Rencontre Sarkozy / Merkel ce lundi; la chancelière allemande insiste sur l'importance de l'indépendance de la BCE. Le président français n'ose pas contredire, et précise subtilement :

Le problème n'est pas la valeur de l'euro mais la valeur des autres monnaies.

Donc ce n'est pas l'euro qui est trop fort, non. L'euro est à sa juste valeur, mais les autres monnaies sont trop faibles. Notre président a ajouté que ce diagnostic (pragmatique, bien entendu) constituait un "point d'accord" entre la France et l'Allemagne. Si c'est vrai et que les allemands ne savent pas non plus ce qu'est un taux de change, on est mal barrés.

Petite précision. Hypothèse : 1€=1,37$; pour Sarkozy, ce n'est pas "1€" qui est trop fort, c'est "1,37$" qui est trop faible. Donc il ne faut pas établir la parité à 1,37€=1,37$, puisque l'Euro est à sa juste valeur, selon lui. En revanche, il faut l'établir à 1€=1$, puisque le Dollar est trop faible.

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Ben non, ça ne veut rien dire. La valeur internationale d'une monnaie n'a de sens que comparée à une autre. Ce qui compte est le rapport entre leurs valeurs respectives, leur valeur relative; peu importe leur valeur absolue.

Sarkozy fait une nouvelle fois preuve de son ignorance des mécanismes fondamentaux de l'économie. Mais peu importe, fi de ces théories fumeuses ! Soyons pragmatiques et ne dévaluons déprécions pas l'Euro, fierté européenne.

Au fait, vous connaissez la différence entre un pigeon ?