Le Monde s'inquiète de L'euro à son plus haut niveau face au dollar depuis mars 2005. On apprend que le marché se préparait depuis quelques semaines à tenter de franchir le seuil de 1,34 dollar, selon Ian Stannard, économiste à la banque BNP Paribas. J'aime bien ces anthropomorphismes... on imagine le marché tapi dans l'ombre, ourdissant de sombres projets depuis des semaines, puis passant brutalement à l'attaque et franchissant par surprise les Ardennes du dollar 34.
Les commentaires éclairés du lecteur Nounours nous préviennent que On finira à 1,5. On n'exportera plus rien et M. Trichet aura gagné. Jusqu'ici, tout va bien, c'est le discours habituel. Là où j'ai tilté, c'est en lisant que Pour limiter cette flambée du taux de change, la Banque centrale européenne pourrait être tentée de relever son taux directeur (le loyer moyen de l'argent dans la zone euro), actuellement fixé à 3,75 %, pour le faire passer à 4 % d'ici à la fin du deuxième trimestre. De la même façon, la Réserve fédérale américaine pourrait décider d'assouplir le sien, de 5,25 % actuellement, à 5 %.
Euh ?... moi je croyais naïvement qu'un relèvement du taux d'intérêt avait tendance à attirer les capitaux, donc à augmenter la demande de monnaie (ici, d'Euros, si la BCE relève son taux), donc à apprécier encore le taux de change. On m'aurait menti ?