Lieu commun qu'est ce que je m'apprête à dire, mais comme Patrick Bruel, j'le dis quand même.

La politique est un vaste dilemme du prisonnier : soit je suis intelligent et honnête, par exemple en ne faisant pas de démagogie xhénophobe sur les importations (cf. le post d'en-dessous), et tous les autres candidats font de même, auquel cas l'ensemble du pays bénéficie de cette droiture (droititude?) d'esprit. Mais si un candidat adopte un comportement opportuniste et flatte les vils instincts du peuple par quelque adroit populisme, c'est probablement lui qui l'emportera, et tous les autres y perdront. Le comportement rationnel en politique est donc d'être malhonnête intellectuellement (voire ignorant, c'est plus simple) et populo-démagogue, ce qui préserve ses chances d'être élu mais nuit à l'ensemble de la communauté.

J'ai beau chercher, je ne vois aucun incentive qui pousserait les hommes et femmes politiques à se comporter de façon non opportuniste. Enfin si, un seul : que les électeurs soit assez intelligents pour ne pas répondre aux sirènes de la démagogie, de l'ignorance et du préjugé. Mais autant demander à un cheval de bois...