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dimanche 2 mars 2008

Incivilité ordinaire

Je me suis fait tagger par Delaigue. Tsss

Bon, 6 trucs :

1- J’adore les modes superlocrien et Bartok. Ce sont d’ailleurs les mêmes, à un triton près (dans un sens ou dans l’autre, bien sûr). C’est bon à savoir quand on remplace le cinquième degré par son triton.

2- Les managers du mac-do de l’aigle à Grenoble m’adoraient, car j’étais le seul à adorer être en charge de la plonge à la fermeture (c’est mon côté noctambule)

3- Une de mes meilleures vannes d’économiste. Pour la comprendre, il faut savoir que j’ai commencé mes études à Grenoble, premier fief de l’école de la régulation, et que je les ai terminées ailleurs. Vanne :

Un collègue régulationiste : « Il faut savoir que la régulation, c’est parti de Grenoble. »

Moi : « moi aussi. »

4- Je suis membre de plein droit du mythique Central Loose Band, seul groupe qui ne fera jamais un seul concert tant il a la philosophie underground chevillée au corps.

5- Dans les conférences internationales, je me démerde plutôt bien en anglais, mais j’ai un truc : dans les jours qui précèdent, je regarde toujours quelques épisodes de 24 heures chrono en VO sans sous-titres, et je répète les phrases les plus percutantes de Jack Bauer. (« I have no intention to hurt you, but I’ll do whatever it takes to get this kit-kat out of your hands”)

6- La semaine dernière, j’ai fait du vélo sur les remparts de Lucca, en Toscane.

Bon, il faut que je désigne 6 victimes, mais je préviens que j’ai la flemme de vérifier s’ils ont déjà été taggués. Donc, je taggue François, Jules, Jean Dubois, Damien, SM et, tenez-vous bien, Milan.

Au sujet de Milan, je me souviens qu’il expliquait à quel point il tenait à ces longues périodes d’inactivité qui lui rappelaient que blogguer n’était qu’un passe-temps, pas un sacerdoce. Il n’avait peut être pas complètement tort.

vendredi 1 février 2008

Entre deux longueurs...

Econoclaste met un Scud bien mérité à Ségo, les commentateurs se déchirent à coups d'épines de rose, une deuxième salve est tirée avec un lien vers ses dernières déclarations, et je viens en renfort sur une de ses énormités :

l'impôt sur les produits pétroliers qui augmente puisque les prix des carburants augmentent.

Mais non, espèce de c**** !!!!!!! D'abord, sa phrase est mal tournée : si elle voulait dire que les prix des carburants augmentaient à cause de l'augmentation de la TIPP (ce qui semble être sa logique, d'après le reste du discours), il fallait dire "les prix des carburants qui augmentent puisque l'impôt sur les produits pétroliers augmentent". Et quoi qu'elle ait voulu dire, elle se plante, puisque encore une fois, la TIPP n'est pas un pourcentage du prix du pétrole (qui, on ne le dira jamais assez, augmente parce que la demande augmente plus vite que l'offre), mais une somme fixe au litre. Donc l'augmentation du prix de pétrole :
1-n'est pas due à une augmentation proportionnelle de la TIPP;
2-n'enrichit pas l'Etat en augmentant ses rentrées fiscales via la TIPP.

Voilà, c'est tout, je retourne à la piscine.

mercredi 12 décembre 2007

Science, idéologies et statistiques « ethniques »

Le lien entre les grandes idéologies ou religions et la science n’est pas si simple qu’on pourrait le penser de prime abord. On a en tête les déboires de Galilée avec l’Eglise catholique au sujet de l’héliocentrisme ou la stupéfiante distinction entre science prolétaire et science bourgeoise chez les marxistes. La différence entre l’adhésion à une idéologie et une démarche scientifique est que la première requiert de la foi là où la seconde réclame la pratique du doute.

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Andrea Bonappeti = imposteur

Comme Mathieu P., j'ai vécu jusqu'à la semaine passée dans la crainte de représailles de ma directrice de thèse, si elle venait à se rendre compte que je passais plus de temps à bloguer qu'à écrire ma thèse. C'est pourquoi j'ai inventé ce double au nom ridicule qu'est Andrea Bonappeti, grâce auquel j'ai quand même pu publier quelques billets un peu longs. J'abandonne donc désormais cette couverture, pour retrouver ma véritable identité.

Bad incentive

Je suis allé chez Ikea. Il me fallait un catalogue, m'aperçus-je en entrant; j'allai donc à l'accueil situé à 3 mètres de l'entrée, où on m'informa que les catalogues étaient à retirer à l'autre bout du magasin. Je parcourai donc les 200 mètres et demandai cette fois DEUX catalogues, tout en interrogeant l'employé de service sur les raisons de cet éloignement fort peu pratique : "C'est parce qu'en les mettant à l'entrée, les gens en prenaient plein". Mauvais calcul d'Ikea.

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lundi 10 décembre 2007

Pardonnez-leur...

Je trouve qu'on a bien peu parlé de la déclaration de Mme Parisot, qui se "demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail". Sans doute cela ne mérite-t-il pas force commentaire, tant la chose est énorme. Il me semble cependant nécessaire de pointer, au-delà d'une revendication corporatiste qu'on pourrait à la limite considérer comme légitime, la grossièreté de son propos.
En effet, sa proposition balaie d'un revers de main plus d'un siècle de législation du travail, et fait apparaître ses instigateurs comme des inconséquents, qui ont mis en place des bizarreries réglementaires qui n'ont jamais trouvé de justification. "Bon, ils se sont bien amusés avec leurs lois sur la durée du travail, ils ont fait leurs petits essais, on a vu que ça ne marchait pas, la plaisanterie commence à avoir assez duré, il est temps de balayer tout ça".
Mais l'attitude des media a, pour une fois, sans doute été la bonne (même si ce n'était pas leur objectif) : de telles crasseries ne méritent que le mépris, et j'y ai déjà accordé bien trop d'attention.

jeudi 6 décembre 2007

A la manière de...

Autant le dire, sans Jules, je serais sans doutes passé à côté des mémorables deux dernières remarques de Tony Blair à la chambre des communes. Quelle classe tout de même, quoi qu'on pense du bilan politique de l'homme ! Si vous ne vous en souvenez pas, allez les ré-entendre sur le lien précédent, puis revenez.

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jeudi 29 novembre 2007

Va comprendre...

J'avais déjà posté 2-3 exemples de curiosités concurrentielles ou de belles discriminations tarifaires, mais là j'ai un cas qui me dépasse vraiment : je suis allé acheter des Taillefine 0% au Super U (oh ça va hein, pas de commentaires), le pack de 12 était à 3,12€, et le pack de 8 juste au-dessus à... 3,13€. C'était les mêmes, j'ai passé 10mns à lire les emballages, pas de doute possible. Ce n'est plus de la discrimination tarifaire, c'est carrément de l'irrationalité : aucune chance de vendre les packs de 8. A moins que le centime de différence ne représente pour le consommateur le confort de n'avoir que 8 yaourts à porter au lieu de 12, si ça fait trop pour lui, mais faut pas abuser.
Un cas classique de discrimination tarifaire auquel je me suis volontairement soumis, au passage : la hotline de Free. J'avais appelé plusieurs fois la hotline "Classique" à 15cts la minute, où on tombe direct sur un call center dans les îles, avec l'autochtone de service qui parle de façon incompréhensible et débite ses routines d'accueil / diagnostic comme un automate s'adressant à un réverbère... Agaçant. Puis j'ai appelé la hotline "Dégroupage", 34cts la minute, avec un temps d'attente un peu plus long, mais où on tombe toujours sur un bon Français bien de chez nous ('dedieu !) qui s'adresse clairement à vous et avec qui vous avez une vraie conversation. Bon, le diagnsotic a été à peine plus efficace chez "Dégroupage" que chez "Classique", mais le simple fait d'être traité en client humain valait largement pour moi les 19cts/mn supplémentaires.

Obscurantisme

Vu à la télé au JT il y a une semaine, un brave monsieur bien propre sur lui interrogé sur.... le pouvoir d'achat (what else ?...), qui se plaignait que tout augmentait (ma pauv' dame) et qui concluait sur un ton désabusé : "et quand on voit que nos dirigeants nous donnent toujours des explications très logiques sur les causes de la hausse des prix...". Et oui, si les prix augmentent, ce n'est pas à cause de mécanismes imaginaires comme la loi du marché, c'est à cause d'un complot judéo-maçonnique dirigé contre ce brave Français, qui se refuse à voir en l'économie des phénomènes désincarnés et largement incontrôlés. Il faut qu'il y ait un Grand Horloger qui, du haut de son tas d'or caché en Chine, change en direct le prix du Sans Plomb ou de la mortadelle au moment où le malheureux consommateur arrive. Weber avait peut-être prédit un peu trop vite le désenchantement du monde : pour beaucoup, les explications rationnelles sont des hérésies, et seule les Forces du Mal expliquent l'inflation.

Plus t'en mets, plus t'en as

Le ministre du budget, Eric Woerth, invité du Grand Journal de Canal+ la semaine dernière, et interrogé sur la problématique du pouvoir d'achat :

"C'est sûr, quand je vois un ménage, deux voitures, quatre abonnements de téléphone portable, bon, toutes ces dépenses, il y a un problème de pouvoir d'achat".
Le tout au premier degré, bien sûr. Qu'on juge du pouvoir d'achat en retirant a priori les dépenses contraintes (dont le loyer au premier chef), soit. Mais qu'on ajoute à ces dépenses contraintes DEUX voitures et QUATRE abonnements téléphoniques, et en déduire qu'on a un problème de pouvoir d'achat, faut quand même pas déconner. C'est sûr que plus on dépense d'argent, moins on en a. Mais si c'est ça le problème du pouvoir d'achat, on est pas sortis de l'auberge... Enfin bon, il doit savoir ce qu'il dit, il est ministre des brouzoufs, quand même.

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