Bientôt les francs et les marks ?
Par Antoine B. le samedi 23 avril 2005, 03:39 - Lien permanent
Nouveau venu dans la campagne pour le TCE, Joachim Fels, de Stanley Morgan Stanley (jck one point),
vient de publier une
note assez déconcertante. "Euroland : Euro at risk". Le message
principal est le suivant : les investisseurs seraient bien inspirés d'intégrer
à leurs prévisions la possibilité d'un abandon de l'Euro et d'un retours aux
monnaies nationales. Fels estime que la construction européenne est confrontée
à trois problèmes "with potentially lethal implications",
rien que ça. (lire la suite)
1) Un regain de protectionnisme chez les "vieux" pays riches contre les "nouveaux" pays pauvres
2) Une crise politique provoquée par un éventuel "non" de la France et les Pays Bas au TCE
3) La réforme du pacte de stabilité ouvre la porte à toutes les dérives
Le 1) et le 2) constituent, en quelque sorte, le terreau de la discorde. Il est vrai qu'il est plus facile, pour l'Allemagne et la France, d'accuser les Polonais de leur prendre leurs emplois que de s'interroger sur les causes internes de leur chômage. Encore que ce soit un peu injuste de dire ça de l'Allemagne, qui vit une période de grandes réformes, assez douloureuses. (Elle...).
La réforme du pacte de stabilité, quant à elle, pose un problème plus directement économique, qui est le problème du passager clandestin. Petit rappel. Dans une économie Ricardienne, avec des contribuables qui anticipent parfaitement la politique budgétaire, un déficit est sans effet. Puisqu'ils savent que le remboursement de la dette va passer par une hausse des impôts dans le futur, ils augmentent leur épargne pour faire face à la pression fiscale à venir. Donc, l'augmentation de l'offre de titres financiers (obligations d'Etat) est compensée par une augmentation de la demande de titres financiers, si bien que le taux d'intérêt n'a pas de raison d'évoluer.
En revanche, dans le monde réel, la hausse des déficits n'est pas entièrement compensée par une hausse de l'épargne. Que se passe-t-il quand l'offre est supérieure à la demande ? Les prix baissent ! Et la baisse des prix des obligations, ça signifie la hausse du taux d'intérêt. La hausse du taux d'intérêt, elle, décourage les investissements et une partie de la consommation (acquisitions immobilières notamment). Donc, une partie au moins des bienfaits que peut attendre un gouvernement d'un déficit public risque d'être compensée par une baisse de l'investissement. On appelle ça l'effet d'éviction. Un pays qui contrôle à la fois son budget et sa politique monétaire doit donc la jouer fine, et tenir compte de cet effet d'éviction quand il tente une relance budgétaire.
Mais pour un pays qui appartient à une zone monétaire dans laquelle il pèse peu, la question de l'éviction est moins problématique, car sa propre offre de titres pèse relativement peu par rapport à l'offre totale de la zone. Du coup, il peut être tentant de tirer un peu sur la corde, sans se soucier de l'impact des déficits nationaux sur les taux de la zone. D'où l'intérêt, à défaut de transférer à l'Union Européenne la politique budgétaire, d'avoir des règles en matière de déficit. C'est le sens du pacte de stabilité. Le problème du passager clandestin est le suivant : chaque pays se dit qu'il peut creuser son déficit sans que ça ait d'impact significatif sur le taux d'intérêt. Mais si chaque pays creuse effectivement son déficit, l'ensemble de ces déficits a, lui, un impact sur les taux. On est là en présence d'un divorce entre l'intérêt général et la somme des intérêts particuliers.
On peut aisément comprendre l'amertume d'un pays qui aurait naïvement respecté les règles, et qui serait le seul dans ce cas. Il serait perdant sur les deux tableaux : il ne bénéficierait pas d'un déficit, mais il devrait néanmoins supporter des taux d'intérêts élevés. L'inquiétude de Fels au sujet de la réforme du pacte de stabilité n'est donc pas totalement hystérique. Je tombe d'ailleurs sur une dépêche relatant les protestations émanant de la Bundesbank, qui fut, en son temps, un modèle pour tous les banquiers centraux de par le monde, et dont j'ignorais d'ailleurs qu'elle pouvait encore avoir un avis sur ces questions là. (au fait, je suis absolument incapable de citer le nom d'un seul des dirigeants actuels de la Banque de France).
Effectivement, si ce problème de coordination économique se greffe à des discordances politiques, il y a bien quelques raisons de s'inquiéter. De là à diagnostiquer une possible fin de l'Euro, il y a un pas qui me parait quand même un peu vite franchi. Citation :
"How could EMU break apart? As I see it, the most likely break-up scenario entails a weakening of the ‘stability consensus’ within the union, with sharply rising fiscal deficits in some countries and increasing political pressures on the ECB to create higher inflation in order to erode the real value of government debt. Naturally, the ECB would likely put up a tough fight initially, but eventually it is difficult to see how it could stem against a loss in the stability consensus that we assume in this scenario. High fiscal deficits and rising inflation could then lead to a wave of protests in countries which have historically had a high preference for price stability, such a Germany. One or several political parties could then jump on the issue, promising to lead the country out of the ‘instability union’ by introducing a New Deutschmark, which would be internally and externally more stable than the euro."
Sans pouvoir me fier à plus solide qu'à mon intuition, j'incline quand même à penser que l'ambition politique de construire l'Europe l'emportera sur ces éventuelles tentations. Disons qu'une vraie politique de baisse durable du chômage en France, Italie et Allemagne diminuerait considérablement les risques d'émergence d'un tel discours de rejet de l'Euro.
En fait, je ne sais pas si cette note de Stanley Morgan est favorable au OUI ou au NON. Les partisans du OUI pourront dire : "Voyez, si vous votez NON, c'est la catastrophe pour l'Europe". Les partisans du NON pourront dire : "Voyez, voter NON sera un pas décisif vers la disparition de l'Euro qui nous a privé de notre souveraineté monétaire".
Ca me fait penser qu'il faudra que j'écrive une note sur les Zones Monétaires Optimales. Ce sera un exercice plus reposant que de se demander si l'Europe en est une...


Commentaires
il me semble en tout ca qu'une meme rigueur budgétaire pour 12 pays au meme moment est d'une orthodoxie allucinante.
bien entendu qu'il faut revoir le pacte de stabilité et pas de façon cosmétique comme cela vient d'etre fait. Bien entendu qu'il faut revoir la politique de la bce qui reste omnibulée par le risque d'inflation. le pb de l'europe n'est pas l'inflation mais le chomage et laisser l'usd plonger est ahurissant
la fin de l'euro balivernes !
Voilà, à peu de choses près, le genre de discours qu'anticipe Joachim Fels. Il est nettement plus facile de faire de l'Euro le responsable du chômage (qui est, je suis d'accord là-dessus, le principal problème français, allemand et italien), que de poser la délicate question des institutions du marché du travail. En attendant, les taux d'intérêt de la zone Euro sont bas, les déficits sont forts, et le chômage aussi. Ce qui semble invalider l'argument selon lequel le chômage actuel en europe serait keynésien.
on dit "Morgan Stanley"
jck: même en verlan ? :-)
La vue de Joachim Fels qui, si mes souvenirs sont exacts, a toujours été très défavorable au projet Euro, est typiquement économiste allemande. En fait Fels a toujours voulu en faire encore plus que les plus orthodoxes à la Bundesbank. Mais bon, admettons les tentations.
Introduisons la politique et, plus précisément la géopolitique. Posons quelques questions au hasard.
Est-ce que quelqu'un peut me dire ce que sont exactement devenus nos célèbres missiles pluton, basés dans l'est de la France et dont la portée n'a jamais permis d'atteindre Frankfurt an der Oder, mais bien Frankfurt am Main ? Ach Quatsch ! Je badine bien evidemment et d'ailleurs je ne me souviens plus de la portée précise de ces saletés.
J'imagine naturellement qu'un scénario du type de celui qu'imagine Fels dans notre Allemagne de culture "stabilité" se produirait dans une Allemagne de puissance (économique bien sùr) retrouvée, rajeunie, pleine de certitude de faire nettement mieux en dehors que dedans. Est-ce que quelqu'un est capable de m'indiquer le cheminement pour arriver (retourner) à cette sympathique situation pré-1990 ? Perso, j'ai un peu de mal à voir le chemin.
Enfin, notre ami Fels a oublié de nous dire à quel type de parti politique il pense. Je suppose qu'il est suffisamment au fait de la politique allemande pour ne pas imaginer que ce serait un Bavarois. Est-ce que quelqu'un pourrait me le dire svp ?
Tout celà fait un peu rêves d'après boire.
euh pas sur d'avoir compris Antoine. Dites vous bien que la valeur de l'euro/usd n'a aucune incidence sur la croissance en europe ? j'imagine que non .D'autre part , il ne faut pas juger les tx d'intérêt europe en niveau absolu mais plutot relativement à ceux des us. non ? je me trompe ?
Antoine:Pour parler verlan, il suffit d'inverser les syllabes [pas les mots]
pour revenir au sujet:il n'y a aucun example d'union monetaire qui ait survecu sans union politique...
Bernard1: « La vue de Joachim Fels (…), si mes souvenirs sont exacts, a toujours été très défavorable au projet Euro »
En effet, il parle de ses désaccords avec Mundell dans une partie non-quotée de la note. Pour le reste, je suis bien trop ignorant de la politique Allemande pour avoir une idée sur la question, mais je dirais qu’une forme de contestation de l’Euro opposée à celle de Fels est possible : celle qui lui reprocherait, au contraire, d’être trop orthodoxe. La France me parait mieux placée que l’Allemagne pour être le bastion de ce type de contestation.
Pnyx : « Dites vous bien que la valeur de l'euro/usd n'a aucune incidence sur la croissance en europe ? »
Je dis 1) qu’elle en a peu et 2) qu’elle est un bien mauvais candidat pour expliquer le chômage français.
« D'autre part , il ne faut pas juger les tx d'intérêt Europe en niveau absolu mais plutôt relativement à ceux des us. non ? je me trompe ? » Oui, vous vous trompez.
Jck : il me vient une question : comment ça se passe, en équateur, depuis la dollarisation ? Bon, en ce moment, ça se passe mal pour des raisons politiques, mais à part ça ? Quant à l’Europe, il n’y a pas vraiment d’union politique, mais on y vient. A mon avis, l’Euro devrait quand même survivre entre temps.
Je viens de trouver ça sur l'Equateur :
matisse.univ-paris1.fr/fr...
je vous file le lien avant de l'avoir lu.
pnyx écrit stupidement (oui, stupidement, je pèse mes mots) : "bien entendu qu'il faut revoir le pacte de stabilité et pas de façon cosmétique comme cela vient d'etre fait."
Cosmétique ? Je me suis fait chier à lire le communiqué final du conseil et à l'interpréter.
Là, ici, en "simple citoyen" :
econoclaste.fr.st.free.fr...
Et si je lis bien ce qu'il y a dedans, en simple citoyen de mes deux, comme un certain E.Chouard, proclamé héros pour ses capacités de lecture en tant que simple citoyen, je vois que l'accord conduit à rédéfinir au cas par cas le contenu des critères du PSC ou à considérer qu'il n'existe tout bonnement plus. Enfin, ce n'est que l'avis d'un simple citoyen, hein...
Mais probablement que dans la turbulence bolkesteinienne et tcienne, les plus aveugles ne l'auront pas perçu (ou tout simplement pas lu, vu que ça ne les arrangeait pas).
Et d'ailleurs, personne ne s'est empressé de commenter ce qui s'est passé.
Ce que j'en conclus, c'est que de toute façon, pour plagier les Smiths (ceux de Morrissey), "The Europe won't listen". Ouai, big mouth strikes again...
Citoyens ? Non, idéologues malhonnêtes et inconséquents.
Quand une cause est juste, pas besoin de la travestir.
Et inutile de gueuler comme un putois au complot libéral.
J'étais favorable à la révision du PSC et je suis persuadé que les statuts de la BCE ne sont qu'un artefact trsitement adapté à la création d'une institution inédite.
Que tous les branleurs associés s'unissent pour contester les vertus des ruses (et nécessités) utilisées face à l'Histoire me fait bien marrer. Ils ne rendent pas service à la conception de la politique économique qu'ils défendent EN FACADE. Pas de politique monétaire sans banque centrale crédible, quels que soient ses objectifs. Et pas de BCE toute neuve sans compromis au monde TEL QU'IL EST.
Ils peuvent se gargariser de la fusion intrinsèque de l'histoire et de l'économie tant qu'ils veulent, ils ne sont alors que des idiots ou des truands.
Econoclaste-SM
Sur le fond, tu as raison. Quoique celà aurait été amusant de faire l'expérience de créer une BCE dont l'objectif serait un faible niveau de l'euro. Dans le genre "pour voir". Sinon, sur la forme, t'as un p'tit coup dans le nez de si bon matin ? Inspires, expires.
Non, non, je n'avais pas de coup dans le nez.
J'en ai assez de lire tout et n'importe quoi.
Et comme c'est facile d'être agressif, mérpisant et simpliste, je m'octroie ce droit de simple citoyen de hurler comme un veau.
bravo SM ,ILS le meritent...
o 'nto difèndedi q'hanu a carne in bocca
Emmanuel : Merci pour ce lien qui est bien fait, et qui confirme les ordres de grandeur que j'avais en tête en répondant de façon si laconique à PNYX.
SM : Ca va mieux, pas trop la gueule de bois ? Sinon, j'ai l'impression d'être assez d'accord avec ce que j'ai cru comprendre sur le fond.
Cinolone : E certi sò famiti ! (private joke)
P'tain les gars, arrêtez de dire que j'étais bourré. Tout au plus, la fatigue. Je reconnais que tard dans la nuit, certaines de mes inhibitions, appelons ça le sens de la mesure ou la netiquette, me quittent parfois. Mais c'était pas du fait de l'alcool.
Vous inquiétez pas, quand je serai chiffon, je le signalerai (j'assume mes vices ;o) ).
Résumons en deux mots :
- la réforme du pacte est très sérieuse, qu'on le regrette ou non. Il devra être rédéfini selon une forme qui ressemblera plus à une coordination discrétionnaire qu'à une règle.
- la BCE telle qu'elle a été conçue n'est pas une erreur imputable à la seule Buba Allemande, mais répondait à une certaine idée, à laquelle je n'adhère pas nécessairement, du rôle d'une Banque centrale. Or, cette idée est celle qui dominait dans le monde, et pas seulement sur les marchés financiers. Je ferais appel à un genre d'argument de dépendance au sentier pour expliquer pourquoi elle a été créée de cette façon.
- Dans la pratique, le caractère accomodant de la politique de la BCE a été souvent constaté. Et j'ai toujours adhéré à l'argument selon lequel cette politique était finalement un peu gâchée par des réactions décalées dans le temps. Au final, ça ne rassure pas à 100% les orthodoxes et ça laisse les autres mécontents. Mais encore une fois, il est trop tôt pour damner ou sanctifier la BCE.
> Emmanuel merci pour la note insee que j'ai lu avec intérêt. Je note cependant que les auteurs soulignent l'impact important sur la croissance d'une appréciation euro/usd
> sur la bce et le taux de change , j'ai retouvé un article de fitoussi qui me semble intéressant (yc pour un éconoclaste-sm) que je publie sur mon blog.
D'abord, un extrait : Traité de Maastricht
"Article 109
[...]
2. En l’absence d’un système de taux de change vis-à-vis d’une ou de plusieurs monnaies non communautaires au sens du paragraphe 1, le Conseil statuant à la majorité qualifiée soit sur recommandation de la Commission et après consultation de la BCE, soit sur recommandation de la BCE, peut formuler les orientations générales de politique de change vis-à-vis de ces monnaies. Ces orientations générales n’affectent pas l’objectif principal du SEBC à savoir le maintien de la stabilité des prix."
La BCE n'est pas responsable par ses statuts de la politique de change.
Ensuite, Fitoussi n'est pas le seul à écrire sur le sujet :
"De nombreuses études économiques ont cherché à estimer les conséquences de la
création d’une union monétaire sur la volatilité internationale des taux de change, et à
comparer la volatilité potentielle du taux de change d’une monnaie unique par rapport à la
volatilité des anciennes monnaies nationales après une unification monétaire [par exemple :
Bartolini et Bodnar (1996), Benassy, Mojon et Pisani-Ferry (1997), Benassy et Pisani-Ferry
(1998), Creel et Sterdyniak (1998), Fitoussi et alii (1999), Van Oorschot, Vijselaar et
Voormeulen (2000)]. Des études ont ainsi tenté d’estimer la volatilité potentielle de la
monnaie unique européenne, l’euro, et d’analyser dans quelle mesure la création de l’UEM
pourrait être un facteur d’augmentation de la volatilité ou de stabilisation des taux de change.
Mais les résultats de ces études sont généralement partagés.
En effet, J.-P. Fitoussi et alii (1999) soulignent que plusieurs phénomènes agissent en
sens opposé sur la volatilité de la monnaie commune, en union monétaire. Un petit pays doit
se préoccuper de stabiliser son taux de change, pour éviter de forts chocs inflationnistes (en
cas de dépréciation de son taux de change) ou commerciaux (en cas d’appréciation). Mais ce
n’est pas le cas de la zone monétaire européenne, dont le degré d’ouverture est seulement
légèrement supérieur à 10% du PIB, et qui représente donc “ un grand pays relativement
fermé ”. En raison de la moindre ouverture de l’Europe, la BCE devrait donc moins se
préoccuper du change (Artus (1997), Cohen (1997), Benassy, Mojon et Pisani-Ferry (1997)).
La zone euro pourrait utiliser son taux d’intérêt pour stabiliser son activité ou son inflation
sans trop se préoccuper des fluctuations de change, et dans ces conditions, la volatilité de
l’euro pourrait être relativement élevée. Ensuite, une mauvaise gestion du “ policy-mix ”
européen pourrait impliquer une politique monétaire trop restrictive et de trop fortes hausses
des taux d’intérêt, en cas de conflit entre politiques monétaires et budgétaires. Or ce risque de
hausse brutale des taux et d’appréciation de la monnaie commune pourrait également accroître
l’instabilité de l’euro. Enfin, J. Creel et H. Sterdyniak (1998) mentionnent que la paralysie des
politiques budgétaires induite par le Pacte de Stabilité et de Croissance pourrait également
accroître l’activisme monétaire, et donc la volatilité de l’euro.
Néanmoins, P. Martin (1997) estime au contraire que dans le cadre de l’UEM, les
grands pays sont moins incités à utiliser leur taux de change de manière stratégique pour
stabiliser l’économie réelle, ce qui devrait limiter la volatilité de l’euro. En effet, la politique
monétaire de la BCE réagit désormais à la moyenne des conditions conjoncturelles des pays
européens. Son usage est donc plus limité que si les politiques monétaires étaient différenciées
dans tous les pays, et son efficacité est également moindre que celle d’une banque centrale
indépendante. En effet, la variation du taux d’intérêt commun répond désormais à une
conjoncture “ moyenne ”, et est donc moins efficace pour répondre à la situation d’un pays
particulier. La politique monétaire et le taux d’intérêt fluctuant moins, cela pourrait alors
contribuer à stabiliser le taux de change de l’euro."
La suite est là, pour une analyse (parmi d'autres) de l'intérêt de jouer du taux de change de l'euro :
forum.u-paris10.fr/telecharger/wpapers/dt2003-11.pdf