C’est dingue, mais Optimum a un an. Après un départ sur les chapeaux de roues en février 2005, j’ai considérablement réduit, ces derniers temps, le rythme de mes contributions. En fait, il faut y voir les deux faces de la même pièce : j’ai ouvert ce blog au milieu de ma deuxième année de thèse, à une époque d’ angoisse, où la nécessité de poster un billet tous les jours me donnait une sorte d’alibi honnête et digne pour ne pas faire avancer ma thèse. Aujourd’hui, j’ai une ligne directrice plus claire, et une pression monumentale pour soutenir avant la fin de l’année civile. Le résultat est que je culpabilise à peu près à chaque fois que j’attaque un billet, donc je poste moins souvent. Plus fondamentalement, la phase « active » d’une thèse rend un peu autiste. Il y a quelques mois, je n’hésitais pas, quel que soit le sujet abordé, à passer des heures à collecter des données, à les transformer, à les passer à la moulinette économétrique, uniquement dans le but de poster des billets solidement documentés. Aujourd’hui, je ne peux plus me permettre ce luxe. C’est, je l’espère, passager.

Tout ça pour dire que le calme relatif de ce blog n’est pas synonyme de désintérêt. C’est plus conjoncturel que structurel.

C’est donc reparti pour un an ! Merci à tous ceux qui lisent Optimum avec plus ou moins de régularité, merci à ceux qui alimentent activement les débats, et merci aussi à mes co-bloggers occasionnels, Loulou, Elessar et Vilcoyote, eux aussi un peu discrets ces temps ci, mais qui conservent leur place en ces lieux.