On touche le fond… faut-il qu’on creuse ?
Par Antoine B. le samedi 4 mars 2006, 21:37 - Lien permanent
Ce soir, le public français a l’occasion de donner une preuve des profondeurs qu’il vise en matière culturelle, en élisant triomphalement la chanson « Ma philosophie » d’Amel Bent comme chanson de l’année 2005. Attention, munissez-vous de vos scaphandres, la descente s’annonce rude. Extrait :
« Viser la Lune
Ça me fait pas peur
Même à l'usure
J'y crois encore et encore
Des sacrifices
S'il le faut j'en ferai
J'en ai déjà fait
Mais toujours le poing levé »
Notez la finesse des
rimes (lune avec usure, peur avec encore). Sa
philosophie ?
« Je n'ai qu'une philosophie
Être acceptée comme je suis »
Chì tanti
Socrate ! Comme on dit chez nous. A titre de comparaison, voilà ce que
chantaient les communards il y a plus d’un siècle, eux qui n’avaient guère de
leçon à recevoir en terme de prolétariat et de lutte pour l’existence.
« Quand nous
chanterons le temps des cerises
Les gais rossignols, les merles moqueurs
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur.
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur. »
Il
faut croire qu’en ces temps, être de la « France d’en bas » n’empêchait
pas de considérer la poésie comme un métier.


Commentaires
Vous me rappelez cette réflexion de Fabrice Neaud (je cite de mémoire) : « Le journal d'Anne Franck est mal écrit, est-ce que ça l'empêche d'être une œuvre d'art ? »
C'est encore un coup de Pascal Nègre pour que nous le *supplions* de nous greffer des puces DRMs dans les oreilles.
La France va mal.
Hein ? Qu'est-ce que vous dites ? Pardon, quand je lis ce que vous écrivez je vois [ACCESS VIOLATION]
Moi j'aime bien cette chanson niaise, elle a la pêche!