Pourquoi je continue quand même à aimer l'économie...
Par Antoine B. le mercredi 4 juillet 2007, 03:35 - Lien permanent
...c'est grâce à ces gens en costume gris, aux cheveux gris, aux grosses lunettes et qui ne sourient pas, mais qui sont capables de vous tenir en haleine pendant 30 minutes à 3 plombes du mat' en plein été.


Commentaires
Bof, on n'apprend rien en écoutant cet exposé, que je trouve médiocre. Il y a des postulats qui changent en cours de route : dans un 1er temps, les gens adoptent les croyances qui vont dans le sens de leurs intérêts, notamment professionnels ; dans un 2ème temps, les gens choisissent leur profession en fonction de leurs croyances préalables... On part du principe vaseux que les profs le deviennent par hostilité au marché, sur la base d'un seul sondage *d'intention* de vote vieux de 5 ans (et en partant du principe que voter à gauche = être anti-capitaliste). On affirme aussi que les profs transmettent cette idéologie à leurs élèves (on se demande bien à quelle occasion, à part les cours de SES ou éventuellement d'histoire, et encore, c'est fort douteux : http://obouba.over-blog.com/article...), et que les élèves retiennent la leçon au delà des deux mois de vacances estivales et en tiennent compte pour la vie...
Et puis surtout, on ne nous explique pas la singularité française en matière d'hostilité au marché, qui n'est pas due aux profs en tant que tels, puisque des profs, il y en a dans tous les pays.
Bonjour,
Merci de faire partager cette vidéo d'abord. Fort intéressante.... mais sûrement pour d'autres raisoons que celles qu'affichent G. St-Paul.
Je suis d'accord avec Pierre, c'est très médiocre (les raisonnements fondés sur des sondages hasardeux dont il ne peut même pas citer les sources parfois sont de la plus grande rigueur universitaire ;o)) ; on comprend le pourquoi du peu d'aura de l'université française si on la juge à la compétence de cet intervenant.
Je suis ouverte à toutes les idées (et pourtant fonctionnaire) et me disait que cela serait intéressant à écouter. Je ne suis pas a priori hostile à considérer cette idée de l'existence d'un biais chez les enseignants, à condition d'aborder cela de façon rigoureuse.
Ce n'est ici qu'un tissu de rationalisations très inégalement étayées de plus d'éléments idéologiques propres au milieu social et familial de l'intervenant qui a dû peu se pencher sur l'épistémologie et les conditions de production de ses connaissances pour avoir si peu traqué le biais idéologique dans sa propre démarche et qui l'affaiblit à un tel point.
Ah... pour le rayonnement international de l'université française, il est certain qu'avec Gilles Saint Paul, on est mal barré : vous auriez du faire part de vos remarques sur sa médiocrité aux rapporteurs de l'American Economic Review avant qu'ils n'acceptent de le publier, ça les aurait sans doute intéressé.
J'ai dit que l'exposé était médiocre, et j'ai expliqué rapidement pourquoi. Je n'ai pas parlé du bonhomme en général. D'ailleurs, ce ne serait pas la 1ère fois qu'un bon chercheur dise des bêtises : http://econoclaste.org.free.fr/dotc...
Ensuite, je veux bien qu'on m'explique que je n'ai rien compris, mais avec autre chose que des arguments d'autorité.
Je répondais à " on comprend le pourquoi du peu d'aura de l'université française si on la juge à la compétence de cet intervenant." de E-Chan.
Cette allocution, qu'elle convainque ou non, est de très bonne qualité, et appelle soit des réponses longues et construites (exemple), soit des commentaires courts mais prudents, du style "je ne suis pas vraiment convaincu", ou "ça mériterait d'être un pau affiné", et certainement pas des jugements définitifs et à l'emporte pièce sur la médiocrité du propos.
Je ne mets évidémment pas en cause la personne de cet intervenant ! Je maintiens ce que je pense de cette intervention et uniquement de celle-là, sans préjuger de ce qu'il produit pas ailleurs. Je suis moi-même hermétique aux arguments d'autorité et aux credo (surtout qu'il y a eu quelques affaires qui devraient appeler à plus de prudence concernant la validité de ce qui est publié y compris dans des revues scientifiques de haute tenue.)
C'est bien cette intervention là qui nous est proposée ici et nulle autre. Si le ton de mon commentaire vous a paru trop vif, il faut y voir simplement une manifestation de ma déception car le sujet avait réellement éveillé mon intérêt. J'écris de plus dans les commentaires d'un blog et non pour l'une de ces prestigieuses revues ;o)
Plus sérieusement, mon jugement n'est pas à l'emporte-pièce. L'élucidation méthodique de ses propres présupposés sur pareil sujet me semble absolument incontournable avant que de prétendre les mesurer chez le voisin. C'est ce travail réflexif qui fait totalement défaut dans cette intervention et en place d'une démarche conséquente, l'intervenant semble faire feu de tout bois, même d'essence douteuse (les vagues sondages dont il n'a pas l'air d'interroger la construction, la valeur mais de prendre comme des données). Peut-être l'économie n'est pas assez familière de ce type de démarche comme semble l'attester la prestation du répondant qui en appelle à d'autres sciences pour l'effectuation d'un pareil travail critique. Merci d'ailleurs de ce dernier lien mais pourquoi ne pas l'avoir indiqué dès le départ ?
Pour terminer, j'apprécie votre blog, dont je vous remercie.
Je suis perplexe devant les simulations sur cinquante générations. Comme je n'y connais rien alors que le conférencier est indéniablement qualifié, je soupçonne que je n'ai pas compris quelque chose. Mais faire une modélisation de l'évolution de l'opinion sur l'économie de marché sur 1200 ans environ, de Charlemagne à nos jours en gros, ça me surprend quelque peu. Ai-je mal compris quelle est la donnée en abscisse ?
Et c'est par esprit de géométrie qu'il oppose “le CV de Laroque et Salanié” aux déclarations (tronquées) de la CGT ? Sérieusement, ces conclusions péremptoires présentées par un doctorant se ferait renvoyer dans ses buts sans modération.
là, il se fout de nous GSP !