Washington : pas bien ! Copenhague : bien !
Par Antoine B. le jeudi 31 mars 2005, 19:52 - Lien permanent
Par Antoine Belgodere
Comme le consensus de Washington n'a plus le vent en poupe, il fallait un nouveau consensus à la communauté des économistes. Je vous ai parlé récemment de l'excellent Bjorn Lomborg, au sujet des questions énergétiques. Il s'est attelé à la tâche. Donc dans 10 ans, quand on voudra trouver un bouc-émissaire pour expliquer tous les maux du monde, il faudra s'en prendre à lui et à son "Consensus de Copenhague". Sa démarche est la suivante : il a demandé à 8 auteurs reconnus pour leur compétence scientifique de plancher sur les 10 grands sujets préoccupants à l'échelle mondiale, à savoir :
Le changement climatique
Les grandes épidémies
Les conflits et la prolifération des armes
L'éducation
L'instabilité financière
La gouvernance et la corruption
La malnutrition et la faim
Les mouvements de population
L'eau
Les subventions et barrières au commerce international
Les économistes en question ne sont autres que :
Jagdish Bhagwati
Robert Fogel
Bruno Frey
Justin Yifu Lin
Douglass North
Thomas Schelling
Vernon L. Smith
Nancy Stokey
Autrement dit, une belle brochette de vainqueurs. Je pense faire quelques notes sur les conclusions de ce groupe de travail, quand j'aurai le temps de m'y plonger un peu plus longuement. En attendant, vous n'êtes pas obligés de m'attendre pour faire le boulot, puisqu'un site Internet présentant leur travaux existe. Je viens d'y apprendre qu'un livre était déjà sorti en Anglais en octobre dernier. Nul doute qu'il sera traduit en Français un de ces quatre. Ne l'ayant pas lu, je me garde bien de vous le recommander, mais si c'est du même acabit que L'Écologiste Sceptique, ça promet. A noter que sur chaque sujet, il y a une contribution et des contre-contributions, qui critiquent la contribution, ce qui n'enlève rien à l'intérêt de la manœuvre, cela va sans dire.
Les priorités, selon les auteurs, sont la lutte contre les maladies transmissibles, la faim et la malnutrition. Pour ceux qui ont la flemme de lire les papiers, et même les résumés, vous pouvez lire ce petit article en français. Mais comme il est publié par le Conseil en Information sur les Biotechnologies, il est forcément un peu orienté sur ces aspects là de la question. C'est tout pour aujourd'hui, j'ai pas le temps de faire plus long.
A.B.


Commentaires
La lecture de ce billet ne permet pas de trancher : pensez-vous que le travail que vous présentez est excellent ou ridicule ? Les seuls qualificatifs que vous employez (« une belle brochette de vainqueurs » et « ça promet ») peuvent être la marque d'une appréciation sincère ou d'une ironie mordante.
Boa13: "belle brochette de vainqueurs" est du troisième degré. Au départ, je voulais faire du premier degré en disant, par exemple "équipe de haut niveau", ce que je pense. Puis, je me suis dit "mince, sur un blog, il faut se montrer facétieux et plein d'esprit, donc faire du second degré". Du coup, j'avais prévu de dire "belle brochette de branquignols". Mais comme j'avais en tête la réplique de Thierry Lhermitte au sujet du regretté Villeret dans le dîner de con "il a une belle tête de vainqueur", je me suis dit que "vainqueur" serait un substitut amusant à "branquignols", passant ainsi du second au troisième degré. Jagdish Bhagwati est excellent, Robert Fogel est présenté comme tel, Douglass North est un auteur fascinant, Thomas Schelling est brillant et Vernon L. Smith est un personnage très intéressant, voire prometteur malgré son âge. Et j'aime bien Lomborg.
Je répète, toutefois, que je ne me suis pas plongé dans ces travaux, et que je ne fais donc qu'exprimer un préjugé favorable.
Emmanuel : on peut apprécier le travail de Lomborg sans partager forcément ses vues sur Kyoto. Mais son argument n'est pas stupide, loin s'en faut. Il ne s'agit pas de se demander si le changement climatique est dangereux ou pas. Il l'est. Mais Kyoto ne changera pas grand chose, et est très coûteux car on n'a pas assez avancé dans la maîtrise des énergies renouvelables. Tu me dira que, justement, la contrainte pourra inciter à passer la vitesse supérieure en la matière. Pourquoi pas. Mais il est quand même bon que quelqu'un dise que Kyoto, c'est payer beaucoup pour pas grand chose. "Pas grand chose" signifie retarder de moins de 10 ans le réchauffement climatique. Je me répète, mais reculer de quelques années le réchauffement climatique en payant cher pour cela n'est pas le moyen le plus efficace d'aider l'agriculture des pays du tiers-monde.
Le lien que tu me donne ne dis, finalement pas grand chose. Il évoque une "prime de risque". Lomborg s'appuie sur les travaux de Nordhaus qui, naturellement, intègrent une prime de risque dans le calcul des coûts du réchauffement climatique (cf. lien sur la home-page de Nordhaus dans le blog-roll). A part ça, je reconnais qu'il y a, chez Lomborg, un biais désagréable qui consiste à présenter les thèses écolos sous leur aspect le plus ridicule. Psychologiquement, ça pousse le lecteur à se sentir d'autant plus intelligent qu'il sera éloigné des thèses en question. Mais on ne peut pas dire qu'il soit malhonnête. Tous ses propos sont documentés, chiffrés et sourcés. Si je dois avoir un désaccord avec lui, je saurai précisément ce qui cloche dans son argumentation, car tout est exposé très clairement.
"La malnutrition et la fin" des zaricots ?
Bon ok c'est pas drole.
Une grande lassitude m'envahit. J'envisage sérieusement d'embaucher un relecteur à plein temps. Je sens que vais finir par être la risée de la blogosphère avec ma dysorthographie.
J'ai aussi un problème avec Lomborg, pas tant sur le fond que sur la forme. Je trouve la démarche consistant à classer les problèmes du monde en considérant que les ressources sont limitées intéressante, et je suis assez convaincu par l'idée selon laquelle il y a bien mieux à faire que d'appliquer un protocole de Kyoto mal fichu, inapplicable, et dont on ne peut attendre que très peu d'effets positifs.
Mais si l'on accepte les conclusions du consensus de Copenhague, quel comportement/discours doit-on adopter? Il y a deux possibilités : premièrement s'impliquer dans les domaines véritablement prioritaires, donner de son temps, de son argent, de son influence, pour faire progresser ceux-là; ou alors décider de se contenter de dire "Kyoto c'est nul, ne l'appliquons pas". J'entends plus souvent Lomborg sur le second thème que le premier, et je trouve cela dommage. Je préférerais qu'il consacre plus d'énergie à la défense des politiques efficaces qu'à la démolition des politiques inefficaces.
Alexandre : Lomborg a souvent été invité à s'exprimer au sujet de son livre. Il n'est pas surprenant qu'on l'ait fait surtout parler des sujets qu'il y aborde, et en particulier de Kyoto, qui est un thème médiatique. On l'a également interrogé à ce sujet à l'occasion de son entrée en vigueur, puisqu'il incarnait la figure de l'opposant à ce traité. Je ne sais pas dans quelle mesure ses interventions médiatiques futures seront plus constructives. Je n'ai pas encore acheté son nouveau livre (peut être qu'inconsciemment, j'attends lâchement la version française), donc je ne peux pas préjuger de son contenu. Je m'attends à ce qu'il soit, effectivement, plus constructif, mais je peux me tromper.
Emmanuel : ce qui n'est pas de très bonne foi
s, c'est de faire dire à Lomborg que donner beaucoup d'argent aux PVD est politiquement impossible. Ce qu'il dit (le passage incriminé est à la page 508 de la version française de "L'Écologiste Sceptique", c'est que se mettre d'accord pour attribuer des droits initiaux et vérifier par la suite leur application est tout simplement impossible. Il paraît effectivement beaucoup plus simple de se mettre d'accord pour financer l'eau courante dans des pays Africains que pour signer une version de Kyoto avec échange de permis et étendu à tous les pays du monde.Je ne voudrais pas passer pour un inconditionnel aveugle de Lomborg. Peut-être que, l'un dans l'autre, Kyoto sera une bonne chose s'il crée une incitation à la recherche dans les énergies renouvelables, et dans tous les cas de figure, aucun scénario catastrophique n'est à craindre. Il n'empêche que je considère Lomborg comme un auteur sérieux, qui soulève de manière intelligente des débats pertinents.
Il était une foua, dans la ville de foit...(long soupir :-( )
EFFET DE SERRE - GAZ CARBONIQUE et OXYDE D'AZOTE.
Du mouvement perpétuel, au"bogue" de l'année, 2000, en passant par la pompe à chaleur, on est arrivé à l’effet de serre. « Des Scientifiques ont dit » c’est la locution préférée de nos informateurs pour propager les pires bêtises. Les lois de la physique sont souvent difficiles à comprendre. L’équation caractéristique des gaz les imagine parfaits. Les lois de Dalton sont souvent mal assimilées. Quand à la thermodynamique, elle est si mal perçue qu’au 21éme siècle on peut construire une merveilleuse chaudière atomique, mais ce n’est que pour faire marcher les machines de Denis Papin(1690) ou, mieux, de FULTON. Nos automobiles continueront encore longtemps à utiliser les inventions du 19éme siècle sous le nom de cycle de Beau de Rochas (1862), popularisé par le moteur à quatre temps. L'électronique, en l'améliorant, ne sera jamais qu'un cautère sur une jambe de bois.
Les Scientifiques de bureau ont encore beaucoup d’avenir dans leurs prévisions qui ne sont étayées ni par des mesures, ni par des statistiques, ni par des expérimentations sérieuses. Leur invention d’effet de serre, provoqué par l’accumulation du DIOXYDE de carbone (avouez que cela a plus d’allure que le gaz carbonique) dans l’atmosphère, les ferait recaler au Certificat d’Etudes Primaires s’il existait encore. Sans aller jusqu’à un tel niveau de culture scientifique, limitons au cours moyen des années 1957 et suivantes, notre bibliographie. Qu’ils essaient d’extraire le gaz carbonique accumulé au fond d’une cave de fermentation. Ils constateront que pour le soulever il faut complètement le pomper. Qu’ils essaient, en soufflant dessus, de le maintenir en suspension dans l’air. Ils verront qu’il est si lourd qu’il retombe en se dissolvant dans la moindre goutte de pluie et dans bien d’autres choses encore. A la pression atmosphérique un litre d’eau dissout un litre de gaz carbonique. A « n » fois cette pression un litre d’eau va dissoudre « n » litres de gaz carbonique. Imaginez ce que peut en absorber l’océan dans ses profondeurs. Ce qu’en produisent les industries humaines est ridicule devant les volumes émis par les respirations, les fermentations, les éruptions volcaniques, les calcinations des carbonates de toutes sortes qui constituent une bonne partie de notre planète. Enfin, la consommation du gaz carbonique par les végétaux n’a jamais été mesurée, ni même estimée. Pourtant, c'est la seule source de carbone dont disposent les végétaux pour fabriquer de la cellulose. Vous imaginez tout ce qu'il en faut pour construire un tronc d'arbre. Avant d’en faire le « vitrage » de notre atmosphère, il serait bon d’en mesurer sérieusement la réelle concentration en fonction de l’altitude. Il en va de même pour ces fameux oxydes d’azote, du « trou » dans la couche d’ozone et de toutes ces billevesées qui ne reposent sur rien. En effet, nos statistiques sur ces questions manquent manifestement d’ancienneté. Que dire de cette histoire de niveau des océans qui serait en augmentation ? Est-ce l’eau qui monte ou la terre qui descend ? Nos misérables existences ont été, de tout temps, victimes de ces conformismes majoritaires, contre lesquels il faut lutter mieux que des moutons de Panurge.
Pour ceux qui doutent encore.
L’azote et l’oxygène sont intimement mélangés pour former l’atmosphère que nous respirons. Leurs densités différentes devraient les dissocier ? Pourquoi n’en serait-il pas de même entre le gaz carbonique et l’air ?
Constats qui ne sont pas des explications.
L’eau et l’huile ne se mélangent pas, l'huile moins dense surnage. L’eau et l’alcool se mélangent en toutes proportions, malgré des densités différentes. Pourquoi ? Si l’on ne veut pas être noyés dans un cours de physique, il faudra nous contenter d’une réponse d’adjudant :
« C’est comme cela parce que ce n’est pas autrement.»
Le gaz carbonique n’a aucune affinité avec l’air qui nous entoure. Au maximum, l'air peut en dissoudre trois volumes pour dix milles (3/10000). Au delà de cette concentration, il s’en sépare et « tombe » au fond où tout concourt pour qu’il soit absorbé par l’eau, mais aussi par d’autres minéraux et végétaux. Il en va de même du fameux oxyde d’azote que nos automobiles sont accusées de produire à l’excès. Or, le véritable producteur d’oxyde nitreux, c’est l’électricité sous tension élevée. Bien sûr, on en trouve un peu aux électrodes des bougies d’allumage des moteurs à explosion. Les aigrettes bleues qui s’échappent des isolateurs des lignes à haute tension en produisent un peu plus. Par temps humide, on en sent l’odeur, qui accompagne le grésillement sonore caractéristique. Il s'y mélange un peu d'ozone qui accentue l'odeur. Tout cela ne produit pas grand-chose si on le compare à la puissance énorme de l’éclair en temps d’orage, capable d’en synthétiser des milliers de tonnes. Ce gaz nitreux est une bénédiction pour la nature et pour l’homme. Sans lui, il n’y aurait pas de végétation. On peut faire, les mêmes constatations avec le gaz sulfureux. Gaz carbonique, gaz nitreux et gaz sulfureux, solubles dans l’eau, ne restent pas dans l’atmosphère. Heureusement, s’il n’en était pas ainsi la vie, ne serait pas possible sur terre : nous serions tout asphyxiés. Depuis le temps que l’on consomme l’oxygène de l’air pour faire des oxydations, sa teneur devrait diminuer si l’on poursuit le raisonnement de nos fameux « Scientifiques médiatiques ». On ne l’a jamais constaté et on respire encore. Ces trois dioxydes se combinent à l’eau pour donner les acides, carboniques, nitreux et sulfureux qu’on ne peut pas isoler. Ce sont leurs solutions qui ont des caractéristiques acides. Contrairement aux autres solutions, ces dioxydes voient leur concentration dans l’eau diminuer quand la température s’élève. Finalement, ils ont tous tendance à être absorbés par le sol.
Comment pourraient-ils provoquer un effet de serre ? Qui provoque réellement l’effet de serre ? comment le constate-t-on ?
C’est l’eau dans l’atmosphère qui est à l’origine des nuages. Les propriétés de diffusion des rayonnements par les nuages sont connues du bon sens populaire. Un ciel clair provoque le refroidissement nocturne de la terre. Un ciel nuageux, au contraire, protège des excès du soleil et de la déperdition des calories accumulées par la terre et les eaux. Si l’on compare les masses d’eau nuageuse, avec les quelques gaz transparents, qui se diluent en quantités ridiculement petites dans l’atmosphère, on voit bien que tous ces gaz, soi-disant à « effet de serre », ne peuvent avoir aucune influence sur le climat de la planète.
Les gaz à effet de serre : canular ? Ou imbécillité ?
Il serait tellement plus satisfaisant que ce soit un canular. Comment analyser les causes réelles de l’imbécillité ? Un essai de réponse est apporté par un chiffre. Lorsque nous avons demandé à ces fameux « Scientifiques », correspondants attitrés de nos « Reporters », à combien ils chiffraient le réchauffement de la planète, depuis les années 1900, ils ont répondu :
« La planète a connu, au vingtième siècle, un réchauffement d'un demi degré centigrade »
Mépriser le calcul d’erreur à un tel niveau, est franchement scandaleux. Comment mesurer des températures avec une telle précision ? Les conditions de prise de température et les performances des matériels, tant au début du vingtième siècle que maintenant, permettent-elles d’être aussi affirmatif, pour prétendre que le chiffre donné est significatif. Aucune élucubration statistique ne peut étayer une telle sottise.
Même le suffrage universel ne nous permet pas de nous protéger des « maries Chantal» scientifiques, qui ne sont pas moins dangereuses que leurs soeurs en Politique et en Littérature.
KYOTO ou la mondialisation de la bêtise.
Les activités industrielles humaines, en y ajoutant les autres occupations des sols, couvrent moins de dix pour cent de la surface terrestre. L'exploitation n'en perce l'écorce que sur une moyenne de quelques centaines de mètres. Les fourmis humaines sont bien prétentieuses quand elles prétendent modifier les climats, par leurs activités minuscules. Accuser les Etats-Unis d'Amérique de tous les maux, c'est oublier leur territoire gigantesque. Ramenée au kilomètre carré, leur activité industrielle et humaine est bien inférieure à celle de l'Europe. On envisage pourtant, sans inquiétude, que la population du globe atteindra rapidement les dix milliards d'individus. Comme toutes les formes de vie, celle de l'homme disparaîtra noyée dans son caca. Dans la fosse morte universelle, quand les hommes verront le niveau des sanies atteindre leur lèvre inférieure, chaque nouvel arrivant provoquera la supplication unanime : « Surtout, pas de vagues ». Les plus grands seraient donc les derniers à disparaître ? Cela ne sera pas la conséquence des émissions de gaz carbonique qui s'élimine automatiquement. La vraie source de nuisance et d'autodestruction tient dans une seule phrase de la genèse :
Croissez et multipliez
Il faut bien que les choses s'arrêtent un jour.
Le réchauffement climatique :
« Sans effet de serre, comment faire pour expliquer le réchauffement climatique ? »
J’ai déjà dit combien nos statistiques et la précision de nos mesures, dans le temps, étaient insuffisantes pour prouver que le climat se réchauffait. Nos pauvres mémoires sont si courtes qu’elles ont oublié les mois de juin torrides pendant lesquels on « faisait les foins ». Elles ont aussi oublié les étés « pourris », froids et humides avec les récoltes qui pourrissaient sur pied, les épouvantables sécheresses qui décimaient les troupeaux. Pensez donc qu’en 1947 et en 1959 les vignes du Nord ont produit et conduit à maturité des raisins bien sucrés. A Melun le bananier du jardin public a produit un splendide régime de bananes parfaitement comestibles. Ces années-là, les vins étaient méconnaissables. Ils étaient si généreux que cela cachait leurs terroirs. Les vins blancs avaient tous le goût de Xérès espagnol et, en Champagne, ils étaient inaptes à la seconde fermentation appelée prisez de mousse. Il fallait les couper (on dit assembler cela fait plus noble) avec des « piquettes » des années antérieures. Les vents étaient alors autant de Sud-Ouest que de Nord-Ouest, les tempêtes aussi. On ne parlait pas encore de réchauffement climatique.
« Mais, cher Monsieur, sans épiloguer sur les mesures thermométriques que vous contestez, la régression des glaciers, la fusion des glaces polaires sont bien en rapport avec une évolution du climat qui ne trouve d’explication que dans l’effet de serre, universellement reconnu. »
Les glaces qui fondent sont une réalité. Alors ! Qui les réchauffe ?
Le sens des proportions :
Il faut remettre les grandeurs à leurs places qui sont toutes relatives. Le monde vivant occupe une « pellicule » du globe terrestre bien mince : à peine un pour mille du rayon de le terre. En volume, cela ne représente que trois pour mille de notre globe. Ramenez cela à un beau pamplemousse de cent millimètres de rayon, cela représente péniblement un dixième de millimètre, soit la peau d’une pomme de terre nouvelle. L’astronomie ne signale pas des mouvements du soleil, ni des émissions calorifiques inhabituels. Par contre, les tsunamis, éruptions volcaniques et tremblements de terre se sont distingués ces dernières années. Quand on pense aux sources chaudes d’Islande et d’ailleurs et qu’on observe que les glaciers et les banquises fondent surtout par la base, on peut se demander si ce n’est pas la croûte terrestre qui laisse transpirer un peu plus du feu central si mal connu. Une campagne de mesures de la température des sols, tant sur la terre qu’au fond des océans, permettrait d’émettre des hypothèses moins philosophiques que l’effet de serre. Cela prendra du temps et, dans l’attente, on entendra encore de belles âneries. Enfin, l’histoire est là qui nous apprend que les vikings appelaient VINE LAND ce que nous appelons encore GROELAND, malgré les glaces et les névés qui recouvrent ce territoire.
On peut regretter que nos formations intellectuelles nous spécialisent trop en nous enlevant la capacité généraliste de raisonnement scientifique et technique. Les sociétés et académies savantes ont bien failli à leur mission.
Dinard le 17 Février 2001 – François TATARD – 18 rue de l’isle célée