Un article qui présente comme un cas d'école les effets positifs de l'action et l'investissement des pouvoirs publics sur le développement de l'économie marseillaise, à lire dans Le Monde. Rôle déterminant des infrastructures de communication (gare, TGV, tramway), réhabilitation des zones portuaires et des friches industrielles, promotion des secteurs d'activité en développement, construction de logements, développement culturel... rien ne manque apparemment à ce projet exemplaire d'intervention publique pour moderniser le cadre du marché et lui redonner la possibilité de fonctionner efficacement.
Peut-être un peu idéalisé, mais (quitte à être un peu naïf pour y trouver satisfaction) on a pour une fois l'impression qu'une politique publique ciblée, en se donnant des objectifs réalistes et en s'y tenant, sur une échelle réduite, a véritablement accompli quelque chose. L'économiste applaudira. Surtout quand il lira que "les 300 millions d'euros d'investissement public ont engendré 1 milliard d'euros d'investissements privés, "soit un effet multiplicateur de 3,5", souligne le directeur d'Euroméditerranée.
Et, au paradis des économistes, Keynes vient de se retourner vers Friedman en lui faisant un bras d'honneur accompagné d'un "Ha! Tu vois!" triomphant.