez grands pour s'être fait une idée de l'exacte portée des théories de Keynes. Qui plus est, il n'est plus réellement question de faire la révolution partout et pour tous, du moins, à ma connaissance.
@passant : c'est bon, je peux laisser "homme de gauche" ?
Volontiers : j'ai toujours considéré que les provocations de la légion romaine étaient les plus sûrs moyens de réaliser l'union temporaire dans le village gaulois.
En attendant, force est de constater que l'action des banques centrales sera insuffisante, et que l'on risque une nouvelle fois de nationaliser sans le dire certains actifs...ha bon la banque anglaise qui fait faillite personne ne veut l'acheter alors que le marché immobilier s'effondre. Pourtant ils ont des clients ;-)
Et le plan pour les emprunteurs aux USA : ça arrange tout le monde mais rien de libéral là dedans. D'ailleurs l'action excessive des banques centrales (cf après bulle internet) est bien la preuve que nous ne sommes pas dans une économie libérale.
Le problème est que l'argent nouveau vient avec de l'intérêt. Il faudrait qu'il soit distribué sans intérêt sous forme de dividende social dans les poches des consommateurs qui eux financeront les compagnies selon leurs besoins. Ce dividende ne pourra être investie à bourse et épargner.
Le Crédit Social, comme ça fini les taxes-impôts...