Tout le monde a été surpris par ce sondage sur les « valeurs européennes », et en particulier sur le fait que 64% des français se soient déclarés d’accord avec les phrases suivantes :

« La libre concurrence est favorable à la croissance et à l’emploi », et

« La recherche de profits est favorable à la société ».

La victoire du « non » de ce soir est présentée, notamment par Besancenot, comme un désaveux pour le libéralisme. Qui faut-il croire ? Vraisemblablement, c’est bien le sondage de la fondation Jean Jaurès qui est dans le vrai. A en croire ce sondage d’Ipsos, seuls 40% des électeurs qui ont voté non l’ont fait en raison du caractère trop libéral du texte.

Or le non a totalisé 55% des voix. Il y a donc seulement 40*55/10000=22% de l’électorat qui a rejeté ce texte par rejet du libéralisme. Bien sûr, il y a aussi des anti-libéraux parmi les partisans du oui. Il faut bien monter à 35%. Mais ceux-là ont quand même accepté un texte faisant de la « concurrence libre et non faussée » un principe de base du fonctionnement de l’union. C’est pas si mal…