Euh ?...
Par VilCoyote le vendredi 6 avril 2007, 11:36 - c'est pas nous qui l'avons dit - Lien permanent
Le Monde s'inquiète de L'euro à son plus haut niveau face
au dollar depuis mars 2005. On apprend que le marché se préparait
depuis quelques semaines à tenter de franchir le seuil de 1,34 dollar,
selon Ian Stannard, économiste à la banque BNP Paribas. J'aime bien ces
anthropomorphismes... on imagine le marché tapi dans l'ombre, ourdissant de
sombres projets depuis des semaines, puis passant brutalement à l'attaque et
franchissant par surprise les Ardennes du dollar 34.
Les commentaires éclairés du lecteur Nounours nous préviennent que On
finira à 1,5. On n'exportera plus rien et M. Trichet aura gagné.
Jusqu'ici, tout va bien, c'est le discours habituel. Là où j'ai tilté, c'est en
lisant que Pour limiter cette flambée du taux de change, la Banque centrale
européenne pourrait être tentée de relever son taux directeur (le loyer moyen
de l'argent dans la zone euro), actuellement fixé à 3,75 %, pour le faire
passer à 4 % d'ici à la fin du deuxième trimestre. De la même façon, la Réserve
fédérale américaine pourrait décider d'assouplir le sien, de 5,25 %
actuellement, à 5 %.
Euh ?... moi je croyais naïvement qu'un relèvement du taux d'intérêt avait
tendance à attirer les capitaux, donc à augmenter la demande de monnaie (ici,
d'Euros, si la BCE relève son taux), donc à apprécier encore le taux de change.
On m'aurait menti ?


Commentaires
Les gros consommateurs de capitaux (pour l'acquisition de matières premières) pourraient être tentés de quitter la sphère économique euro pour rentrer dans la sphère dollar. Or, l'activité économique dépend toujours d'une manière ou d'une autre de la fluidité des flux de fluides.
L'avenir tranchera sans doute.
L'idée est sans doute que les variations du taux de change sont causées par des différences de taux de croissance. Plus la croissance de l'économie est forte, plus la valeur de la monnaie est élevée. Par conséquent, pour éviter que la monnaie s'apprécie, il faut diminuer le taux de croissance, ce qui peut passer par une hausse du taux d'intérét.
Ce raisonnement fallacieux est malheureusement répandue. Il y en a une dans le méme genre dans le bétisier des éconoclastes. Plus récemment, je crois que Jean Claude Juncker a déclaré que l'appréciation de l'euro reflétait la bonne santé de l'économie européenne.