« Viser la Lune
Ça me fait pas peur
Même à l'usure
J'y crois encore et encore
Des sacrifices
S'il le faut j'en ferai
J'en ai déjà fait
Mais toujours le poing levé »

Notez la finesse des rimes (lune avec usure, peur avec encore). Sa philosophie ?

« Je n'ai  qu'une philosophie
Être acceptée comme je suis »

Chì tanti Socrate ! Comme on dit chez nous. A titre de comparaison, voilà ce que chantaient les communards il y a plus d’un siècle, eux qui n’avaient guère de leçon à recevoir en terme de prolétariat et de lutte pour l’existence.

« Quand nous chanterons le temps des cerises
Les gais rossignols, les merles moqueurs
Seront tous en fête.
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur.
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur. »

Il faut croire qu’en ces temps, être de la « France d’en bas » n’empêchait pas de considérer la poésie comme un métier.