De l'interdiction du hard discount
Par VilCoyote le jeudi 11 janvier 2007, 14:15 - réflexions ou tentatives - Lien permanent
On ne le dira jamais assez, people respond to incentives. Mettez
des minimas sociaux trop hauts (entendre par là que le travail ne paie pas
assez par rapport à l'inactivité), et vous risquez de créer des trappes à
pauvreté et à inactivité, les chômeurs préférant leur statut à un emploi à
peine plus rémunérateur, mais beaucoup plus contraigant (la désutilité du
travail n'est pas compensée par le supplément de revenu). Une proposition pour
combattre le chômage volontaire est donc d'inciter à travailler en rendant
l'utilité du revenu d'activité plus important que la désutilité (la pénibilité)
du travail. Mais un même raisonnement peut être tenu à l'égard du hard
discount, autre facteur de trappe à pauvreté.
Le hard discount permet de se procurer des biens de qualité correcte pour un
prix très bas - un rapport qualité/prix supérieur à ce qu'on trouve dans le
commerce honnête du traditionnel épicier poujado du coin de la rue qui fait ses
croissants roulés sous les aisselles et vend le kilo de farine 6,35€ (HT). La
prolifération de ces enseignes à bas prix permet donc à une large part des
catégories défavorisées de s'alimenter et de se vêtir normalement, malgré des
salaires nominaux tout pourris correspondant à une productivité non moins
minable qui nous flanque la honte dans les comparaisons internationales de PIB
par habitant.
Autrement dit, le hard discount permet à la France d'en bas de se contenter de
ses bas revenus, et il la désincite à améliorer sa condition nominale.
L'interdiction du hard discount, donc l'élévation du coût moyen de la vie des
classes laborieuses, les forcerait à augmenter leurs revenus pour conserver un
standard de vie correct. Cette hypothèse est confirmée par le fait que, dans
les quartiers riches, on ne trouve pas de pauvres. La généralisation des prix
élevés (du logement, de la vie, du loisir...) incite fortement chacun à
s'enrichir, donc à améliorer sa productivité - ce qui ne peut qu'être bénéfique
à l'ensemble de la société.
Tant que les enseignes hard discount permettront aux gueux de se satisfaire de
leur faible revenu, il n'y aura pas d'incitation à sortir de la pauvreté et à
créer davantage de richesse. Créez de la croissance, plastiquez un Lidl.


Commentaires
Vil : hum... hum... c'est moi ou les fêtes ne te réussissent pas ?
Ton foie gras hard discount passe mal :-) ?
Dans la même série, on pourrait aussi augmenter drastiquement la TVA (pas sociale, bien sûr). Surtout sur les produits de première nécessité.
LSR
Mwof, y'a qu'à taxer les pauvres pour les dissuader de faire les feignasses, au lieu de règlementer les hard discounters. Avec les revenus générés, on peut diminuer les impôts sur les forces productives de la nation, ou, mieux sur les produits de luxe (qui récompensent l'effort effectué).
Après l'inflation par la planche à billets et par le déficit public, voici l'inflation par la dynamite^^
Pourquoi ne pas proposer une "poll tax" ?
hum... j'ai un partiel demain matin, donc je vais pas m'attarder. Vil, voir son revenu reel baisser n'est pas en soi une incitation a investir dans de l'education pour améliorer sa productivité. Les enseignes de hard discount, en augmentant la concurrence, ont entrainé des baisses de prix, donc des hausses de revenus réels parmis les plus pauvres.
En suivant ton raisonnement, on devrait augmenter TOUS les prix, car ca serait une incitation a plus travailler pour maintenir notre salaire réel.
ca tient pas debout.
> l'élévation du coût moyen de la vie des classes laborieuses, > les forcerait à augmenter leurs revenus
Il n'y a pas besoin de manquer d'argent pour vouloir augmenter ses revenus. Et encore moins de seuil pour forcer quelqu'un à augmenter ses revenus. Mais admettons... Admettons que je sois *forcé* d'augmenter mes revenus. Je fais comment ?
Bon, euh... avant que vous perdiez votre temps plus que ça... C'était juste pour dire uneu conneurie. N'essayez pas de chercher une vérité ou une cohérence dans ce que j'ai dit.
Mort de rire en lisant ce billet !
On dirait presque du Didier Super !
Et le commentaire expliquant en quoi cela ne tient pas debout m'a fait sourire, également...
Hum... Je me demande si, comme sujet de partiel ou de contrôle, un tel discours -arrangé- pourrait être posé ? :oD Juste pour constater le nombre d'étudiants qui seraient d'accords avec un tel délire.
Les produits premiers prix / hard discount subissent une inflation plus élevées que la "chimère" de l'INSEE, un exemple de panier :
http://www.famillesrurales.org/docu...
Et sur le plastique, je pense que tu ne lis pas assez maitre Eolas :
http://maitre.eolas.free.fr/journal...