Le hard discount permet de se procurer des biens de qualité correcte pour un prix très bas - un rapport qualité/prix supérieur à ce qu'on trouve dans le commerce honnête du traditionnel épicier poujado du coin de la rue qui fait ses croissants roulés sous les aisselles et vend le kilo de farine 6,35€ (HT). La prolifération de ces enseignes à bas prix permet donc à une large part des catégories défavorisées de s'alimenter et de se vêtir normalement, malgré des salaires nominaux tout pourris correspondant à une productivité non moins minable qui nous flanque la honte dans les comparaisons internationales de PIB par habitant.
Autrement dit, le hard discount permet à la France d'en bas de se contenter de ses bas revenus, et il la désincite à améliorer sa condition nominale. L'interdiction du hard discount, donc l'élévation du coût moyen de la vie des classes laborieuses, les forcerait à augmenter leurs revenus pour conserver un standard de vie correct. Cette hypothèse est confirmée par le fait que, dans les quartiers riches, on ne trouve pas de pauvres. La généralisation des prix élevés (du logement, de la vie, du loisir...) incite fortement chacun à s'enrichir, donc à améliorer sa productivité - ce qui ne peut qu'être bénéfique à l'ensemble de la société.
Tant que les enseignes hard discount permettront aux gueux de se satisfaire de leur faible revenu, il n'y aura pas d'incitation à sortir de la pauvreté et à créer davantage de richesse. Créez de la croissance, plastiquez un Lidl.