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jeudi 2 août 2012

653 candidats, et moi et moi et moi

Vu que bloguer régulièrement n'est pas ma préférence révélée, je vais tenter de faire des posts courts de temps en temps avec des liens vers des textes, bien meilleurs, d'autrui.

Pour commencer, ceci. Un New Yorkais au chômage se désespère de ne jamais recevoir de réponse à ses candidatures. Il finit par poster lui-même une offre d'emploi factice qui correspond exactement à ce qu'il cherche. Juste histoire de voir un peu à quoi ressemble la concurrence. Réponse: 653 candidatures en 24 heures, dont certaines avec 20 ans d’expérience (lui: zéro). A lire seulement si vous n'êtes pas en recherche d'emploi vous même ...

Sur le même thème, en plus macabre, ne ratez pas Jose Garcia dans l'excellent Couperet.

jeudi 14 juin 2012

La quatrième révolution industrielle sera-t-elle en 3d ?

Les historiens de la première révolution industrielle ont du mal à ne pas parler de machines à vapeurs. Dans 150 ans, les historiens de l'économie du 21ème siècle auront la même difficulté avec les imprimantes 3d : http://www.youtube.com/watch?v=hmxjLpu2BvY

Bonne nouvelle pour Arnaud Montebourg, ces gadgets permettront sans doute de rapatrier la production industrielle dans la vieille Europe, et ce même avec un coût du travail élevé. La mauvaise nouvelle pour lui, c'est que cette industrie n'embauchera sans doute pas beaucoup de travailleurs...

mercredi 6 juin 2012

75%

Comme Stéphane Ménia, je suis assez sceptique sur le projet de créer un taux marginal d'imposition de 75% pour les très hauts revenus.

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lundi 4 juin 2012

Le défaut et la Drachme

John Cochrane est rarement convainquant sur les questions macroéconomiques. Il a cependant bien raison de s'indigner de l'équation qui tend à s'imposer dans les discours les plus convenus : 'défaut de l’État grec = sortie de la zone Euro'. L'idée sous-jacente est que la zone Euro est un club d’États vertueux, et que, par conséquent, un État qui ne paie pas ses dettes ne mériterait plus de faire partie du club. Cette idée ne repose sur à peu près rien. On peut tout à fait imaginer que l’État grec fasse défaut purement et simplement, tout en restant dans la zone euro. Un État qui fait défaut ne prend-il pas le risque d'éprouver les pires difficultés à ré-emprunter de quoi financer de futurs déficits ? A l'évidence, mais en quoi cela devrait gêner les autres pays membres ? Les prêteurs savent faire la différence entre les différents États de la zone ! Encore si l'économie grecque pesait lourd au sein de la zone, pourrait-on dire que la fragilité de cet État est de nature à fragiliser l'Euro, mais la dette grecque pèse, rappelons-le une nouvelle fois, bien peu dans le PIB de la zone Euro.

J'ai moi-même, ici, présenté le retour à la drachme comme une option à envisager sérieusement. Mais soyons bien clairs : il ne s'agissait pas de présenter ce retour à la Drachme comme une punition pour la Grèce, mais comme un moyen pour elle de retrouver une politique monétaire. Je ne cachais pas le chaos que provoquerait certainement une éventuelle sortie de l'Euro pendant quelques mois, mais j'invitais à comparer ce chaos avec la situation actuelle, qui ressemble elle-même déjà à un gros chaos.

Si l'on se place du point de vue des autres membres de la zone euro, ils n'ont quasiment rien à gagner à un retour à la Drachme, qui créerait un précédent susceptible de fragiliser la monnaie unique.

Ce qui manque, à mon avis, à l'argument de Cochrane, c'est une indication de ce que gagnerait la Grèce à rester dans la zone Euro. [add 5 juin 14h37 : Cochrane propose que la grece reste dans la zone Euro mais fasse défaut "My favorite solution for Europe is sovereign default and keep the common currency" ] Bien sûr qu'un défaut total soulagerait largement les finances publiques (pas à 100% d'ailleurs, car il faudrait compenser par des dépenses sociales la perte de revenu de certains retraités grecs, dont le patrimoine est en partie investi dans de la dette de leur État). Mais la contrepartie serait une impossibilité quasi totale de connaître des déficits pendant de longues années, et on peine à comprendre ce qui pourrait faire office de stimulus dans un tel scenario : pas de déficit, pas de politique monétaire. Restent les politiques de compétitivité, qui consistent à espérer que tous les prix, et donc tous les salaires baissent suffisamment en Grèce pour stimuler les exportations. Beaucoup de douleur en perspective.

dimanche 18 mars 2012

1ère classe, 2e classe, classes sociales

Je lis dans le Monde que Thalys a pour projet de regrouper les voyageurs, dans ses trains, en fonction du prix du billet qu'ils auront payé. Attention, il ne s'agit pas ici de 1ère ou 2e classe : la prestation de voyage sera strictement identique, mais on regroupera dans les mêmes wagons les gens qui auront acheté les billets pas cher, dans d'autres ceux qui ont choisi un tarif moyen, et dans d'autres encore ceux qui auront fait fumer la Gold pour s'offrir les billets les plus chers.

Quoi qu'on puisse penser de cette stratégie commerciale, c'est un fabuleux exemple de discrimination tarifaire : ceux qui choisiront les prix les plus élevés achèteront de l'entre-soi, comptant sur l'exclusion que crée le tarif max pour rejeter les gueux entre eux dans les wagons bas tarif. Cette préoccupation existait déjà un peu dans le système 1ère/2de classe, dans lequel la différence de prix ne s'expliquait manifestement pas entièrement par le surcoût occasionné par la prestation de voyage offerte (plus de place donc moins de sièges par wagon, plus de confort matériel). Mais on a avec le projet de Thalys un cas d'école où on achète exactement la même chose, et où la différence de tarif ne sert qu'à choisir les gens avec qui on voyagera.

En ce qui me concerne, si je dois un jour voyager sur Thalys, je n'exclus pas de choisir le tarif moyen ou élevé pour échapper aux hordes de prolos puants et braillards assortis de chiards insupportables, qui peuvent vous transformer un voyage en calvaire.

mardi 10 janvier 2012

Quel macroéconomiste êtes-vous ? (réponses)

Éléments de réponse pour le test de jeudi dernier. Bravo à Jean et à Mathek [add: et à ALC] qui ont répondu à peu près ce que j'avais en tête. Reprenons.

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jeudi 5 janvier 2012

Quel macroéconomiste êtes-vous ?

Petit test, façon femme actuelle.

Le but du jeu est de donner la lettre que vous trouvez au terme des flèches, et d'essayer de trouver à quelle(s) école(s) de pensée macroéconomique vous vous rattachez.

Une autre façon de jouer consiste à ne pas se prononcer sur la lettre, mais à essayer de caractériser chaque lettre. Si vous êtes étudiant ou si vous essayez d'y voir clair dans les différents discours ambiants concernant la crise, ça vous aidera à mettre de l'ordre dans vos idées (j'espère !). Mes réponses d'ici demain peu.

Enjoy !

PS : attention, il y a un piège !

samedi 3 décembre 2011

Joan Robinson à un marxiste

Ne ratez pas, trouvée via Brad Delong, cette superbe lettre ouverte de Joan Robinson à un marxiste, datant de 1953. Avec énormément d'humour, celle qui se définit elle-même comme une "keynésienne de gauche" nous donne, en quelques lignes, une superbe leçon de méthode et d'histoire de la pensée, en tournant en dérision l’idolâtrie dont les marxistes savaient parfois faire preuve en ces temps là.

Pour les non anglophones, je me suis permis la petite traduction suivante (n'hésitez pas à me proposer des améliorations) :

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mercredi 9 novembre 2011

Le NIURONG et les trois zones euro

La mode est au NGDP targeting dans les milieux autorisés. Le NGDP targeting consiste à demander aux banques centrales de se fixer comme objectif de faire croitre à taux constant le PIB nominal (le Nominal Gross Domestic Product en anglais). La croissance du PIB nominal correspond à la somme de la croissance telle qu'on l'entend d’ordinaire (la croissance "réelle" ou "en volume") et du taux d'inflation. L'idée est que le PIB réel est censé croître à un rythme relativement régulier, de même que les prix. Un accroissement plus lent que prévu du PIB nominal contient un risque de récession (ou de baisse de la croissance), tandis qu'une croissance plus forte que prévu risque de se traduire par un excès d'inflation. Ainsi, si le taux s'avère inférieur à l'objectif, la banque centrale mettra en œuvre une politique accommodante (baisse des taux, création de liquidités) pour éviter un ralentissement de l'activité. Si, au contraire, le taux est supérieur à l'objectif, la banque centrale augmentera ses taux pour éviter une dérive inflationniste. Le NGDP targeting apparaît comme une manière de faire coïncider les deux objectifs que partagent la plupart des banques centrales : stabilité des prix et soutien à l'activité.  La blogosphère (surtout anglo-saxonne) regorge de discussions sur les avantages et inconvénients de cette idée. Mon propos ici est de me demander ce que pourrait être l'objectif de croissance du PIB nominal dans la zone euro. La réponse, hélas, semble varier selon les pays.

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mardi 1 novembre 2011

Géographie monétaire de la zone Euro

Un des sujets intéressants à étudier pour les spécialistes d'économie monétaire, dans le contexte actuel, est la capacité, ou plutôt l'incapacité, pour la BCE, à localiser les effets de sa politique monétaire.

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