Rocky coast and crazy leader
Par VilCoyote le samedi 3 mars 2007, 14:10 - grosse fatigue - Lien permanent
Ne sortant de sa torpeur à intervalles réguliers que pour dire et faire des
conneries, notre Président sortant entend bien garder le rythme jusqu'au bout.
Là, salon de l'agriculture oblige, il fait une envolée lyrique protectionniste
magistrale en clouant Mandelson au pilori sur la question
agricole.
Je voudrais pouvoir vous donner des mocreaux choisis, mais c'est un festival de
haut niveau. On retiendra quand même Mandelson ne cesse de vouloir donner
d'avantage alors qu'en contrepartie les Américains n'ont manifesté aucune
intention de faire les moindres concessions sur le plan agricole (...) ni les
pays émergeants sur l'industrie et les services (argument somme toute
classique qui considère que le libre-échange n'est bénéfique que s'il est
bilatéral, ce qui est l'occasion de rappeler une nouvelle fois la phrase de
J.Robinson : The popular view that free trade is all very well so long
as all nations are free-traders, but that when other nations erect tariffs we
must erect tariffs too, is countered by the argument that it would be just as
sensible to drop rocks into our own harbours because other nations have rocky
coasts.
Et surtout cette phrase qui m'a laissé pantois, bouche bée, les bras ballants,
estomaqué et sidéré : Cette espèce de manie qui caractérise la
réflexion, si on peut appeler ça la réflexion, c'est plutôt une ambition du
commissaire Mandelson de vouloir à tout prix trouver une solution dans la
négociation. C'est vrai ça : qu'est-ce que c'est que cette manie
mégalomaniaque de vouloir négocier lors de négociations
commerciales? Surtout lorsqu'on est commissaire européen au commerce? Il
faut que Mandelson comprenne que son rôle est de quitter la table des
négociations en claquant la porte au bout de cinq minutes sans rien proposer,
sinon on va se faire avoir par les ricains et les niaquoués.
Les mots me manquent pour qualifier le non-sens, la stupidité, l'incohérence,
la débilité de cette phrase exceptionnelle que même Bush Jr. en forme n'aurait
jamais sortie. Comme le disait Jules de ''Diner's room'' il y a peu,
j'aimerais en savoir davantage sur celui qui détermine, pour trois mois
encore, la stratégie nucléaire de la Nation.


Commentaires
Bah, il est démago, comme d'hab. Chirac le grand penseur altermondialiste qui se pose en défenseur des gentils paysans français contre un sale traitre d'anglais carriériste vendu aux intérêts des méchants américains et des chinois voleurs d'emplois, c'était trop tentant.