Collège public, fonds privés
Par VilCoyote le jeudi 11 janvier 2007, 15:34 - General - Lien permanent
Sans que j'aie réussi à confirmer ou infirmer la rumeur, il semblerait que,
dans mon coin, un collège soit sur le point d'être construit, financé par des
fonds privés, en l'échange de quoi les tâches habituellement effectuées par les
TOS (techniciens ouvriers de service, fonctionnaires territoriaux chargés du
nettoyage, entretien, restauration...) seront externalisées auprès des
entreprises ayant financé la construction de l'établissement.
Un moyen a priori intéressant pour la région de diminuer ses coûts, n'ayant pas
à supporter le coût de construction, mais qui devrait payer les
prestataires-investisseurs un peu plus cher que ses TOS. Du point de vue des
investisseurs, il semble que ce soit une manoeuvre de long terme, car
rentabiliser un tel investissement à l'aide de contrats d'entretien et
restauration ne peut se faire à court (voire moyen) terme (j'ignore et n'ai pas
trouvé le coût d'entretien d'un collège moyen; si quelqu'un a des données sur
ce point...). Peut-être cela permettra-t-il également d'améliorer l'efficacité
du service, à moins que la situation de monopole ex-post des prestataires de
services n'ait un effet néfaste. La rumeur indignée crie à l'intrusion du
marché (insulte suprême) dans le sanctuaire du service public éducatif.


Commentaires
Ca ne semble pas stupide ! Affaire à suivre...
http://egocognito.over-blog.com/
Je crois que les collèges, c'est plus du ressort des départements que des régions. (ça ne change pas grand chose, mais bon).
Je crois que les collèges, c'est plus du ressort des départements que des régions. (ça ne change pas grand chose, mais bon).
Je crois que les collèges, c'est plus du ressort des départements que des régions. (ça ne change pas grand chose, mais bon).
Il faut surtout privatiser l'éducation.
Ainsi, chacun pourra décider librement quelle éducation il donnera à ses enfants.
@Albert Li: Un peu comme pour le marché des voitures. C'est le secteur privé qui s'en occupe et donc chacun peut choisir si il veut rouler en Ferrari ou en AX.
Vil: rien ne l'interdit pourvu que certaines formes soient respectées. Les considérations financières dans les collectivités territoriales sont très primitives : notamment, aucune considération pluriannuelle ou de retour sur investissement. Mieux encore : les personnes physiques ne sont pas responsables des engagements que la collectivité prend à leur signature. Il n'y a donc rien d'économique dans le comportement des collectivités, mais une simple composition entre la gestion de caisse, la présentation flatteuse de bilans annuels n'intégrant pas les notions d'engagements, et les enjeux locaux
Ben voyons, l'éducation, c'est comme les voitures, c'est bien connu.
Tiens, une observation idiote: pas tout le monde n'a une voiture.
LSR
Enfin, bon, nombre d'établissements d'enseignement, du primaire au supérieur, louent des locaux depuis au moins 1985 sans que cela n'ai jamais éveillé les hurlements de syndicats enseignants. Quand on m'aura expliqué en quoi le fait que 10% ou 100% des locaux soient loués fera une différence. De la même manière, nombre de tâches dans les collèges (restauration, ménage, entretien des voies de circulation, sécurisation nocturne) sont régulièrement externalisées. Et je ne parle même pas des activités périscolaires type UNSS quand elles existent.
Le ministère publie des chiffres non-contestés sur le coût moyen de la scolarisation par élève ainsi que des indicateurs de masse salariale, desquels on peut déduire une évaluation de chiffres normalement disponibles auprès de votre conseiller général s'il est un peu moderne en ce qui concerne les collèges de votre circonscription
> l'éducation, c'est comme les voitures
Houla ! Mon but n'était pas de pousser l'analogie aussi loin. Le but de ma remarque n'étais même pas de juger des bienfaits ou méfaits d'une privatisation de l'éducation.
Je voulais juste faire remarquer que ce n'est pas parce qu'un secteur d'activité est géré par le privé que le consommateur n'est plus soumis à aucune contrainte dans ses choix.
Simple artifice comptable.
http://guerby.org/blog/index.php/20...
Un test rapides des incitations : si je fait un batiment pourri, il faudra dépenser tout plein en entretien que l'argent public est obligé (sinon les élus sautent) de payer à mon tarif . Fabuleux micro-économiquement non ?
Moi je suis parfaitement d'accord pour dire que l'éducation c'est encore plus important que les voitures.
Et donc, pour mes enfants je préfère leur donner une éducation "CLIO" que l'éducation "LADA/TRABAND" que nous concoctent nos abrutis de politiciens soviétoïdes.
Vive la liberté !
Que l'éducation soit plus importante que les voitures, fort bien. Et alors ? L'inégalité devant l'accès aux voitures due à des disparités de revenu n'intéresse pas grand monde. La même inégalité appliquée à l'éducation serait probablement considérée comme scandaleuse par une majorité de la société.
De plus, je n'ai jamais réussi à comprendre ce que la liberté venait faire dans un débat sur les vouchers (qui existent davantage en France qu'aux US, soit dit en passant).
LSR
Oui. Et sous le beau prétexte de la "solidarité", les russes pouvaient au mieux espérer une lada, quand l'américain moyen avait une voiture bien supérieure.
Il faut faire la même connerie en matière d'éducation ?
Encore les voitures et l'URSS ? Bon, schluss jetz, ça devient un dialogue de sourds.
LSR
Surtout que ce débat cache la forêt, qui est surtout de se demander si les justifications ayant mené à soumettre toute ouverture de classe dans un établissement d'enseignement public ou privé, contractualisé ou non, à l'accord explicite de l'état sont toujours d'actualité.