Les économistes en politique
Par Antoine B. le mardi 22 mars 2005, 02:00 - Lien permanent
Intéressant point de vue de Stumbling and Mumbling sur l'incapacité des économistes à réussir en politique. Les 5 raisons sont les suivantes :
1) Les économistes aiment les arbitrage, pas les politiques2) Les économistes aiment les idées contre-intuitives (main invisible et avantages comparatifs par exemple) pas les politiques
3) Les économistes aiment les modèles simples et testables
4) Les économistes partent des hypothèses et voient où elles mènent (les avocats, au contraire, partent de la conclusion : mon client est innocent)
5) Les économistes pensent que tout le monde est rationnel.
Bon, OK, mais ils ne connaissent pas Barre et Strauss Khan, aux States au Royaume Uni (rectifié, sinon Bernard1 il allait me péter la gueule) ?


Commentaires
c'est insupportable, cette manie qu'ont des economistes fraichement emoulus de donner des informations inexactes et non verifiees. Saches que Stumbling and mumbling est écrit par un type que j'ai très bien connu dans le temps, qu'il est british limite scotish et qu'il ne connait strictement rien aux states comme d'ailleurs à l'europe. Et vlan.
!!! C'est violent aujourd'hui !
Barre et DSK sont de très mauvais exemples à mon sens. J'ajouterais Rocard à la liste (Même s'il n'était pas économiste au sens académique, il a un mode de raisonnement qui peut s'y apparenter).
DSK et Barre n'ont pas eu une carrière politique à la hauteur de leurs compétences intrinsèques. Tu peux raisonner en termes d'écart à l'optimum sur les bases de l'article cité : ils ont peut-être réussi, mais pas assez, ce qui peut s'expliquer par leur formation.
Pour DSK, ce n'est pas encore fini, mais je crains qu'il ne soit jamais président pour d'autres raisons, dont une assez irréductible, dramatique et un peu tabou (je dis un peu car la question ne s'est pas encore vraiment posée pour lui), qui n'a rien à voir avec son métier de base : il porte un nom dont la consonance renvoie à une phobie qui est loin d'être éteinte en France. C'est vrai pour lui comme pour d'autres.
econoclaste - SM
pour DSK, je pense malheureusement comme toi depuis longtemps. Il suffit d'ailleurs d'observer ce qui se passe sur son blog et de constater la diffusion rapide de l'anti-sémitisme (je sais, ils sont seulement anti-sionistes...) à gauche.
Belgodère,
tu l'as échapé belle, quoique la dernière que j'ai eu le dessus, celà devait être dans la cour de l'école primaire...
SM et Bernard : sur DSK, je suis peut être naïf, mais j'espère et je pense que vous avez tord. Que l'antisémitisme existe encore en France, c'est hélas un fait, mais de là à avoir une telle influence sur un scrutin national, j'espère que non. DSK souffre surtout d'une réputation de libéral de gauche, ce qui est mal vu dans la gauche française. Il faut dire que malgré le mal que j'ai dit de lui à l'occasion de l'affaire Gaymard, il est un de mes favoris.
AB : C'est un proche qui m'a fait sortir de la même naïveté que toi, il y a peu de temps, en me disant exactement ce que j'ai dit (proche qui apprécie plutôt DSK par ailleurs). J'ai réfléchi trois secondes et je me suis dit que c'était quasiment imparable et que ça m'avait incroyablement échappé, alors que ça coulait de source.
Je crois que sur ce coup, ma formation (le point 5) m'a un peu rattrapé... Peut-être aussi le fait que je ne fouille plus assez assidument les chroniques des poubelles du pouvoir.
bernard1 : je ne sais même pas s'il est nécessaire d'agiter le chiffon rouge du regain d'antisémitisme. Ca mènerait trop loin. Mais simplement de constater qu'il est surement encore là. Au passage, ça ne touche pas que les juifs et peut-être moins encore. Mais j'en parle parce qu'il n'y a pas d'autres membres de communautés ethniques ou religieuses identifiées comme telles qui soient susceptibles d'occuper l'Elysée. C'est donc encore pire pour les autres !
Comment distinguer l'effet antisémitisme de l'effet anti "libéral de gauche" ? Sur le premier point, Bernard Kouchner devrait avoir le même problème, or ce sondage montre qu'il s'en tire bien.Décidément, je vis sous l'influence craintive de Bernard1, mais pour le coup, c'est vrai que ce commentaire était un peu douteuxQue l'antisémitisme soit toujours là, je suis payé pour le savoir au vu des déformations incessantes de mon nom dans la vraie vie. Mais il y a sans nul doute un regain, voire un dévelopement de cette forme de racisme à gauche, dans un électorat dont DSK, que j'aime bien, aurait absolument besoin.
Quand à l'image sociale libérale ou je ne sais quoi, il n'y a qu'à voir Fabius, celà peut se soigner très facilement. Si, si vous verrez, dans six mois, dans un an, l'image aura disparu. C'est d'ailleurs du très grand art matiné d'un "tapis" retentissant. En tous les cas, je suis admiratif devant la justesse de l'analyse de la situation politique précise de ce pays.
Belgodère, je vais exploser. Tu commets la même erreur que le spécialiste de la propagande islamiste cachée tendance frères musulmans bien connu - son nom m'échape tant je le méprise - qui défrayait la chronique il y a un an ou deux en mèlant dans le même sac Adler, Glucksman, Finkelkraut et Kouchner comme étant exagérément favorables à Israel (traduction exagérément juifs). Pour information, parmi les quatre, deux sont des gens que je connais depuis mon enfance, et Kouchner, lui, n'est pas juif pour autant que je sache. Notre douce France sait reconnaître un nom alsacien, c'est à ce point là. Je me retiens à grand peine, grrrrr !!!!!!!!!
Oui, je reconnais que c'est un peu ballot. Néanmoins, je récuse violemment la comparaison avec TR (on se contentera des initiales). Je n'ai parlé de Strauss Kahn que pour dire qu'il était économiste puis que c'est un de mes hommes politiques français préférés. Je persiste à dire qu'une bonne campagne pourrait parfaitement en faire un présidentiable crédible.