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vendredi 5 mars 2010

Salauds de pauvres

En ces temps de marasme où les gueux nous rebattent constamment les oreilles de leur pourtant légitime malheur, cette publicité pour Bentley (2006) m'est apparue comme une bouffée d'oxygène :

bentley.jpg

Non mais ! Laissons le mot de la fin à Victor Lanoux (8'33" à 9'00") : Enculés d'ouvriers, va !

jeudi 4 mars 2010

Le niveau baisse

Lu dans Le Monde :

Le commerce mondial n'avait pas connu un niveau aussi bas depuis 1945, titre de l'article.

Foutrediantre ! Ca va donc si mal que ça ? Le volume (mondial) du commerce international a été multiplié par environ 150 depuis 1945. On serait donc revenus à l'âge de pierre en l'espace d'un an ? 60 ans de développement des échanges annihilés en 12 mois ?

Le corps de l'article nous rassure : Le volume des échanges commerciaux dans le monde a enregistré l'an dernier un recul de 12 % en raison de la crise, un chiffre sans précédent depuis 1945. Ah, ouf. C'est donc la baisse qu'on avait plus vue depuis 1945, pas le niveau.
Normalement, arrivé en seconde (maximum), on est capable de faire la différence. Si on vous dit Han, pour la première fois de ma carrière, mon salaire a baissé cette année, vous n'en concluez pas Han, alors tu n'as jamais été aussi pauvre. Ben l'attardé qui fait les titres du Monde.fr (peut-être est-ce le journaliste lui-même ?), lui, si.

mardi 2 mars 2010

Quinze de France

Après un passage chez Denis le Peiné en février, le Top Blog Wikio Exclu s'invite chez nous pour mars. C'est une exclusivité mondiale, certains disent même galactique, alors ne vous étonnez pas si vous n'arrivez pas à vous connecter à Optimum pendant quelques jours : c'est l'affluence de groupies numériques hystériques qui bouchera les tuyaux.
Voici donc le classement de mars...

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vendredi 26 février 2010

A lire


Macroéconomie: la dernière livraison d'Olivier Blanchard

Economie publique: un cours complet (et vraiment pas de n'importe qui)

Economie du développement: la dernière livraison d'Easterly (ça change des conneries de Dambisa Moyo)

Europe: ce qu'on sait des unions monétaires (et n'oubliez pas l'article(€) de Wyplosz de 2006)

Bonne lecture !

mardi 23 février 2010

Résultats du jeu-concours

Bravo au petit Mathieu P., qui a été le premier à répondre (dans le mille, et pourtant il n'y connait rien à l'économie de la culture) à notre jeu-concours, et qui gagne un magnifique teckel coupe-courants d'air aux couleurs du Parti Communiste.
Bon, vous êtes nombreux à avoir compris de quoi il s'agissait. Brève explication néanmoins.

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samedi 20 février 2010

Au nom de la Loi

Permettez-moi de vous soumettre la question suivante (elle n'est pas de moi, je donnerai la source en même temps que la réponse) :

Une étude montre que, lorsque le prix du billet de cinéma est de 6€, 100 personnes vont voir le film - et qu'ils sont 300 à y aller lorsque le prix du billet est de 9€.

Ceci viole-t-il les lois de l'offre et de la demande ?
Postez vos réponses/explications en commentaire.

(Réponse ici).

lundi 15 février 2010

Chômeur à Dreux ou opérateur à Szekesfehervar : on ne sait que choisir...

L'usine Philips de Dreux ferme. Les restructurations du tissu économique sont la condition douloureuse mais nécessaire de son efficacité - j'en ai déjà parlé ici, et je vous renvoie également à ce billet d'Ecopublix ou encore cet article du Monde.

Je ne vais donc pas revenir sur l'aspect économique de la chose, mais sur cette remarque du délégué CGT : "Philips propose aux salariés, des postes d'opérateur à Szekesfehervar, en Hongrie, en CDI payés 450 euros par mois, sur douze mois, avec la condition de pratiquer la langue hongroise. C'est vraiment se moquer du monde."

Cela peut paraître choquant, mais la proposition de Philips répond à une obligation légale (Code du travail, L1233-4) confirmée et étendue par la jurisprudence. Si Philips avait des propositions de reclassement en France, elle serait obligée de les faire en priorité (obligation de loyauté : elle ne peut pas les pourvoir immédiatement avec de nouveaux embauchés). Et si elle ne fait pas les propositions de reclassement sur des établissement du groupe à l'étranger, le juge décidera que les licenciements ne relèvent pas d'un "motif économique", car l'entreprise n'a pas fait tous les efforts (...) d'adaptation.

La CGT peut donc s'indigner (la proposition faite est en effet indécente), mais elle doit s'en prendre au législateur qui oblige l'entreprise à de telles pratiques, et non à Philips.

samedi 13 février 2010

Réformons les retraites avec le PS

Hamon-Emmanuelli :
D’après un sondage IPSOS, les Français sont prêts à cotiser plus, plutôt que de travailler plus longtemps.
Le Monde :
Selon un sondage Ifop, (...) 73% (des sondés) sont contre une augmentation des cotisations sociales.

Je ne sais qui croire, mais utiliser un sondage pour justifier un projet de réforme des retraites me paraît un poil hasardeux.

(Merci à Jacques pour le heads-up).

René, Slobodan et les coquillages maudits

Une des questions qui revient le plus souvent chez les élèves de seconde (et que se posent probablement beaucoup de personnes), c'est "mais pourquoi on n'imprime pas de l'argent pour le donner aux pauvres, comme ça ça coûte rien et ils ne sont plus pauvres?". Alors on leur répond que la surabondance de monnaie lui fait perdre sa valeur, et que du coup les prix montent, et ça n'aura servi à rien - ce qui est juste, mais je n'ai jamais été satisfait de cette réponse un peu lapidaire qui, bien qu'elle semble convenir aux élèves, laisse quand même planer un doute sur le mécanisme à l'oeuvre. Voici donc la parabole (enjolivée) que j'utilise pour répondre à cette question qui est aussi bête que bonne.

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lundi 8 février 2010

Collabos

Cette manie qu'ont les employeurs (et leurs syndicats) de parler de "collaborateurs" à propos de leurs salariés est d'une hypocrisie peu commune. Ce sont les communiqués des restaurateurs sur la baisse de la TVA qui m'ont mis la puce au poteau rose (sic) : et qu'on va "recruter des collaborateurs", et que "les collaborateurs bénéficient de hausses de salaires", et gnagnagna. Faut arrêter de se foutre de la gueule du monde.

Collaborer, étymologiquement, ça veut dire travailler avec, oeuvrer ensemble à un but commun. Quiconque a regardé un peu comment fonctionne une entreprise (et particulièrement la restauration) voit bien que les salariés travaillent pour leur patron, et non pas avec. Ah oui et la collaboration, c'est par définition à double sens, donc le salarié doit vous dire que son patron est en fait son collaborateur, lui aussi. Ben voyons.

Attention, ne voyez rien de gaucho dans mes propos : c'est parfaitement normal qu'un salarié soit subordonné à son employeur - c'est même à ça qu'on le reconnaît. Mais pourquoi cette hypocrite négation du lien de subordination à travers cette appellation pseudo-méliorative de collaborateur ? Que veut-on nous faire croire ? Ca ressemble fort à un avatar du management Bisounours, tout le monde travaille main dans la main, d'égal à égal, à cette magnifique aventure humaine qu'est l'Entreprise moderne.

Ah et, Jean-René, mon cher collaborateur, vous penserez à passer à la compta, je me vois dans la douloureuse obligation de mettre fin à notre collaboration.

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