La neige me privant d'Internet à partir de ce soir 20h15 jusqu'à demain, la suite annoncée du post sur la taxe ATTAC est reportée à demain. Entre temps, les échanges ont continué avec Kimon, donc le message de demain devrait un peu en tenir compte. A part ça, comme j'ai tenu à un rythme d'un post par jour depuis le début de ce blog, j'ai quand même trouvé quelque chose à vous raconter avant qu'on ne me mette dehors du bureau que je squatte.

L'Argentine, comme vous le savez, essaye de se relever d'une lourde crise financière. L'Argentine avait déjà des dettes avant la crise, mais elle est aujourd'hui confrontée à un problème classique pour un pays dont la monnaie s'effondre : comme ses dettes sont libellées en dollar, et que le dollar leur coûte très cher aujourd'hui, le poids de la dette explose. Vendredi passé prenait fin un moratoire de 3 ans au terme duquel l'administration argentine fait le deal suivant : elle rend à ses créanciers 1/3 de leur dû, et on n'en parle plus. Ca parait énorme comme ça, à vue d'œil, mais vue la situation de l'Argentine, les créanciers en question peuvent-ils espérer mieux ?

Se posent maintenant 2 questions :

1) Que vont faire les créanciers qui refuseront la proposition ? Mèneront-ils une campagne juridique sans merci ? Sera-t-elle efficace ? (ça fait 3 questions, mais ça compte pour une)

2) Les investisseurs vont-ils se remettre à prêter massivement à l'Argentine en dépit de cet accident de parcours ?

Naturellement, je n'ai pas la moindre idée de la réponse à ces questions.

Bon, ça y est, on me chasse. Non ! Non ! Ne frappez pas ! Je sors ! OK ! (bon, je vous poste ça comme ça, si je prends le temps de me relire, je ne donne pas cher de ma peau).

A.B.