Par Antoine Belgodere

Pourquoi la hausse des cours boursiers est-elle interprétée comme un signe de bonne santé économique, alors qu'une hausse des cours du pétrole et de l'immobilier est vécue comme une menace ?

Après tout, si les actionnaires sont contents de voir leurs actions monter, il en est de même des propriétaires fonciers. Même les marchés pétroliers ont des produits dérivés qui permettent à des spéculateurs, voire des fonds de pension, de s'enrichir quand les cours montent. C'est embêtant pour quelqu'un qui n'est pas propriétaire de le devenir quand l'immobilier monte, mais on peut en dire autant des actions. Pour quelqu'un qui n'a pas de titres financiers, en acquérir devient plus difficile quand les cours se portent bien. Pourquoi ne voit-on pas des reportages montrant de pauvres ménages qui souhaitent épargner, mais qui sont rebutés par la hausse du CAC. "Mon mari et moi, on voulait mettre un peu d'argent de côté, mais là, ça devient carrément impossible. La moindre action Carrefour, ça va chercher dans les 70 euros. C'est infernal ! Il faut vraiment être riche pour pouvoir acheter."

Alors, où est l'erreur ?

A.B.