« [Je me réjouis du fait qu’]il n’y a pas de libéraux dans la [France] d’aujourd’hui ; il y a de jeunes révolutionnaires, il y a de jeunes conservateurs. Mais qui veut être libéral ? Le libéralisme représente une philosophie dont la jeunesse [française] se détourne maintenant avec nausée, avec colère, avec mépris, parce que rien n’est plus éloigné de sa philosophie à elle, rien ne lui répugne davantage que cette conception de la vie. La jeunesse [française] d’aujourd’hui reconnaît dans le libéral son ennemi par excellence. »

Assez juste, n’est-ce pas ?

En fait, il y a une petite arnaque sur la marchandise. J’ai un peu modifié ce texte. Ce texte ne parle pas de la jeunesse française actuelle, mais de la jeunesse allemande après la première guerre mondiale. L’auteur, qui se réjouit de cette unanimité anti-libérale, est Moeller van den Bruck, cité par Hayek dans « La Route de la Servitude ». Moeller van den Bruck est un auteur allemand, dont l’objectif était de réconcilier le nationalisme allemand avec l’idée de justice sociale chère au courant socialiste. Il a inspiré l’idéologie nazie.