Jack Lang se lance dans la lutte contre le chômage
Par Antoine B. le dimanche 14 mai 2006, 05:03 - Lien permanent
Après l’échec du CPE et à
l’approche des grandes échéances de 2007, chacun attendait la
contre-proposition de la gauche de gouvernement pour lutter contre le chômage. Guidé
par une sorte de corporatisme anticipé, je lorgnais sur le blog de l’économiste de la bande, en
la personne de DSK. Quelle ne fut pas ma déception quand je tombai sur cette
insignifiante agglutination de vœux pieux et de lieux communs, qu’il a
présentée à science-po dans le cadre de son think tank « A gauche en Europe » !
Autant dire que si l’homme le plus crédible du PS sur les questions économiques
n’avait pas mieux en stock, ça promettait des débats de bien faible niveau pour
les mois à venir sur la question de l’emploi.
C’est d’autant plus désespérant que les causes du sous emploi français
sont loin d’être mystérieuses. Mais les gens qui savent préfèrent
souvent se complaire dans une dénonciation de ce qui ne marche pas dans les
pays qui ont vaincu le chômage, comme si cela nous pendait irrémédiablement au
nez si l’on devait s’inspirer de leur politique de l’emploi, plutôt que de
chercher à vulgariser les connaissances académiques sur la question.
J’étais dans cet état d’esprit
un peu désabusé quand je suis tombé sur une dépêche AFP annonçant que Jack Lang
avait une nouvelle propositions sur l’emploi. Petit sourire narquois aux
lèvres, j’ai pensé très fort : « tiens, ça va être l’occasion de
faire un petit billet sarcastique sur Optimum pour dénigrer un Nème
projet d’usine à gaz inutile ». Et là, surprise…
…contre toute attente, ce qu’il
propose pourrait bien être, en effet, redoutablement efficace !
« Jack
Lang, candidat
déclaré à l'investiture du PS pour l'élection présidentielle
de 2007, a préconisé
vendredi une vaste réforme des cotisations sociales car le mode de financement
de la protection sociale est devenu "une machine à produire du chômage de masse".
Le député du Pas-de-Calais exposait à l'Institut supérieur du
management public et politique le contenu de la "révolution fiscale"
dont la France a besoin, selon lui, trois mois après avoir rendu publiques ses
propositions pour l'emploi lors d'une conférence à l'Ecole polytechnique.
Il a proposé "d'abaisser
massivement les prélèvements pesant sur le travail peu qualifié et de les
transférer sur le travail qualifié, ce qui exigera un effort de solidarité
important".
L'ancien ministre socialiste
a suggéré "que l'on supprime ce qui reste de cotisations patronales au
niveau du SMIC (famille et assurance maladie) et, surtout, que l'on étende les
exonérations aux cotisations salariales, ce qui n'a jusqu'à présent jamais été
envisagé".
Pour financer cette perte de
recettes pour les régimes sociaux, Jack Lang a préconisé d'instaurer "un barème
progressif des taux". »
Après que les discussions se sont
longuement étendues sur le thème des coûts indirects de l’emploi (incertitude
judiciaire, coût du licenciement…), son coût direct pourrait bien refaire son
entrée dans le débat. A priori, on pourrait s’étonner de ce qu’un
allègement de charge puisse avoir, en tout cas de manière durable, un impact
sur le coût du travail. En effet, dans un marché à l’équilibre, le coût du
travail, incluant toutes les charges qui lui sont associées, doit être égal à
sa productivité marginale, donc à la productivité du dernier travailleur
embauché. Comme les charges ne modifient vraisemblablement pas cette
productivité marginale, une augmentation des charges devrait avoir pour
conséquence de faire baisser le salaire net, afin que le coût du travail soit
inchangé. C’est effectivement ce qui se passe, à moyen terme. On peut
l’observer, au niveau Français, en constatant que l’accroissement dans le temps
des charges sociales
ne s’est pas accompagné d’une augmentation de la part du travail (salaires
+ charges y.c. « patronales ») dans la valeur ajouté (salaires +
charges + excédent brut d’exploitation). Une autre manière de l’observer repose
sur la comparaison internationale : cette répartition de la valeur ajoutée
est relativement homogène d’un pays à l’autre, malgré de grandes disparité dans
le poids des charges sociales.
En fait, dans un marché du travail à l’équilibre, en l’absence d’un salaire
minimum, une baisse des charges sociales peut avoir un effet sur l’emploi. Mais
cet effet concerne essentiellement l’offre de travail, c’est-à-dire
l’incitation pour les chômeurs à préférer un emploi plutôt que l’inactivité.
Voyons cela avec de jolis dessins d’économiste.
On s’intéresse au marché du travail
peu qualifié, en équilibre partiel (je sais, c’est mal pour parler de chômage,
mais c’est tellement plus simple). Sur le premier graphique, j’ai représenté
l’offre et la demande de travail, en fonction du salaire net.
Pour de très faibles salaires,
l’offre de travail est fonction croissante du salaire net. En revanche, il y a
une limite à l’offre de travail, quelque soit le salaire net, c’est la
population en âge de travailler, qui est représenté par le segment OC. Pour un niveau donné des charges sociales, la demande de travail est, quant à elle, une
fonction décroissante du salaire net. Plus le salaire est élevé, plus les
entreprises sont incitées à substituer du capital au travail et à se
spécialiser dans des activité peu intensives en travail. De façon classique, le
salaire net d’équilibre est celui qui égalise l’offre et la demande d’emploi.
Il est représenté par le segment OA, et le volume de l’emploi à l’équilibre
est, pour sa part, représenté par OB. Que se passe-t-il, à présent, si les
charges sociales diminuent, comme le préconise Jack Lang ? L’offre de
travail ne se déplace pas, suite à cette politique, car l’incitation à
travailler dépend du salaire net, effectivement perçu en fin de mois par les
travailleurs. En revanche, pour les entreprises, cette baisse des charges
constitue, à salaire net constant, une baisse des coûts du travail, et, par
conséquent, incite à embaucher davantage. La courbe de la demande subit donc une
translation en haut à droite.
On le voit, le nouvel équilibre est
caractérisé par un salaire net plus élevé et davantage d’emploi. L’augmentation
du salaire net peut s’expliquer de la façon suivante : suite à la baisse
des charges, l’embauche devient plus rentable, la demande de travail augmente, et
devient donc supérieure à l’offre, créant un déséquilibre. La concurrence entre
entreprises pour embaucher fait augmenter le salaire. L’augmentation du travail
vient du fait que cette hausse des salaires augmente l’incitation à travailler.
Il faut toutefois noter que ce dernier résultat dépend de façon cruciale de la
pente de la courbe de l’offre. Il n’est pas impossible d’imaginer un effet
inverse : pour un salaire net plus élevé, il faut travailler moins pour
gagner autant, si bien qu’on peut être incité à se contenter du même revenu et
à bénéficier de davantage de loisirs. Il est donc prudent de ne pas trop
espérer dans l’ampleur de ce type d’impacts d’une baisse des charges sur
l’emploi. D’autant plus que cet accroissement de l’emploi ne correspond pas à
une baisse du chômage, mais à un accroissement de la population active. (il n’y
a en fait pas de chômage dans ce modèle, à l’équilibre.)
Ceci étant dit, pour bien comprendre
la pertinence de l’idée de Lang, il faut modifier le modèle précédant en lui
ajoutant une caractéristique importante du marché du travail français : le
SMIC. Voici donc comment se comporte notre marché du travail peu qualifié en
présence d’un SMIC :
Quelles que soient l’offre et la
demande de travail, le salaire ne peut descendre en dessous du SMIC.
L’équilibre « théorique » de ce modèle est représenté par le salaire
net OF et le niveau d’emploi OG. Mais comme le SMIC est supérieur à ce salaire
d’équilibre, le salaire effectif est le SMIC, et le marché n’est pas à
l’équilibre. La demande de travail émanant des entreprises, à ce prix là, n’est
que de OE, donc inférieure à la demande d’équilibre. L’offre de travail est de
OH, donc supérieure à l’offre d’équilibre, puisque le travail est bien
rémunéré. Quand l’offre diffère de la demande, la règle qui s’applique est
celle du « côté court » : la quantité effectivement échangée
correspond à la plus petite entre l’offre et la demande. En l’occurrence,
l’emploi correspond à la demande d’emploi OE, tandis que la population active
est de OH. Une quantité EH souhaite travailler, mais ne trouve pas d’emploi. Le
taux de chômage est donc de EH/OH.
Dans ce marché dans lequel le SMIC
crée un déséquilibre entre l’offre et la demande de travail, quel est l’impact
d’une baisse des charges ? Comme précédemment et pour les mêmes raisons,
elle n’affecte pas la courbe de l’offre, et comme précédemment et pour les
mêmes raisons, elle déplace en haut à droite la courbe de la demande.
Cette baisse des charges augmente
l’incitation à embaucher, réduisant ainsi l’écart entre l’offre et la demande
de travail. Tant que cet écart n’est pas comblé, donc tant que la demande reste
inférieure à l’offre, le salaire net n’a pas de raison d’augmenter, pas plus
que l’offre de travail. Une baisse des charges suffisante pourrait faire se
croiser offre et demande au point d'abcisse OI et d'ordonnée O-SMIC, qui correspondrait à une disparition du
chômage.
Quelle efficacité concrète attendre
d’une telle mesure ? La réponse à cette question dépend de l’écart qui
existe entre le salaire d’équilibre et le SMIC. Comme le coût du salaire
minimum est élevé
en France, on peut s’attendre à ce qu’une baisse généralisée et permanente
des charges sociales ait, comme le pense Jack Lang, un impact important sur
l’emploi.
Naturellement, il ne saurait y avoir
de repas gratuits. Ce remède contre le chômage n’est absolument pas un remède
miracle : il a un coût important. Les charges sociales ont une
contrepartie : les prestations sociales, dont les allocation chômage ne
constituent qu’une petite partie. Si cette politique « évidente » n’a
jamais été mise en œuvre en France, ce n’est pas parce que les dirigeants
politiques ignorent son efficacité, mais parce qu’ils préfèrent avoir un
chômage élevé plutôt que de faire payer cher aux classes moyennes l’Etat providence
(cf. l’ « effort de solidarité important » de Lang) ou carrément
de lui faire subir un fort recul, qui serait fatalement impopulaire. Le succès
de la lutte contre le chômage dépend sans doute davantage d'un difficile
équilibre politique que d'une révolution théorique en macroéconomie.
add. C'est vrai, des réductions de charges sur les bas salaires, il en existe déjà. Vous pouvez même vous amuser à faire des simulations grâce à ce lien : si vous arrivez à faire le test sans rire, c'est que vous êtes juriste ou d'une nature franchement morose.


Commentaires
Les cotisations salariales pour les bas salaires sont déjà très basses et l'idée magique de Lang est loin d'être nouvelle (des baisses sur ce principe ont eu lieu en 1994, 1997, 2000 et 2006).
Ces baisses provoquent aussi des effets pervers : effet d'aubaine pour les entreprises d'embaucher des salariés au Smic, donc diminution de la productivité moyenne ET, pour les salariés situé un peu au dessus des seuils de baisse de charge, baissse du salaire parce que c'est beaucoup plus rentable pour l'entreprise. (même si cela provoque une baisse de motivation du salarié).
On estime qu'actuellement les allégements de charge sur les bas salaires sont à un niveau "équilibré" entre effets positifs et négatifs. Renforcer la PPE et baisser le smic semble bien plus intelligent;
Quant vous parliez de s'inspirer de ce qui fonctionne à l'étranger, j'espérais autre chose ! (baisse des coûts juridiques de licenciement, contrôle des chômeurs, baisse du Smic, libération des horaires de travail, démocratisation des syndicats,....)
Philibert : "Les cotisations salariales pour les bas salaires sont déjà très basses et l'idée magique de Lang est loin d'être nouvelle (des baisses sur ce principe ont eu lieu en 1994, 1997, 2000 et 2006)."
ce qui est nouveau, c'est de proposer non pas des allègements exceptionnels, conditionnés, etc., mais bel et bien une modification générale et permanante du financement des dépenses sociales.
"Renforcer la PPE et baisser le smic semble bien plus intelligent;"
1) ça me parrait grosso modo équivalent économiquement, 2) politiquement, vous êtes très costaud si vous faites passer une baisse du SMIC
" Quant vous parliez de s'inspirer de ce qui fonctionne à l'étranger, j'espérais autre chose ! (baisse des coûts juridiques de licenciement, contrôle des chômeurs, baisse du Smic, libération des horaires de travail, démocratisation des syndicats,....)"
Là, c'est peut être une ambiguïté de mon billet : quand je parle de ce qui marche à l'étranger, ce n'est qu'une petite digression en introduction. Le but de ce billet est de présenter la justification théorique de la proposition de Lang, ce qui ne veut pas dire que c'est la seule piste. Je projette de faire, à l'avenir, d'autres notes sur certains de ces aspects, mais j'observe que les questions institutionnelles (ex : le fonctionnement des syndicats, les sanctions en cas de refus d’un emploi, les procédures de licenciement), qui ont un air beaucoup plus subtil que celle du coût du travail, sont également largement surmédiatisées. Dans le cas du fonctionnement des syndicats et de l’allègement des procédures de licenciement, les gains en matière d’emploi ne doivent pas être surestimés. Il est peut être regrettable qu’on parle tant de détails, et qu’on parle aussi peu d’une question aussi fondamentale que le coût du salaire minimum.
Là où le bas blesse, c'est que Jack Lang, Ministre de la culture et de l'éducation, semble, à vous lire être un redoutable politique avec dans sa manche la solution au chômage. Mais voilà, exonération ou baisse des charges, entraîne, comme vous l'avez dit, invariablement, baisse des recettes. Pour augmenter les recettes, fatalement, on va taper là où il y en, encore, un peu d'argent, c'est à dire qu'on nous ressort la solution traditionnelle des socialistes depuis déjà des décennies (pour ne pas dire plus) l'augmentation d'impôts. Qui dit augmentation d'impôts dit, fatalement, pas besoin d'avoir fait de longues études d'économie pour cela, baisse de la consommation avec son corrolaire, augmnetation de l'épargne, des fois que... A moins que le financement se fasse en taxant les investissements (c'est à dire reprendre d'une main ce que l'on donne de l'autre) ! En un mot, si la solution pour faire baisser le chômage était entre les mains de Jack Lang, il n'en aurait pas fait un livre mais il l'aurait, bel et bien, du temps où il était au gouvernement, donnée à son collègue de l'époque qui l'aurait mise en oeuvre, à moins que cela lui soit venu dans la nuit, le mois dernier...
C'est bien beau la théorie, merci pour les shémas d'ailleur (moi aussi j'étudie la microéconomie) mais bon ce n'est que de la théorie. Le travail qualifié étant celui qui produit le plus richesse, la taxation (encore...) de ce travail ne me parait judicieuse dans ce secteur fortement concurentiel au niveau international. Quand a Jack, a chaque fois il a une solution miracle, a chaque fois il se retrouve ministre et a chaque fois il ne fait rien. Les solutions sont connus de tous et depuis longtemps, économie de l'état permettant de baisser toutes les charges et tout les impots etc...
Mais ne nous inquietons pas , Jack ne se presentera jamais comme président, il traine trop de casseroles....
Jeunes pop : "Qui dit augmentation d'impôts dit, fatalement, pas besoin d'avoir fait de longues études d'économie pour cela, baisse de la consommation avec son corrolaire, augmnetation de l'épargne, des fois que...
Longues, je ne sais pas, mais quelqu'un qui a fait des études courtes en économie peut, s'il les a faites sérieusement, déceler 2 belles erreurs dans cette phrase :
1) vous faites comme si une telle hausse d'impôt constituait une augmentation de la pression fiscale, alors qu'il ne s'agit, dans l'exemple dont il est question ici, que d'un transfert laissant inchangée la pression fiscale moyenne.
2) Votre raisonnement est fondé sur ce que l'on appelle parfois le "keynesiannisme vulgaire", selon lequel consommer est bon pour la croissance alors qu'épargner est mauvais pour la croissance. En fait, c'est le contraire.
Empiriquement, vous aurez du mal à trouver un lien entre pression fiscale et emploi.
Une baisse du Smic réel est assez facile : augmenter moins le Smic nominal chaque année que le salaire moyen. C'est exactement ce que Mitterrand a fait après 1983 (le tournant de la rigueur) et ça s'est très bien passé. (confère le PREMIER graphe de votre lien sur le Smic)
Je crois que la réforme PPE/SMIC aurait un effet meilleur, aud-delà de l'effet que vous décrivez : Une PPE élevé augmenterait le rendement marginal du travail pour les salariés (les incitant à bosser plus intensément pour gagner "bien" plus), mais pour les entreprises, le coût salarial marginal serait faible, donc moins d'incitation pour elles à maintenir des salaires faibles (une hausse du salaire ne leur coûterait pas "bien" plus, puisqu'elles ne perdraient pas des allégements de charge liés au salaire faible).
Concernant les baisses de charge, il faudra forcément les financer, de manière démagogique bien sûr, donc sur les charges des entreprises ou l'IR, et cela jouera contre l'emploi à forte productivité.
Vous auriez raison en disant que les diplômés sont en plein emploi (je ne parle pas des BAC+5 en histoire de l'art..), mais il y a aussi du travail disponible pour les faiblement qualifiés (plombier,...), si l'effet incitatif était suffisant! (réforme de l'anpe sur le modèle scandinave...) C'est caricatural mais c'est vrai !
Créer des emplois peu productifs, type emploi jeune, ne va pas soutenir le taux de croissance de long terme.....
"Une baisse du Smic réel est assez facile : augmenter moins le Smic nominal chaque année que le salaire moyen. C'est exactement ce que Mitterrand a fait après 1983 (le tournant de la rigueur) et ça s'est très bien passé."
Déjà, à ce rythme, vous n'irez pas bien vite. Ensuite, même ça n'est pas évident à mettre en oeuvre. 1983 reste une grande fracture. Le tournant de la rigueur n'a pu être pris que parce que le PS, encore frais au pouvoir, gardait malgré tout son image de rupture. Ce n'est plus le cas aujourd'hui
"Concernant les baisses de charges, il faudra forcément les financer"
La PPE aussi. Encore une fois, on peut parfaitement prélever autant globalement en ne prélevant pas autant sur le travail. On peut parfaitement basculer sur l'impôt sur le revenu, quitte à le rendre un peu moins progressif (afin de maintenir la progressivité fiscale globale à son niveau actuel). Les deux systèmes, baisse de charge vs SMI/PPE comme vous dites, ont pour effet 1) de baisser le coût du travail, 2) de créer un besoin de financement, 3) de ne pas accroitre les revenus perçus par les travailleurs au SMIC
"il y a aussi du travail disponible pour les faiblement qualifiés (plombier,...), si l'effet incitatif était suffisant! (réforme de l'anpe sur le modèle scandinave...)"
J'incline à souscrire à cela, mais ça n'est pas incompatible avec une baisse des charges. Ces deux réformes cumulées pourraient avoir un impact significatif.
j'ai lu, mais il faudrait que je relise.
Je me dis juste une chose : ce principe, s'il fonctionnait, fonctionnerait déjà. En France ou autre part... Pourquoi ? Parce qu'il permettrait au pouvoir qui l'a instauré (et qui a donc réduit le chomage à sa portion congrue structurelle [2 à 4% ?]) de garder ce pouvoir ad vitam eternam.
Or...
Conclure...
Viencent : cette simple mesure ne permettrait pas de réduire le chômage au taux que vous indiquez. Par ailleurs, vous surestimez l'importance qu'accorde l'opinion au chômage. Le chômage, toutes choses égales par ailleurs, tout le monde est contre. Le problème est que si toutes choses restent égales par ailleurs, le chômage ne baisse pas. C'est là que les difficultés commencent.
Il faut quand même relativiser : on a pas encore essayé le libéralisme :-), ou même le simple débroussaillage règlementaire ou législatif des diverses interidctions ou limitations d'exercice de certaines professions, parmi lesquelles notariat, pharmacie, éducation, commerce itinérant, etc.
Un blog avec un débat économique intelligent et pondéré, c'est si rare ! Quel bonheur. A moi d'ajouter quelques commentaires.
D'abord, l'histoire du SMIC pour faire baisser le chomage est un peu éculée. Cela fait longtemps qu'on constate qu'à l'échelle internationale, il y a plein de contre-exemples qui montrent que la corrélation (qui parait si intuitive !) entre niveau du SMIC et niveau du chômage est en fait pour le moins douteuse.
La proposition de Lang permettrait de réduire les inégalités par un mécanisme plus redistributif. Venant d'un homme de gauche, cela a le mérite de la cohérance. Par contre, son influence sur le niveau du chomage serait sans doute très décevante. En effet, les belles courbes théoriques présentées dans cette note supposent une fluidité parfaite du marché (géographique et fonctionnelle) qui est une vue de l'esprit. Sinon, comment expliquer qu'il existe beaucoup de professions qui n'arrivent pas à recruter ?
Les études sur le smic font pléthore (par exemple: "Minimum Wages and Employment: A Case Study of the Fast-Food Industry in New Jersey and Pennsylvania" montre qu'une hausse Modeste du smic fait monter le taux d'emploi ! ; NB : cette étude a été contestée économétriquement).
Mais il existe un consensus parmi les économistes : en France, actuellement, le smic trop élevé est UNE des causes du chômage structurel important. Vous pouvez discuter des conclusions à en tirer, mais M. Rudelle vous auriez tort d'affimer le contraire!
N'oublions pas que le smic en France est très élevé (relativement au salaire moyen), par rapport à l'étranger. C'est peut-être "éculée" comme histoire, sans doute parce qu'on en parle depuis si longtemps, et que les gouvernants ne s'amusent qu'à encore l'augmenter, mais c'est vrai plus que jamais !
Par ailleurs, le sminc n'est pas forcément la meilleure façon de réduire les inégalités : de nombreux "pauvres" n'ont pas accès au smic ! (travailleurs à temps partiel forcé, chômeurs, RMistes,...)
Jetez un oeil sur ce rapport de l'ocde :
www.oecd.org/dataoecd/57/...
Amitiées au camarade hayekien. ("les Schtroumphs" sont-ils une effroyable propagande communiste ;-) )
Si ça intéresse des lecteurs héberlués par ce qu'ils lisent, un petit topo sur les liens salaire minimum - chômage :
econo.free.fr/scripts/faq...
Avec un lien vers l'article sur les fast food dont parle Filibert.
Et hop un peu de pub :-)
Il y a une version de l'article cité un peu moins crade ici :
www.uh.edu/~adkugler/Card...
Sinon, cette étude :
1) est un cas très particulier
2) a été contestée par une autre étude.
Sur ta page (pardon de squatter ce blog) ton explication de l'emploi augmentant est confuse ! Je ne vois que deux raisons :
- les coûts de recrutement (passer des annonces, faire passer des entretiens).
- la volonté, dans la situation initiale, de ne pas augmenter le salaire des employés actuels pour expliquer que les recruteurs n'offrent pas de salaire plus élevés pour attirer quelques nouveaux salariés.
Ok, Antoine, tu peux virer les commentaires s'il te plaît ?
Je ne voudrais pas qu'on se trompe sur l'objectif des liens qui renvoient vers notre site.
J-B R : "Sinon, comment expliquer qu'il existe beaucoup de professions qui n'arrivent pas à recruter ?"
Il y a des secteurs qui ont plutôt un problème d'offre, d'autres plutôt un problème de demande. Pour les métiers manuels pénibles et peu valorisés socialement, le problème tient davantage de l'incitation à accepter un emploi. Pour d'autres secteurs, il y a au contraire un manque d'incitations à en proposer.
SM : tu veux rire ? Chacun ici sait à quoi s'en tenir, d'autant que le billet auquel renvoie le lien est parfaitement pertinent dans le contexte. Je m'en veux d'ailleurs de ne pas avoir pensé à faire moi-même un lien dessus dans ma note, puisque j'en connaissais l'existence.
Oups ! J'ai involontairement effacé un commentaire d'Eric Lauriac, qui s'est retrouvé, en raison de ma maladresse, dans une cargaison de spams trackback supprimés. Eric, si tu veux reposter, n'hésite pas.
Filibert : Une baisse du SMIC rejoint la théorie présentée par les libéraux qui expliquent que comme sur tout marché, le marché du travail doit voir s'ajuster l'offre et la demande par un prix d'équilibre (ici le prix serait un salaire d'équilibre). Il faudrait donc que l'offre de travail soit égale à la demande de travail en diminuant le salaire des travailleurs : donc supprimer le SMIC!!! Mais tout le monde sait que cette mesure ne sera pas appliquer en France(réf aux manif du CPE) : on ne va pas enlever les acquis des travailleurs et rejoindre le modèle américain... Je crois pas que la solution proposée soit applicable car si le SMIC commence a baissé il baissera de plus en plus pour limiter, réduire le chomage jusqu'à disparaitre mais comment réagiront les Français !!!! Plein emploi ou cohésion sociale ???? Etes vous prêt à travailler pour presque rien afin que tout le monde ait un travail??? Je pense pas cela très pertinent !!! Et les entreprises comment vont-elles réagir? Vous pensez qu'elles vont embauchées pour produire si le pouvoir d'achat des travailleurs est diminué (production de masse inutile!!!) : tout cela entrainera une baisse de la croissance donc retour du chomage! Vous devriez regarder de plus prêt les théories classiques, keynésiennes... qui ont été analysées et vous verrez les critiques faites...
Je pense que vous ne savez pas ce que c'est que de vivre en n'ayant que le SMIC comme revenu ! Alors si en + vous voulez réduire ce revenu...
Le gouvernement veut diminuer le chômage ? Il a cas ouvrir des postes dans le secteur public et arreter de nous fermer des postes (enseignement par exemple !)
Mais c'est un complot, je souçonne ce site d'etre une antène de la société du Mont-Pélerin.
Bon en fait c'est pas grave, a mon souvenir, je ne faisais que signaler un article du Monde sur le programme du PS:
"Or la marge de manœuvre pour réduire encore les charges patronales sur les bas salaires est très réduite puisque celles-ci ne s'élèvent plus qu'à 4,29 %. "Si les grandes entreprises du CAC 40, qui réalisent en moyenne un tiers de leur chiffre d'affaires en France, ne devraient pas avoir trop de difficultés à absorber une hausse du smic, ce n'est pas le cas des PME", estime Mme Maillard."
abonnes.lemonde.fr/web/ar...
Je pense qu'il y a plus de marge sur un deal baisse du smic contre baisse des charges salariales.
Un peu comme en 1997 avec le tripplé 35h(et modération salariale)/hausse de la CSG à assiette élargie/baisse des cotisations maladie.
Les comptes de la nation s'en souviennent encore:
www.insee.fr/fr/indicateu...
(fichier xls, en 1998 ligne cotisations sociales versées par les ménages)
Le gouvernement veut diminuer le chômage ??? Il a cas ouvrir des postes dans le secteur public et arrêter de nous femer des postes (enseignement par exemple !)
Céline : je pense que vous avez raison quant à la baisse du SMIC... Jusqu'où irons-nous???...
Céline : le gouvernement ne peut pas ouvrir des postes dans le secteur publique pour tous les chômeurs. Il y a déjà surabondance de fonctionnaires. Par exemple dans l'éducation nationale où le nombre d'écoliers a diminué...
C'est regrettable qu'il y ait 10 candidats pour 1 poste de la fonction publique, engendrant un mécontentement légitime, mais là il faut blâmer la non-selection à l'entrée de certaines universités, le bac donné à tous,...
Je ne pense pas que le rôle de l'Etat soit d'absorber tout le chômage, et c'est de toute façon impossible.
Il ne s'agit pas de fermer des postes (sans licenciement net...) pour le plaisir, il s'agit de profiter de la hausse de la productivité dans le secteur des services, ou de la baisse des besoins, pour diminuer la pression fiscale et reduire la dette léguée aux jeunes...
Par ailleurs ; je ne dis pas qu'il faut diminuer le smic sans contrepartie, je reprends l'idée de pas mal d'économistes de gauche : verser une somme forfaitaire à tous (du genre 500-700 euros). Avec l'ajustement des salaires par les lois du marché, les revenus des salariés pauvres seraient grosso modo identiques à aujourd'hui (avec des effets de bord, mais il y en a déjà : l'écrasement des salaires au niveau du smic!). Et l'incitation à travailler serait plus forte.
J'ai signalé par ailleurs que les smicards ne sont pas les personnes les plus pauvres en France : on ne vit pas agréablement avec le smic, mais c'est tout de même pas mal ! Le rmi, qui concerne les chômeurs de longue durée, vaut quelque chose comme 373 euros/mois. Enfin bon, penser aux clochards, c'est pas funky funky, et en plus comme ils votent pas....
Enfin, en ce qui concerne les théories économiques neo-keynesiennes, je crois que je connais ; le problème c'est que nous ne sommes plus en économie fermée ! la relance par hausse du pouvoir d'achat des travailleurs français, ça marche plus très bien ; ça va surtout augmenter les importations, dégrader la compétivité du pays, et au final diminuer la croissance.
Filibert : je suis d'accord dans le fait qu'on ne peut pas résorber entièrement le chomage. Cependant, je ne suis d'accord quand vous dites que dans l'enseignement il y a surabondance de fonctonnaires alors que l'on retrouve des classes de 30 élèves (voire +)!
Je pense que si le gouvernement utilisait le budget de l'état plus intelligement il pourrait proposer des postes (pas forcément dans l'enseignement mais dans d'autres domaines)
De toute façon de nombreuses réformes ont été proposées et ont été peu efficaces pour diminuer ce fléau qu'est le chômage!
Vous avez raison quand vous dites que le statut de smicard est plus favorable que celui de RMiste ou de "clochard" je suis tout à fait d'accord mais je pense qu'il faudrait + contrôler certaines personnes qui "profitent du système" afin comme vous le dites d'inciter au travail. Mais je ne sais pas si la baisse du smic est une chose judicieuse même en compensant la baisse par une somme forfaitaire (le smic étant un acquis pour les travailleurs) car si le smic diminue les salaires des autres salariés seront revus à la baisse!
Céline, vous êtes ouverte, je vous en remercie.
-contre le chômage, non, on a pas tout essayé !!!!
- c'est un tout autre débat, mais 23 élèves par classe en moyenne, ce n'est pas énorme. Le nombre d'élèves par classe diminue depuis 1960, alors que le niveau des élèves se dégrade..
-si le smic diminue de 500 euros et que l'on verse une prime forfaitaire de 500 euros à tous les français, les bas salaires vont diminuer de, disons, 500 euros, les moyens de 300 euros, les hauts salaires quasiment pas. Ce sont donc les plus qualifiés qui seront bénéficiaires. Il faudrait faire de la redistribution, avec une hausse de l'IR...
C'est dur à construire, mais ce serait la seule façon de faire accepter la baisse le smic.
Filibert : je pense que c'est normal d'être ouvert aux opinions des autres.
Comme vous le dites c'est ceux ayant un salaire moyen qui seront encore touchés... Et les "gros" ne sont pas touchés!!! Ne pensez-vous pas qu'une redistribution des plus hauts revenus serait + juste? Je pense que certains ne méritent pas des salaires aussi élevés! C'est toujours les mêmes qui profitent du système! Pourquoi "toucher" aux salaires des "moyens"?
Je suis désolée d'être butée... mais je pense qu'une baisse du smic ce n'est pas l'idéal!
TVA, CSG, IR, cotisations…
Comment financer
la protection sociale
par Jacques BICHOT
www.institutmontaigne.org...
Un Pdf de l'Institut Montaigne que je n'ai pas encore lu.
Vu sur le site www.actuchomage.org
Gains de productivité du travail, durée du travail, chômage
Au lieu de réduire la durée du travail, comme dans les années 1970, les gains de productivité du travail ont conduit à un chômage très important, parfois caché en mettant plus de la moitié des chômeurs en invalidité (Pays-Bas, Grande-Bretagne, Danemark).
Les gains de productivité permettraient de réduire à quelques heures par semaine le travail nécessaire pour bien vivre, à condition de changer de modèle de société et de supprimer toutes les productions inutiles (par ailleurs nuisibles à l'avenir de la planète, donc au notre et à celui de nos enfants).
Voir cet article :
Gains de productivité du travail - 1997-2003
travail-chomage.site.voil...
En France, la productivité du travail a augmenté de 17,22 % en sept ans, pour l'ensemble de l'activité nationale. Sans rien changer à la production de richesses du pays, le nombre d'emplois aurait pu être augmenté de 17,22 % en réduisant de 14,69 % la durée réelle du travail. En moyenne, avec des transferts d'emplois entre secteurs d'activité, le nombre d'emplois aurait augmenté de 4 284 500. Le chômage réel aurait beaucoup baissé.
D'autres articles intéressants sur le site
travail-chomage.site.voil...
comme "Des mythes autour de l'emploi",
"Chômage officiel et chômage réel en 2005",
"Le modèle libéral britannique : emploi et chômage" ....
Bonnes lectures, cela aide à réfléchir.
Vu sur le site www.actuchomage.org
Le modèle danois : beaucoup d'emplois publics (36,9%)
L'emploi public représente 36,9 % des emplois (63,1 % pour le privé) au Danemark et seulement 19,4 % des emplois en France (80,6 % pour le privé).
Le Danemark est souvent cité en exemple : moins de chômage qu'en France, flexibilité, sécurité ... vous connaissez le discours, qui doit pourtant être fortement nuancé et replacé dans le contexte de la société danoise.
Mais le grand public ignore un aspect essentiel de la question sociale, trompé par les idolâtres du "marché" et de sa "main invisible". L'emploi public est beaucoup plus développé au Danemark qu'en France, près du double en proportion de la population.
L'emploi public danois compte pour 36,9 % dans l'emploi total, tandis que l'emploi public français se limite à 19,36 % de l'emploi total. La proportion d'emploi public est donc supérieure de 91 % au Danemark comparé à la France (36,90 / 19,36).
Au Danemark (2004), pour un emploi total de 2 507 000, l'emploi privé est de 1 582 000 (63,10 %) et l'emploi public de 925 000 (36,90 %).
En France (2004), pour un emploi total de 24 720 000, l'emploi privé est de 19 933 000 (80,64 %) et l'emploi public de 4 787 000 (19,36 %). L'emploi privé comprend 17 265 000 salariés et 2 668 000 patrons ou indépendants.
Si l'on veut de rapprocher des performances du Danemark pour la proportion d'emplois publics dans l'emploi total, augmentons par exemple de trois millions le nombre d'emplois publics. Car les besoins sont immenses : dans la santé et en particulier la prévention, dans la petite enfance, dans l'éducation et la formation des jeunes et des adultes, dans l'aide structurée et publique aux personnes âgées ...
Avec trois millions d'emplois publics en plus, l'emploi public atteindrait 7 787 000 emplois, soit 28,09 % de l'emploi total (devenu 27 720 000) et nous serions encore loin de la proportion danoise de 36,9 % d'emplois publics.
Par la même occasion, une bonne partie des nouveaux emplois publics pourrait être consacrée à une forte réduction du temps de travail, juste récompense des importants gains de productivité des années passées, pour ramener la durée réelle (pas seulement légale) à 28 ou 30 heures par semaine.
Voir plus de détails, avec tableaux statistiques, à cette adresse :
travail-chomage.site.voil...
(le texte complet peut être imprimé ... ).
Cher antoine, je vous cite :
"1) vous faites comme si une telle hausse d'impôt constituait une augmentation de la pression fiscale, alors qu'il ne s'agit, dans l'exemple dont il est question ici, que d'un transfert laissant inchangée la pression fiscale moyenne."
Ca serait bien la première fois qu'on effecturait un transfert de charge dans le cadre d'une augmentation d'impot votée par un gouvernement socialiste. De plus, sur qui porterait ce transfert ? Je laisse imaginer la tête de ceux qui verront s'abattre une fois de plus, une ènième mesure fiscale. Si la pression globale n'augmente pas, le relâchement cosubstentiel au déplacement sera-t-il générateur d'une meilleure répartition ? A voir...
Je recite : "2) Votre raisonnement est fondé sur ce que l'on appelle parfois le "keynesiannisme vulgaire", selon lequel consommer est bon pour la croissance alors qu'épargner est mauvais pour la croissance. En fait, c'est le contraire." Donc, j'en déduis, en appliquanr scrupuleusement votre propos que c'est le contraire qui est valable soit "consommer est mauvais pour la croissance et épargner est bon pour la croissance". Là, mes quelques années d'économie (j'en ai fait par obligation mais j'ai arrêté je viens de comprendre pourquoi) se réveillent. Notre système français fait tout pour mettre en avant l'épargne d'état garantie, rien pour l'épargne dynamique. Donc en France épargne égal non-croissance car non génératrice de production, elle ne sert qu'à apurer et encore les comptes de l'état ! Quand à la consommation qui nuit à la croissance, je dois dire qu'on ne me l'avait jamais faite mais bon, un peu d'air frais ça soulage ;-)
jeunesPop : un bon point : Gandi marche. C'est le premier commentaire sur la nouvelle plateforme. 1) le transfert pourrait se faire sur l'impôt sur le revenu. 2) "Quand à la consommation qui nuit à la croissance, je dois dire qu'on ne me l'avait jamais faite mais bon, un peu d'air frais ça soulage ;-)" => J'en déduis que vous avez arrêté les cours d'économie avant qu'on vous présente le modèle de Solow, le B.A.-BA des modèles de croissance. Heureusement, les éconoclastes sont là : http://econo.free.fr/scripts/faq2.p...