Sans que j'aie réussi à confirmer ou infirmer la rumeur, il semblerait que, dans mon coin, un collège soit sur le point d'être construit, financé par des fonds privés, en l'échange de quoi les tâches habituellement effectuées par les TOS (techniciens ouvriers de service, fonctionnaires territoriaux chargés du nettoyage, entretien, restauration...) seront externalisées auprès des entreprises ayant financé la construction de l'établissement.
Un moyen a priori intéressant pour la région de diminuer ses coûts, n'ayant pas à supporter le coût de construction, mais qui devrait payer les prestataires-investisseurs un peu plus cher que ses TOS. Du point de vue des investisseurs, il semble que ce soit une manoeuvre de long terme, car rentabiliser un tel investissement à l'aide de contrats d'entretien et restauration ne peut se faire à court (voire moyen) terme (j'ignore et n'ai pas trouvé le coût d'entretien d'un collège moyen; si quelqu'un a des données sur ce point...). Peut-être cela permettra-t-il également d'améliorer l'efficacité du service, à moins que la situation de monopole ex-post des prestataires de services n'ait un effet néfaste. La rumeur indignée crie à l'intrusion du marché (insulte suprême) dans le sanctuaire du service public éducatif.