On se demande légitimement quelle doit être la politique de développement pour l'Afrique. Hier, un reportage sur France 2 consacré à la vie et l'œuvre du vénérable Mobutu Sese Seko, donnait une petite indication de tout ce qu'il ne fallait pas faire. Propriété aléatoire des moyens de productions. Corruption. Instabilité. Planche à billet et aide internationale pour financer les palais et les fêtes mondaines sur la côte d'azur du chef tout puissant et bien aimé, ami de Chirac, Giscard, Barre, Mitterrand, Dixon, Reagan et Ceausescu. Bilan : une économie en pleine forme.

A part ça, anticipant peut-être sur la priorité annoncée par le nouveau chef de l'institution, la Banque Mondiale propose cette petite animation pédagogique sur son action en Afrique. Décidément, la mode est à la com'. Aller, distribuons les bons points. Sur 10 points, la lutte contre la corruption est en 3 et l'aide pour sortir des conflits en 4. Pas mal. La promotion du libre échange (oups, pardon, je voulais dire des "fair rules in international trade") est en 8. Peut mieux faire.

A.B.