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  <title>Optimum, le seul blog véritablement optimal</title>
  <link>http://www.optimum-blog.net/</link>
  <description>blog consacré à l'économie</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 17 May 2008 20:43:55 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Causalis</title>
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    <pubDate>Wed, 23 Apr 2008 16:53:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>insolite</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;A mon tour de décerner un Prix Causalis, &lt;a href=&quot;http://ew-econ.typepad.fr/mon_weblog/2007/10/causalit-ou-cor.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;idée d'Etienne Wasmer&lt;/a&gt;, récompensant les confusions corrélation /
causalité... &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/23/l-alimentation-de-la-mere-influerait-sur-le-sexe-de-son-enfant_1037310_3224.html#ens_id=1037311&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le Monde nous relate&lt;/a&gt; les résultats d'une équipe de chercheurs
anglais qui ont établi que l'alimentation des femmes avait une influence sur le
sexe de l'enfant : une femme qui a une alimentation riche au moment de la
conception de son enfant a davantage de chances d'avoir un garçon.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que si on avait poussé l'étude un peu plus loin, on aurait aussi pu
établir que le fait de mettre des chaussettes à rayures, de regarder &amp;quot;Attention
à la marche&amp;quot; ou de conduire une Lada donnait aussi plus de chance d'avoir un
garçon. Il est très facile de trouver des corrélations partout, mais bien plus
difficile de prouver la causalité. Ici, en l'absence d'arguments qui expliquent
scientifiquement comment l'alimentation peut influer sur le sexe de l'enfant,
on est en présence d'une vulgaire corrélation.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas lu l'article de recherche et ne sait donc pas à qui il faut
décerner le prix : aux chercheurs, au cas où ils veulent sérieusement
prouver qu'on a plus de chances d'avoir un garçon en bouffant au McDo trois
fois par jour; ou au journaleux, qui a déformé un simple constat de corrélation
en une étude révolutionnaire qui &lt;em&gt;vient pour la première fois de confirmer
une vieille intuition populaire : il existe un lien étroit entre le régime
alimentaire d'une future mère et le sexe de l'enfant qu'elle porte&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Un lien en passant...</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2008/04/04/Un-lien-en-passant</link>
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    <pubDate>Fri, 04 Apr 2008 13:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Une énorme base de données sur productivité, investissement, croissance,
emploi et progrès technique en Europe et à Ztazinis, très détaillée, en séries
longues, et quelques papiers sur le même thème... C'est la &lt;a href=&quot;http://www.euklems.net/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;EU KLEMS Database&lt;/a&gt;. On peut se noyer
un peu dans la masse d'infos, mais si on sait à peu près ce qu'on cherche, ça
déchire sa race. On en profite pour rappeler, dans un registre similaire,
l'existence du &lt;a href=&quot;http://pwt.econ.upenn.edu/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Penn World
Table&lt;/a&gt;, découvert il y a quelques lunes via &lt;a href=&quot;http://econoclaste.org.free.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les gauchistes d'en
face&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Le pouvoir d’achat n’existe pas</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2008/04/01/Le-pouvoir-dachat-nexiste-pas</link>
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    <pubDate>Tue, 01 Apr 2008 20:23:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Antoine B.</dc:creator>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;A en croire les sondages et les médias qui les relaient,
le pouvoir d’achat est le principal soucis des Français. Dans le cas du pouvoir
d’achat comme dans le cas de la plupart des sujets qui font débat, lorsque l’on
évoque un problème, on évoque également les solutions proposées par les uns et
les autres sur le sujet. Les solutions évoquées pour répondre au problème du
pouvoir d’achat sont, bien entendu, différentes de celles évoquées pour
répondre aux problèmes posés par l’obésité, la guerre en Afghanistan ou la
suppression de la pub avant les chiffres et les lettres. Normal. Ce qui l’est
moins, c’est qu’elles soient différentes de celles évoquées pour accroître la
croissance. Peut-être est-ce dû à ce que la définition précise de ce qu’est la
croissance est méconnue du grand public. Si c’est le cas, alors il convient de
rappeler une chose fondamentale : la croissance et l’amélioration du
pouvoir d’achat, c’est, à peu de choses près, la même chose.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Qu’est-ce que le pouvoir d’achat ? Le pouvoir d’achat
d’un individu isolé correspond à l’ensemble des biens et services qu’il peut
acquérir grâce à ses revenus. Son pouvoir d’achat dépend donc, d’un côté, de la
somme d’argent qu’il perçoit chaque mois sous forme de salaire, de rente ou de
pension, et de l’autre côté, du prix des biens qu’ils désire acquérir. Chacun
perçoit donc qu’une augmentation des prix et/ou une baisse des revenus
monétaires impliquent une baisse du pouvoir d’achat. Réciproquement, une baisse
des prix et/ou une augmentation du revenu monétaire impliquent une hausse du
pouvoir d’achat. Personne de s’étonne de ce qu’&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x3zslx_explications-de-nicolas-sarkozy-sur_politics&quot;&gt;une
multiplication par 2,4 de son salaire&lt;/a&gt; ait impliqué une amélioration du
pouvoir d’achat de Nicolas Sarkozy.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Si, à présent, on cesse de s’intéresser au pouvoir d’achat
d’un individu isolé, pour s’intéresser à celui de l’ensemble des français, on
peut être tenté de transposer au tout cette analyse de la partie : si les
français ont un pouvoir d’achat en berne, c’est que leurs revenus monétaires
sont trop faibles, et/ou que les prix sont trop élevés. Les solutions sont donc
toutes trouvées : il faut accroître les revenus monétaires des agents, et
faire baisser les prix. Pour accroître les revenus, on propose, en vrac,
d’augmenter les retraites, de défiscaliser les heures supplémentaires et les
remboursements de prêts immobiliers, d’augmenter le SMIC, d’augmenter la prime
pour l’emploi, etc., et pour faire baisser les prix, on propose de restreindre
les possibilités d’augmenter les loyers, la suppression des cautions, le
développement de la concurrence dans la distribution, la baisse de la TVA sur
certains produits, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Certaines de ces mesures sont bonnes, d’autres sont
mauvaises, et d’autres sont plus ou moins bonne selon le critère éthique que
l'on retient. Mais ce qui est sûr, c’est que cette appréhension du problème est
faussée car elle repose sur une erreur : contrairement à ce qu’indique
l’intuition, le problème du pouvoir d’achat des français n’est pas la
transposition à l’ensemble France du problème d’un individu isolé. Dans le
jargon des économistes, on dit « no bridge ! ». Cette expression
signifie qu’on ne peut pas, dans certains cas du moins, passer de l’analyse
micro à l’analyse macro. Quelques exemples de « no bridge » : au
cinéma, si vous vous levez, vous verrez mieux. Si tout le monde se lève,
l’ensemble des spectateurs ne verra pas mieux. Si un producteur de raisin fait
une mauvaise récolte, il perd de l’argent. Si tous les producteurs de raisin
font une mauvaise récolte, il est &lt;em&gt;possible&lt;/em&gt; (mais non certain) qu’ils y
gagnent de l’argent, car la rareté du raisin va faire croître son prix (la
recette du secteur sera donc donnée par le produit d’un prix fort par des
quantités faibles. Le résultat peut être plus fort que le produit d’un prix
faible par des quantités élevées). Si un individu vole la richesse de son
voisin, il gagne de l’argent. Si chaque français vole la richesse de son
voisin, l’ensemble des français ne sera pas plus riche, et sera même sans
doutes plus pauvre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Plus proche de notre problème : si l’on multiplie par
deux le revenu monétaire d’un individu, on l’enrichit. Si l’on multiplie par
deux les revenus monétaires de l’ensemble des français, on n’enrichit personne,
car les prix vont être également multipliés par deux. Ce phénomène, qui peut
être pris en défaut dans le court terme, mais qui traduit néanmoins bien la
façon dont l’économie se comporte après ajustements, est connu sous le nom de
« neutralité de la monnaie ». Il fut mis en avant par l’économiste
français Jean-Baptise Say. La conséquence de ce principe est que, si l’on veut
raisonner du point de vue non pas d’un individu, mais d’un pays entier, il ne
faut pas le faire en termes monétaires, mais en termes réels, c’est-à-dire en
termes de biens et services.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Autrement dit : si les français ont, dans leur
ensemble, un problème de pouvoir d’achat, donc de pouvoir d’acheter des pommes,
des habits et des téléphones portables, c’est parce qu’on ne produit pas assez
de pommes, d’habits et de téléphones portables. Notez que je fais ici un gros
raccourci : les français ne sont pas contraints de consommer des produits
fabriqués chez eux, ni de consommer tout ce qu’ils fabriquent chez eux. Mais au
fond, ce raccourci ne porte guère à conséquence. Les importations se payent en
exportations : si l’on échange des habits contre des avions, alors
remplacez « habits » par « avions » dans la seconde partie
de la première phrase de ce paragraphe, le résultat est le même. Certes, le
taux de change a un effet sur le nombre de pulls que l’on peut échanger contre
un airbus, mais en ce moment, l’euro est fort, si bien que l’aspect
international de la problématique est plutôt à notre avantage.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Finalement, notre pouvoir d’achat ne se distingue pas de
ce que l’on produit. Ce que l’on produit, ça porte un nom : le PIB. Donc,
l’augmentation du pouvoir d’achat ne se distingue pas de l’augmentation du PIB,
c’est-à-dire de ce que l’on appelle communément la croissance. Augmenter le
pouvoir d’achat, ce n’est pas autre chose qu’augmenter la quantité de biens et
services produits en France. Pour gagner plus, il faut produire plus (soit en
travaillant plus, soit en travaillant mieux, soit en étant plus nombreux à
travailler, soit en faisant tout cela à la fois). Cette présentation des choses
peut sembler caricaturale, et pourtant je pense pouvoir dire qu’elle est assez
représentative de ce qu’en pensent la plupart des économistes, qui
s’intéressent beaucoup à la croissance, et pas au pouvoir d’achat, non parce
qu’ils pensent que c’est sans intérêt, mais parce qu’ils savent que c’est la
même chose. Illustration : quand on tape le mot clé « growth »
sur la base de données IDEAS, on a &lt;a href=&quot;http://ideas.repec.org/cgi-bin/htsearch?q=%22growth%22&amp;amp;cmd=Search%21&quot;&gt;46909
références&lt;/a&gt;, tandis que lorsque l’on tape « purchasing power » (pouvoir
d’achat), on n’en a que &lt;a href=&quot;http://ideas.repec.org/cgi-bin/htsearch?q=%27purchasing+power%22&quot;&gt;1561&lt;/a&gt;,
dont &lt;a href=&quot;http://ideas.repec.org/cgi-bin/htsearch?q=%27purchasing+power+parity%22&quot;&gt;l’essentiel&lt;/a&gt;
correspond à des références sur la « purchasing power parity », qui est
une méthode d’évaluation du taux de change, donc qui n’a pas grand chose à voir
avec notre problème. Le reste est constitué de quelques articles s’intéressant
au pouvoir d’achat de catégories particulières.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Au delà de l’aspect sémantique du problème, tout cela
est-il vraiment important ? Il me semble que oui. Car si le but du débat
est d’accroître le pouvoir d’achat des Français, les mesures proposées doivent
être jugées sur leur capacité à être favorable à la croissance. Or, ce n’est
généralement pas en ces termes là que les uns et les autres justifient la
pertinence de leurs propositions, mais plutôt en termes soit de baisse des
prix, soit d’intérêt catégoriels, ce qui n’est pas la même chose.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Citons quelques exemple : si un certain nombre de
français ont des difficultés à se loger, c’est qu’il n’y a pas assez de
logements. Les restrictions sur les révisions des loyers vont-elles contribuer
à accroître le nombre de logements disponibles ? Il n’y a aucune raison de
le penser, au contraire : elle font du bâtiment un secteur dans lequel il
devient moins rentable d’investir. Bien sûr, ces restrictions sont de nature à
améliorer le pouvoir d’achat des locataires, mais au détriment des
propriétaires, et peut-être des futurs candidats à la location si une
contraction de l’offre devait rendre leur prospection plus difficile. Certes,
on me rétorquera qu’il faut tenir compte de l’aspect distributif du
problème : si l’on admet que les propriétaires sont plus riches que les
locataires, alors une telle mesure est juste, car elle est favorable au pouvoir
d’achat des plus pauvres. Pourtant, cet argument n’est guère
convainquant : si l’on peut admettre que les propriétaires de logements
loués appartiennent en général aux catégories les plus aisées de la population,
en revanche les plus démunis des Français vivent plus souvent dans des HLM que
dans des logements privés, et ne seront donc pas bénéficiaires de cette
mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Dans le même ordre d’idée, une revalorisation des
retraites, qui est sans doute tout à fait souhaitable au plan éthique,
constitue une amélioration du pouvoir d’achat des retraités, mais au détriment
de celui des autres contribuables, si bien qu’elle ne peut pas être présentée
comme une mesure d’amélioration du pouvoir d’achat des français.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La prime pour l’emploi et la défiscalisation des heures
supplémentaires, qui, &lt;em&gt;mutatis mutandis&lt;/em&gt;, procèdent de la même logique,
constituent des cas plus complexes. Dans la mesure où elles sont susceptibles
d’accroître l’offre de travail, elles peuvent être génératrices de croissance,
et donc favorables au pouvoir d’achat. En revanche, elles contiennent forcément
une part d’effet d’aubaine, qui relève de la redistribution et non de
l’augmentation globale du pouvoir d’achat des français. Autrement dit, les
travailleurs qui effectuent déjà des heures supplémentaires, et qui ne
souhaitent pas en effectuer davantage, vont bien bénéficier d’un gain de
pouvoir d’achat, mais ce gain sera fait au détriment des contribuables. En
revanche, si ces mesures contribuent à faire augmenter le nombre d’heures
travaillées dans le pays, alors, effectivement, le pouvoir d’achat global du
pays s’en trouvera amélioré.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le cas de la distribution est également complexe : si
faciliter l’implantation de magasins hard discount est de susceptible d’être
favorable au pouvoir d’achat, cela passe par un mécanisme qui n’est pas si
intuitif que cela : ces magasins ont des coûts plus bas, en partie parce
qu’ils consacrent moins de ressources à l’accueil, à l’emballage, etc. Si une
partie du public est prête à faire ses courses dans ce type d’établissements,
c’est que ces personnes attachent moins d’importance à la qualité du service
qu’aux baisses de prix. Par conséquent, en empêchant aux magasins hard discount
de s’implanter dans nos villes, on oblige l’ensemble des consommateurs, y
compris ceux qui n’y attachent pas d’importance, à payer pour avoir un service
de qualité. Le développement du hard-discount devrait donc avoir pour
conséquence de libérer des moyens de production pour d’autres secteurs
d’activité. En résumé, si Lidle est favorable à la croissance, c’est (disons
entre autres) parce qu’il emploie moins de personnel que ses concurrents pour
faire (à peu près) la même chose, libérant ainsi de la force de travail qui
pourra fabriquer des téléphones portables, contribuant à faire baisser les prix
des téléphones portables (je passe sur l’aspect contestation de rentes de
monopole).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Pour résumer et conclure, ce que l’on peut reprocher au
débat actuel sur le pouvoir d’achat, c’est d’être porteur de confusion. Si la
question est celle du pouvoir d’achat de l’ensemble de la population, alors
elle doit être considérée comme identique à la question de la croissance. Si la
question est celle de la pauvreté ou des inégalités, alors c’est bel et bien de
pauvreté et d’inégalités qu’ils faut parler, c’est à dire s’intéresser aux
catégories percevant les revenus les plus faibles. Or, les contraintes sur les
loyers, la prime pour l’emploi, ou la défiscalisation des remboursements
d’emprunts immobiliers ne bénéficient pas spécifiquement aux catégories les
plus pauvres, si bien que leur impact distributif est éthiquement discutable.
En d’autres termes, parler de pouvoir d’achat fausse le débat sur la
croissance, et il fausse également le débat sur les inégalités.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.optimum-blog.net/post/2008/04/01/Le-pouvoir-dachat-nexiste-pas#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Courir plus pour gagner plus</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2008/03/30/Courir-plus-pour-gagner-plus</link>
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    <pubDate>Sun, 30 Mar 2008 13:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>réflexions ou tentatives</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Au cours d'une de mes trop nombreuses soirées au bistrot à refaire le
système fiscal, la composition de l'équipe de France et &lt;a href=&quot;http://www.adminet.org/jo/legumes.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;la recette de la
ratatouille&lt;/a&gt; en buvant des coups et en mettant des grands coups de poing sur
la table pour ponctuer mon propos, je me vantai de courir trois fois par
semaine - ce à quoi mon compagnon de beuverie répondit entre deux
hoquets : &amp;quot;Moi j'déééééteste ça, faudrait mmmmmm'payer pour m'faire
courir!!&amp;quot; Et s'il avait raison ?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&amp;quot;Pratiquer une activité physique régulière&amp;quot;, selon l'expression consacrée,
réduit le risque de maladies cardio-vasculaires; ne pas boire et ne pas fumer
réduit les risques de cancer; manger &amp;quot;au moins cinq fruits et légumes par
jour&amp;quot;, selon une autre expression consacrée, contribue également à réguler le
poids et à améliorer la santé. A l'inverse, glander devant la télé en mangeant
des chips, des pizzas, en fumant des Gitanes et en buvant du rosé au cubis,
augmente vos risques de choper moultes maladies qu'il va falloir soigner à
grands frais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il paraîtrait alors logique de décourager ces pratiques malsaines, et
d'encourager les comportements vertueux - pas seulement pour le bien des
individus eux-mêmes, mais parce que leur mode de vie engendre un coût élevé
pour la société (traitement des cancers, cirrhoses, maladies cardio-vasculaires
liées au surpoids...). Outre les campagnes de
prévention/information/culpabilisation/stigmatisation à la &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=SMTz9nIUkGc&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Starship
Troopers&lt;/a&gt;, un bon moyen de modifier ces comportements est de créer des
incitations financières destinées à faire internaliser aux individus les
externalités de leur comportement (le gars qui se nourrit exclusivement de
chips-pizza n'a pas pour intention de creuser le trou de la Sécu en l'obligeant
à prendre en charge le traitement de son obésité).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en partie chose faite, avec les taxes spécifiques qui pèsent sur le
tabac ou sur l'alcool, et découragent la consommation de ces produits
sataniques (&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=VhvO4KZnrUw&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;sauf quand on est riche et évadé fiscal&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais premièrement, ces mesures ne concernent pas tous les comportements dont
&amp;quot;l'abus&amp;quot; est nuisible pour la santé : il n'y a pas de taxe sur les pizzas
salami-reblochon-crème fraîche-supplément gorgonzola-double cheddar, ni sur le
Coca-Cola, ni sur le fait de ne jamais faire plus d'exercice que celui d'aller
du canapé au frigo. Or à en croire &lt;a href=&quot;http://www.oecd.org/dataoecd/58/15/35625384.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les
chiffres&lt;/a&gt;, ces comportements à risque sont en passe de devenir aussi sérieux
que le tabagisme ou l'alcoolisme. Alors bien sûr, il est difficile d'identifier
tous les produits susceptibles de favoriser l'obésité, de distinguer le niveau
de risque qu'ils représentent et de les taxer en conséquence (une pizza
hypercalorique avec 20% de lipides saturés devrait être plus taxée qu'un paquet
de biscuits, puisque sa consommation est plus néfaste et doit donc être
davantage découragée). Et la sédentarité ne saurait être taxée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en arrive alors à la deuxième limite de la politique actuelle en la
matière : si certains comportements sanitairement vicieux sont découragés
(internalisation des externalités négatives), aucun comportement sanitairement
vertueux n'est encouragé financièrement . Les légumes et le poisson coûtent
cher, et c'est chiant à préparer, contrairement à un sac de frites; courir ne
vous rapporte rien, les inscriptions en salle de sport coûtent cher. Mais
imaginez que les produits réputés bénéfiques (carottes, brocoli, orange, huile
de colza et &lt;a href=&quot;http://www.optimum-blog.net/post/2007/11/29/Va-comprendre&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Taillefine à
0%&lt;/a&gt;) soient subventionnés (nan, pas la PAC !), que le &lt;a href=&quot;http://fr.youtube.com/watch?v=oz_gm4PYnZU&amp;amp;feature=related&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Toutouyoutou&lt;/a&gt; soit déductible des impôts et que le &lt;a href=&quot;http://www.geonaute.com/FR/keymaze-300-19389541/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;GPS
Décathlon&lt;/a&gt; transmette vos parcours à Bercy, qui vous crédite d'impôts au
kilomètre couru... les externalités positives de ces comportements vertueux
seraient internalisées, ce qui pousserait les individus à développer ces
pratiques qui leur rapportent - et ce pour le bien de l'ensemble de la société,
qui verrait diminuer les dépenses de santé liées aux comportements à
risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien sûr, ce n'est pas si simple (enfin déjà que ça a l'air compliqué comme
ça...) : il y aurait un effet d'aubaine pour les individus qui ont déjà un
comportement tout ce qu'il y a de plus sanitairement vertueux, les
subventionner ne modifierait donc pas leur comportement, et ne représenterait
qu'un nouveau coût pour la société sans en supprimer aucun. Pour que le solde
de l'opération soit positif, il faudrait aussi que les subventions accordées
soient inférieures aux coûts de traitement des maladies, ce qui réduirait
d'autant le montant des incitations financières positives qu'on peut allouer,
et qui rendrait donc ces incitations d'autant moins efficaces. On peut
néanmoins penser que, au-delà du bilan financier, il est bénéfique d'avoir une
population en bonne santé (et donc un meilleur &amp;quot;capital humain&amp;quot;), même si cela
a induit une augmentation du déficit public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, à partir du moment où on considère que tout individu malade doit être
pris en charge par la collectivité, même s'il est responsable de sa maladie, il
faut tâcher de faire en sorte que le nombre d'individus malades diminue - on
retrouve ici le problème de l'alea moral propre à l'assurance : à partir
du moment où un individu sait que sa maladie ne lui coûtera rien
financièrement, il est incité à augmenter ses comportements à risque (boire,
fumer, manger des pizzas, vivre dans son canapé). Pour cela, il faut créer des
incitations financières efficaces (et si possible rentables), à la fois pour
décourager les comportements vicieux (le bâton, surtaxer les pizzas) et pour
encourager les comportements vertueux (la carotte, défiscaliser l'inscription
en salle de sport... on le fait bien avec les intérêts immobiliers !). Il est
évidemment bien difficile de mettre en place ce système de bonus/malus à
l'assurance maladie-causée-par-votre-comportement-alimentaire, mais certaines
pistes devraient peut-être être explorées, si l'obésité, qu'on nous présente
comme le nouveau fléau du XXIe siècle, continue à se développer et à rogner
l'espérance de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, comme je cours trois fois par semaine, j'ai pu sans hésiter me
commander une deuxième &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Maredsous_(bi%C3%A8re)&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;pinte de
Maredsous&lt;/a&gt;, sans le moindre scrupule.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.optimum-blog.net/post/2008/03/30/Courir-plus-pour-gagner-plus#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Nettoyage au Kärcher</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2008/03/03/Nettoyage-au-Karcher</link>
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    <pubDate>Mon, 03 Mar 2008 18:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>HS</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/03/03/1201-victime-d-une-atag&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;SM m'a taggé&lt;/a&gt;. P'tain, on se croirait à l'école
primaire ! En plus y a pas le droit de reprendre son père... Bon ben je
m'y colle alors.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;1-Pour m'auto-obliger à corriger mes copies, je suis obligé de jurer à mes
élèves que je vais leur rendre tel jour; puis je corrige le paquet dans la nuit
qui précède. Sinon je n'arrive pas à m'y mettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2-J'ai commencé trois fois la &amp;quot;Théorie générale&amp;quot; de Keynes sans parvenir à
dépasser le troisième chapitre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3-J'ai failli renverser mon Opel Astra en prenant trop allègrement un virage
serré après la victoire de la France en finale de l'Euro 2000, à six dans la
voiture. On a dû faire dix mètres sur deux roues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4-J'aime manger des tripes qui ont passé la nuit au frigo, ça fait une gelée
par dessus. Avec un picrate qui tache, c'est imbattable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5-J'ai arrêté de chercher à comprendre les mathématiques le jour où mon
autiste de prof de licence a dit &amp;quot;on va considérer un nombre dont le carré est
négatif&amp;quot;. Ca remettait trop de choses en question pour moi. J'ai failli le
brûler pour hérésie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6-Mon passe-temps favori consiste à sauter d'un avion en vol. On s'occupe
comme on peut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Valà... Vous êtes bien avancés maintenant. Bon ben en plus je connais
personne sur la blogosphère, moi. Allez tiens, on va pas jouer p'tits
bras : &lt;a href=&quot;http://www.ecopublix.eu/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dyslexix&lt;/a&gt;,
&lt;a href=&quot;http://www.attali.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Jacques Attali&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.leconomiste-notes.fr/dotclear/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Mathieu&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.rce-revue.com/?q=rceblog&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Emmeline&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://krugman.blogs.nytimes.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Paul Krugman&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://philippeaskenazy.blogs.nouvelobs.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Philippe
Askenazy&lt;/a&gt;. Ben ouais, chui un fou moi, peur de rien !! Pis la liste des
cibles atteignables commence à se faire maigrichonne.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>C'est arrivé près de chez vous</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2008/03/03/Cest-arrive-pres-de-chez-vous</link>
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    <pubDate>Mon, 03 Mar 2008 17:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>réflexions ou tentatives</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Mon Multiplexe préféré passe entre autres, en ce moment, la superproduction
«Asterix aux Jeux Olympiques» (78 millions d'euros de budget, plus de 6
millions d'entrées) et le modeste drame « Survivre avec les loups »
(7 millions d'euros de budget, 600 000 entrées). Quoi que je décide d'aller
voir, il m'en coûtera 9,40€ - ah ouais, quand même... je dénonce &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/02/29/hausse-des-prix-francois-fillon-denonce-de-reels-exces_1017516_3234.html#ens_id=882765&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le réel excès&lt;/a&gt; du prix du ticket de cinéma. Bref.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;ins&gt;I - Différenciation ou unicité des tarifs&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui m'interpelle, c'est que le prix du ticket de cinéma soit le même pour
tous les films projetés dans le complexe, quels que soient sa popularité, son
coût de production ou sa durée.&lt;br /&gt;
Pourtant, la tarification des autres types de spectacles est souvent
différenciée. Ainsi, &lt;a href=&quot;http://www.stadefrance.com/calendrier&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;au Stade de France&lt;/a&gt;, pour un même placement, il vous en coûtera 65€
d'aller voir le match de championnat Lille-Lyon, contre 90€ pour la finale de
la coupe de la Ligue (pourtant avec le PSG et Lens, vous devriez plutôt être
dédommagés d'aller assister à ce duel de tanches à l'intensité digne de la
parade nuptiale d'un ver de terre asthmatique). &lt;a href=&quot;http://www.bercy.fr/programme/concert/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;A Bercy&lt;/a&gt;, 50€ pour
écouter les compatriotes de Belgo brailler des polyphonies corses, 150€ pour
Elton John. Ces différences de prix ne doivent pas surprendre : elles
reflètent principalement la demande plus ou moins forte, déterminée par la
popularité de l'événement et sa rareté. Et dans une certaine mesure, les
différences de coût de production/organisation, et la capacité du public visé à
payer (un concert pour étudiants fauchés sera probablement moins cher qu'un
opéra pour salauds de bourgeois). Mais pas de ça pour le cinéma, qui cultive le
tarif unique. Pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;ins&gt;II - Le vigile coûte trop cher&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Première chose, à mon avis, une contrainte bassement technique et
matérielle : le contrôle des tickets se fait à l'entrée du
« hub » qui dessert toutes les salles, mais une fois dans ce hub,
vous pouvez aller dans n'importe quelle salle. Il serait trop coûteux de mettre
un contrôleur à l'entrée de chaque salle (j'ai déjà fait l'expérience,
profitant de mon pass illimité pour un festival art et essai pour entrer
gratuitement et aller voir &lt;a href=&quot;http://imdb.com/title/tt0108281/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;un bon vieux film de Jet Li&lt;/a&gt; à la place d'&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/cinema/films/tiens-ton-foulard-tatiana-3507.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;un improbable film finlandais&lt;/a&gt; ). A l'inverse, quand vous achetez un
billet pour le concert Urban Peace, impossible de l'utiliser pour aller voir
André Rieu. Mais admettons que le salaire minimum soit supprimé et qu'on puisse
mettre un vigile à l'entrée de chaque salle pour 1€ par mois (ça lui apprendra,
il avait qu'à mieux travailler à l'école). Que se passerait-il ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;ins&gt;III - The Axe Effect ?&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tarification unique du cinéma semble supposer que le revenu que va générer
un film dépend de son coût de production : plus le film est cher, plus il
va attirer de spectateurs, ce qui permettra de le rentabiliser (le coût
marginal de la projection – ie. la projection d'une séance
&lt;em&gt;supplémentaire&lt;/em&gt; - d'un film étant très faible, alors que le coût fixe
de production est élevé). Autrement dit, la demande serait une fonction
croissante du coût de production.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
       &lt;ins&gt;A - Plus t'en mets, plus t'en as...&lt;/ins&gt;
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;D'un côté, il est vrai que les très grosses productions sont celles qui ont
fait les plus grosses entrées, que ce soit Titanic, Le Seigneur des Anneaux,
Pirates des Caraïbes ou la deuxième trilogie Star Wars (enfin la première dans
la chronologie galactique, mais la deuxième dans la chronologie réelle... enfin
les épisodes I-II-III, mais pas les trois premiers, les trois derniers. Ah et
puis merde!). Indépendamment de la qualité des films, la débauche de moyens et
les rouleaux compresseurs promotionnels ont permis de largement les
rentabiliser. Dans ce cas, si la demande augmente bien proportionnellement au
coût de production (ou plus), la tarification unique de la place de cinéma
semble justifiée, puisqu'il n'y aurait pas de risque supplémentaire lié à
l'importance du budget.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
       &lt;ins&gt;B - ... ou pas.&lt;/ins&gt;
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Mais d'un autre côté, des films à (très) petit budget peuvent avoir un grand
succès (« Le projet Blair witch » : 35 000$ de budget, 150 millions
de recettes; « Trainspotting » : 3,5 millions de dollars de budget,
24 millions de recettes; « Le Parrain » : 6 millions de dollars de
budget, 265 millions de recettes...) alors que des superproductions peuvent
faire un flop (« Alexandre » : 150 millions de dollars de budget pour
33 millions de recettes; « Pluto Nash » (rien à voir avec John,
non) : 100 millions de dollars de budget, 4 millions de recettes). Ainsi,
il paraîtrait logique qu'un risque élevé lié à un coût de production élevé soit
couvert par un prix de vente plus élevé. Et qu'à l'inverse, un petit budget
(faible risque) justifie un billet bon marché. Mais pour être honnête, ces cas
sont plutôt les exceptions qui confirment la règle de l'Axe Effect.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(sources pour ce III : &lt;a href=&quot;http://www.the-numbers.com/movies/records/worldwide.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_plus_gros_%C3%A9checs_du_box-office_am%C3%A9ricain&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.optimum-blog.net/post/2008/03/03/www.allocine.fr&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;ins&gt;IV - L'élasticité-prix&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Se pose alors la question de l'élasticité-prix croisée du billet de cinéma
(ie.comment réagit la demande de « film petit budget » lorsque le
prix du « film gros budget » augmente). Si le prix du billet du film
« petit budget » diminue, la demande pour ce film va-t-elle augmenter
au détriment de la demande pour un film gros budget ? Autrement dit,
va-t-on au cinéma pour aller voir un film en particulier, ou va-t-on au cinéma
pour sortir, le film étant plus ou moins un prétexte ?&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
       &lt;ins&gt;A - Faible...&lt;/ins&gt;
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier cas, l'élasticité-prix sera faible, et la différenciation du
tarif serait efficiente (pour les offreurs, ie.
producteurs/réalisateurs/distributeurs/exploitants) puisqu'elle permettrait
d'augmenter les revenus et de mieux couvrir le risque. Si on couple cela à
l'Axe Effect présenté au paragraphe III-A, on obtient un bien dont la demande
est une fonction croissante du prix de vente (qui reflète le coût de
production). On a là un bien dont le prix élevé est un signal de la qualité
(selon les spectateurs), ce qui pousse à en consommer davantage.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
       &lt;ins&gt;B - ...ou forte.&lt;/ins&gt;
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Dans le deuxième cas (si on veut simplement sortir), l'élasticité-prix sera
élevée, et se traduira par une substitution des « petits » films aux
« gros » films, qui n'auront donc pas intérêt à répercuter leur coût
de production sur le prix du billet. Ce cas de figure justifierait donc la
tarification unique de la place de cinéma. Mais cela voudrait dire que les
petites salles passant de petits films avec des billets à petits prix seraient
beaucoup plus fréquentées que les multiplexes. Ce qui n'est pas le cas. L'effet
de substitution provoqué par les différences de prix entre les films (approché
ici par les différences de prix entre les salles) semble donc marginal.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
       &lt;ins&gt;C - L'unification des prix&lt;/ins&gt;
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Conséquence : si l'élasticité-prix croisée des films est faible (comme
nous le supposons), cela pousse « les gros films » à augmenter leur
prix, mais cela ne pousse pas « les petits films » à baisser les
leurs, puisque de toutes façons cela ne leur permettrait pas d'augmenter leur
fréquentation. Au sein d'un même complexe, les petits films sont donc incités à
aligner leur prix sur les gros, chacun possédant manifestement une clientèle
captive, qui ne semble pas très sensible aux variations des prix relatifs des
films, pas plus d'ailleurs qu'à leurs prix absolus (le nombre de films vus par
habitant et par an a augmenté de 50% entre 1992 et 2005, malgré un
quasi-doublement du prix moyen du ticket; sources &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9quentation_cin%C3%A9matographique#_note-0&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.alconis.com/dotclear/index.php?2006/02/16/84-quand-le-ticket-de-cinema-vaut-de-l-or&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;là&lt;/a&gt;). La tarification unique du billet pourrait donc
s'expliquer par le fait que les grosses productions font pression pour
augmenter le prix du billet (multiplié par 4 depuis 1980) et que les petites
productions peuvent sans danger s'aligner à la hausse, puisque
l'élasticité-prix est faible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;ins&gt;V - Une offre illimitée&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais si on voulait que le prix du billet soit réellement différencié et
déterminé par le jeu du marché (comme c'est manifestement le cas pour les
spectacles vivants, qui semblent se tarifier davantage en fonction de la
demande qu'en fonction du coût de production), il faudrait que l'offre de
places de cinéma soit rationnée. En effet, les films sont projetés dans de
nombreuses salles, plusieurs fois par jour, pendant des semaines; l'offre (ie.
le nombre de places de cinéma disponibles) est donc quasi-illimitée, au regard
de la demande (les salles de cinéma tournent souvent à presque vide, notamment
pendant les séances de l'après-midi en semaine, et davantage encore quand le
film est depuis un moment à l'affiche).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès lors, impossible d'établir une rareté de ce bien, et donc un prix
dépendant de la popularité réelle du film. Les seuls mécanismes qui permettent
d'établir la rareté d'un film sont les avant-premières, où on pourra vendre les
places (en nombre limité, du coup) d'autant plus cher que le film sera attendu;
et dans une moindre mesure, le fait que les gros films commencent par être
exploités dans les plus grosses salles d'un complexe (plus grand écran,
meilleure sonorisation), avant d'être progressivement relégués dans ses petites
salles, peut inciter les spectateurs à chercher à le voir absolument pendant
ses premiers jours de sortie – ce qui crée la rareté du bien et permettrait
(car ce n'est pas le cas) de vendre les billets plus cher pendant les premiers
jours.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous aurez compris tout seuls que les spectacles vivants ne connaissent pas
ce problème, puisqu'ils ont une offre très rationnée : Johnny ne va pas
faire cinq concerts par jour au SDF pendant trois semaines, et la finale de la
coupe de la Ligue n'aura lieu qu'une seule fois. Bien entendu, il n'est pas
question pour le cinéma de chercher à rationner son offre, puisque le coût fixe
de production est très élevé alors que le coût marginal de projection est très
faible, ce qui incite à faire le plus de projections possibles pour chercher à
rentabiliser le film.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;ins&gt;Conclusion&lt;/ins&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au final, il semble que la tarification unique du billet de cinéma, qui peut
sembler étrange au premier abord, soit justifiée. D'abord parce que les films à
gros budget (notamment promotionnel) sont la plupart du temps des films à gros
succès; le coût de production ne se répercute donc pas sur le prix de vente,
puisque la demande (et donc la possibilité de rentabiliser le film) croît avec
le coût. Par ailleurs, l'élasticité-prix croisée des petits films aux gros
films est vraisemblablement faible, ce qui incite les « petits
films » à aligner leur prix sur toute hausse du prix des « gros films
», car conserver un prix inférieur ne leur attirerait pas de spectateurs
supplémentaires. Enfin, l'offre virtuellement illimitée de places de cinéma
pour un film empêche de créer la rareté de ce bien, le prix du billet ne peut
donc pas être fixé par le jeu du marché, et il ne peut donc pas être
différencié.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.optimum-blog.net/post/2008/03/03/Cest-arrive-pres-de-chez-vous#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Incivilité ordinaire</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2008/03/02/Incivilite-ordinaire</link>
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    <pubDate>Sun, 02 Mar 2008 15:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine B.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je me suis fait tagger par &lt;a href=&quot;http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/02/28/1195-gizmo-m-a-taguer&quot;&gt;
Delaigue&lt;/a&gt;. Tsss&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Bon, 6 trucs :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;1- J’adore les modes superlocrien et Bartok. Ce sont
d’ailleurs les mêmes, à un triton près (dans un sens ou dans l’autre, bien
sûr). C’est bon à savoir quand on remplace le cinquième degré par son
triton.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;2- Les managers du mac-do de l’aigle à Grenoble
m’adoraient, car j’étais le seul à adorer être en charge de la plonge à la
fermeture (c’est mon côté noctambule)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;3- Une de mes meilleures vannes d’économiste. Pour la
comprendre, il faut savoir que j’ai commencé mes études à Grenoble, premier
fief de &lt;em&gt;l’école de la régulation&lt;/em&gt;, et que je les ai terminées ailleurs.
Vanne :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Un collègue régulationiste : « Il faut savoir
que la régulation, c’est parti de Grenoble. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Moi : « moi aussi. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;4- Je suis membre de plein droit du mythique Central Loose
Band, seul groupe qui ne fera jamais un seul concert tant il a la philosophie
underground chevillée au corps.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;5- Dans les conférences internationales, je me démerde
plutôt bien en anglais, mais j’ai un truc : dans les jours qui précèdent,
je regarde toujours quelques épisodes de 24 heures chrono en VO sans
sous-titres, et je répète les phrases les plus percutantes de Jack Bauer.
&lt;span style=&quot;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;(« I have no intention to
hurt you, but I’ll do whatever it takes to get this kit-kat out of your
hands”)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;6- La semaine dernière, j’ai fait du vélo sur les remparts
de Lucca, en Toscane.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Bon, il faut que je désigne 6 victimes, mais je préviens
que j’ai la flemme de vérifier s’ils ont déjà été taggués. Donc, je taggue
&lt;a href=&quot;http://swissroll.info/&quot;&gt;François&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://dinersroom.free.fr/&quot;&gt;Jules&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.tanstaafl-fr.net/&quot;&gt;Jean Dubois&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://allegro-vivace.hautetfort.com/&quot;&gt;Damien&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/&quot;&gt;SM&lt;/a&gt; et, tenez-vous bien, &lt;a href=&quot;http://milan.blog.lemonde.fr/&quot;&gt;Milan&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Au sujet de Milan, je me souviens qu’il expliquait à quel
point il tenait à ces longues périodes d’inactivité qui lui rappelaient que
blogguer n’était qu’un passe-temps, pas un sacerdoce. Il n’avait peut être pas
complètement tort.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.optimum-blog.net/post/2008/03/02/Incivilite-ordinaire#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Entre deux longueurs...</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2008/02/01/Entre-deux-longueurs</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:21abe864fe5f496571a4b324f1e513b3</guid>
    <pubDate>Fri, 01 Feb 2008 19:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>c'est pas nous qui l'avons dit</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2008/01/30/1161-celle-qui-a-tout-mais-alors-tout-bien-compris-du-jour&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Econoclaste met un Scud&lt;/a&gt; bien mérité à Ségo, les commentateurs
se déchirent à coups d'épines de rose, une deuxième salve est tirée avec
&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/01/30/01011-20080130FILWWW00496-royal-sarkozy-c-est-monsieur-taxes.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;un lien&lt;/a&gt; vers ses dernières déclarations, et je viens en
renfort sur une de ses énormités :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;l'impôt sur les produits pétroliers qui augmente puisque les prix des
carburants augmentent&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais non, espèce de c**** !!!!!!! D'abord, sa phrase est mal tournée :
si elle voulait dire que les prix des carburants augmentaient à cause de
l'augmentation de la TIPP (ce qui semble être sa logique, d'après le reste du
discours), il fallait dire &amp;quot;les prix des carburants qui augmentent puisque
l'impôt sur les produits pétroliers augmentent&amp;quot;. Et quoi qu'elle ait voulu
dire, elle se plante, puisque encore une fois, la TIPP n'est pas un pourcentage
du prix du pétrole (qui, on ne le dira jamais assez, augmente parce que la
demande augmente plus vite que l'offre), mais une somme fixe au litre. Donc
l'augmentation du prix de pétrole :&lt;br /&gt;
1-n'est pas due à une augmentation proportionnelle de la TIPP;&lt;br /&gt;
2-n'enrichit pas l'Etat en augmentant ses rentrées fiscales via la
TIPP.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà, c'est tout, je retourne à la piscine.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.optimum-blog.net/post/2008/02/01/Entre-deux-longueurs#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Science, idéologies et statistiques « ethniques »</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2007/12/12/Science-ideologies-et-statistiques-ethniques</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:844a6d3e93266e7c1092b38792419027</guid>
    <pubDate>Wed, 12 Dec 2007 18:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine B.</dc:creator>
        <category>réflexions ou tentatives</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le lien entre les grandes idéologies ou religions et la
science n’est pas si simple qu’on pourrait le penser de prime abord. On a en
tête les déboires de Galilée avec l’Eglise catholique au sujet de
l’héliocentrisme ou la stupéfiante distinction entre science prolétaire et
science bourgeoise chez les marxistes. La différence entre l’adhésion à une
idéologie et une démarche scientifique est que la première requiert de la foi
là où la seconde réclame la pratique du doute.&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Pourtant, il arrive que les rapports entre idéologie et
science soient plus ambigus. Pour reprendre l’exemple de Galilée, les
défenseurs de l’Eglise ne manquent pas de rappeler que celui-ci est devenu le
savant que l’on sait grâce à l’éducation qu’il avait reçue des jésuites, et
grâce aux recherches qu’il a effectuées dans une université ouverte par
l’église, entouré de jésuites. Cette partie de l’histoire est également
vraie : il se trouve qu’il y avait une soif de connaissances et de
compréhension du monde dans l’église et que cette soif fut le moteur d’un
certain nombre d’avancées scientifiques. Le problème émerge dès lors que cette
soif de compréhension débouche sur des découvertes qui sont ou semblent être en
contradiction avec la foi. L’enchaînement est donc celui-ci : A- je crois
que Dieu a créé le monde, donc je cherche à découvrir les lois qui régissent ce
monde qu’il a créé, B- en cherchant, je finis par trouver des choses qui sont
contradictoire avec mes croyances initiales&lt;a style=&quot;&quot; href=&quot;http://www.optimum-blog.net/post/2007/12/12/#_ftn1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;
[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Mutatis mutandis, on pourrait tenir un raisonnement
similaire avec le marxisme. Celui-ci s’inscrit incontestablement dans une
logique de progrès, naturellement favorable à la science. La foi dans l’idéal
communiste a permis à l’URSS de produire des savants de haut niveau. Mais
lorsque l’on observe que la baisse tendancielle du taux de profit ne se
manifeste pas dans les faits, les plus idéologues des marxistes s’enferment
dans une attitude que Popper dénonçait comme typiquement non scientifique,
consistant à expliquer que si une crise ne se traduit pas par l’effondrement du
capitalisme, c’est que ce n’était qu’une petite crise, annonciatrice de la
vraie grosse, qui elle, se produira… plus tard… un jour.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Que penser de tout cela, aujourd’hui, en ces temps où les
grandes idéologies semblent ne plus être que les vestiges d’un passé
lointain ? Il faut bien entendu distinguer le regard historique d’une
part, qui conduit à une certaine indulgence relativiste vis-à-vis des errements
du passé, et d’autre part une position normative qui doit conduire à
systématiquement privilégier la raison, en cas de conflit avec la foi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Nul doute que c’est cette position qu’adopterait, à ce
sujet, un homme de raison tel que François Hollande, si on l’interrogeait sur
le cas de Galilée, par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Pourtant, il est une idéologie bien encore vivante de nos
jours, qui est sujette à ce genre de conflit entre foi et raison. C’est une
idéologie que l’on pourrait qualifier de « jacobine » si ce n’était
donner plus de poids qu’il n’en eu à l’éphémère club des jacobins. Appelons-la
donc le « républicanisme à la Française ». Incontestablement, le
républicanisme a largement contribué à la diffusion du savoir et de l’esprit
scientifique dans le pays. On peut même dire que le savoir est sacré pour les
républicains. Pensons à ces fiers instituteurs, héros de la république, qui, à
l’instar du père de Pagnol dans &lt;em&gt;La gloire de mon père&lt;/em&gt;, se sont voué à
ces sacerdoces que sont la transmission du savoir et l’instruction des futurs
citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Pourtant, cette idéologie amoureuse de la science peut,
dans certains cas, être en position délicate avec elle. On en a vu une
illustration récemment. Des républicains, parfois pourtant modérés tels que
François Hollande, se sont fendu d’une pétition réclamant que soit interdite
toute étude statistique portant sur l’origine des individus. Les fameuses
statistiques ethniques. Un des arguments les plus entendus chez les
pétitionnaires (à qui le conseil constitutionnel a par ailleurs donné raison)
consiste à demander un peu bêtement ce qu’on veut faire de telles statistiques.
La réponse à cette question déconcertante est simplement : « des
sciences humaines ». Les sociologues, économistes, historiens,
politologues, etc, ont la fâcheuse tendance à tenter d’établir des liens de
cause à effet entre différentes variables, et aiment disposer de données
statistiques pour tester la validité empirique de leurs théories en la matière.
L’origine des individus est une de ces variables, au même titre que l’âge, le
sexe, la profession, le niveau de qualification. Parmi les questions auxquelles
la disponibilité de telles données peut contribuer à donner des réponses, c’est
évidemment à celle des discriminations que l’on pense en premier. Il ne s’agit
pas uniquement de mesurer si les minorités visibles ont un moins bon accès à
l’emploi que le reste de la population. L’économétrie permet de se demander si
ce moins bon accès à l’emploi est également observé toutes choses égales par
ailleurs (même âge, diplôme, origine sociale, …). De telles études
permettraient, au-delà des pétitions de principe, d’identifier des leviers
d’actions pour faire évoluer les choses. Si les discriminations sont observées
toutes choses égales par ailleurs, alors c’est sur les comportements
discriminants qu’il faut agir. Si, en revanche, la sous-représentation dans les
emplois bien payés des minorités visibles est imputable à une
sous-qualification, alors c’est plutôt l’accès aux diplômes qui sera le levier
pertinent. Disposer de données permet de ne pas en rester à des considérations
de façade.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Mais il n’y a pas que la question des discriminations qui
pourra être éclairée par la disponibilité de données sur l’origine. J’ai
toujours entendu dire qu’à Marseille, les communautés avaient tendance à se
mélanger davantage que dans d’autres grandes villes à forte population
d’origine étrangère. Est-ce vrai ? Pour un taux donné de minorités
visibles dans la population totale, est-il plus probable qu’un groupe d’amis
soit multiethnique à Marseille qu’à Paris ? Si c’est vrai, à quoi est-ce
du ? A un phénomène culturel ou à des politiques d’attribution des
logements sociaux ? Si c’est vrai, quelle est l’influence de cette mixité
sur l’intégration, la sécurité, l’emploi, le vote d’extrême droite, etc… Autant
de questions auxquelles il est difficile de répondre sans disposer de données
sur l’origine des individus.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;On peut citer un autre exemple d’utilisation de telles
données, moins en prise avec des problématiques sociales contemporaines. Il
s’agit de &lt;a href=&quot;http://voxeu.org/index.php?q=node/779&quot;&gt;cette étude&lt;/a&gt; (via
&lt;a href=&quot;http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2007/12/09/1112-bigre&quot;&gt;Econoclaste&lt;/a&gt;),
qui mesure l’impact de l’esclavage passé sur le sous développement présent en
Afrique, en se fondant sur des données ethniques (qui permettent d’inférer les
pays d’origine des esclaves).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Mais, bien que les arguments favorables à l’utilisation de
ce type de données abondent, il est anormal de devoir justifier une liberté
(liberté de poser des questions à des gens qui acceptent d’y répondre) par
l’utilité retirée de son exercice. C’est, au contraire la privation d’une telle
liberté qui doit être justifiée. Or, les arguments favorables à l’interdiction
des statistiques ethniques semblent bien pauvres pour pouvoir justifier cette
interdiction. Quels sont-ils ? Il y a d’abord celui du risque de fichage
des citoyens par leur origine, qui pourrait éventuellement, un jour, profiter à
un tyran mal intentionné. Sans même évoquer la possibilité de contrôler la
collecte de ces données, pour qu’un tel fichage ne soit pas effectué, on peut
douter de l’utilité de ces informations pour un tyran, quelles que soient ses
intentions. On n’a jamais tort de penser au pire, et le pire serait sans doutes
l’arrivée au pouvoir de quelque groupuscule néo-nazi, ayant pour projet de
mettre en œuvre une entreprise d’épuration ethnique. Mais qui peut croire que
des génocidaires pourraient avoir besoin, pour savoir qui exterminer, de
données issues de tel ou tel sondage de l’insee portant sur un panel de 10'000
individus choisis selon la méthode des quotas ? Le faciès et le patronyme
des individus leur seront, à n’en point douter, largement suffisants. Croit-on
vraiment que le génocide Rwandais aurait été plus massacrant si les
génocidaires avaient disposé de statistiques ethniques sur les Tutsis ?
D’autres arguments évoquent des difficultés liées à la prise en compte
d’origines multiples ou le caractère génétiquement non pertinent du concept
d’ethnie. Là encore, on peine à être convaincu. Pour ce qui est des origines
multiples, il est tout à fait possible d’intégrer le métissage à la collecte de
ces informations. De plus, ce genre d’études concerne, en général, des
sous-ensembles flous : il est toujours possible de tomber sur des
individus qui ne correspondent vraiment à aucune des cases prévues pour
répondre à la question de leurs origines. Ce n’est évidemment pas un problème,
dès l’instant où le ce genre de difficultés ne se présentent pas pour
l’essentiel de la population sondée. Pour ce qui est de l’inconsistance
génétique du concept d’ethnie, elle passe à côté du problème, puisque le
problème est social et non génétique. Les notions de blanc, noir, asiatiques, …
font partie de l’entendement des gens et ont des répercussions sur la vie
sociale. Dès lors, la question de la pertinence génétique de la distinction ne
se pose pas au sociologue ou à l’économiste qui s’intéresse à ces répercussions
sur la vie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Mais alors, si les arguments favorables à l’interdiction
des statistiques ethniques sont si peu convainquant, comment se fait-il que
tant de gens intelligents y soient néanmoins favorables ? Il faut en
revenir aux propos initiaux de ce billet pour le comprendre, et sur la
survivance de cette idéologie que nous avons appelée le « républicanisme à
la Française ». Celui-ci existe dans des versions softs et raisonnables.
Ces versions là considèrent que les institutions et l’éducation doivent
permettre de tendre vers une situation dans laquelle l’origine des citoyens n’a
pas de répercussions sur leur vie sociale et politique. Les tenants de ces
tendances modérées n’ont aucune raison de s’opposer à la science, fût-elle
humaine, surtout si elle leur permet de mesurer l’écart à parcourir pour
atteindre l’objectif, et d’identifier des leviers d’action. Ce sont les
partisans de la version dure du républicanisme à la française qui posent
problème. La doctrine de ceux-ci peut s’exprimer de la façon suivante :
« Depuis la révolution française, et grâce à l’esprit des lumières qui,
dans son universalisme, illumine la France plus que tout autre pays au monde,
la vie sociale et politique des citoyens français ne dépend plus de leurs
origines, mais uniquement de leur mérite et de leur libre arbitre ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;C’est dans cette doctrine qu’il faut voir l’origine des
réticences exprimées vis-à-vis des statistiques ethniques : celles-ci
risqueraient de révéler, par une démarche scientifique, que la doctrine est
tout simplement fausse. Et ça, ce républicanisme, qui a par ailleurs tant fait
pour l’éducation et la science, ne saurait l’admettre. A l’issue de son procès,
il fut demandé à Galilée de ne présenter sa théorie que comme une hypothèse, au
même titre que le géocentrisme. Si François Hollande avait été pape à la place
de Paul V, peut-être lui aurait-il plus simplement interdit d’utiliser son
télescope.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;&quot;&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt;
&lt;hr style=&quot;text-align: left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt;

&lt;div style=&quot;&quot; id=&quot;ftn1&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;a style=&quot;&quot; href=&quot;http://www.optimum-blog.net/post/2007/12/12/#_ftnref1&quot; name=&quot;_ftn1&quot; title=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;&quot;&gt;
[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; En fait, c’est
davantage l’enseignement d’Aristote que la foi catholique qui fut ébranlé par
les découvertes de Galilée.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Andrea Bonappeti = imposteur</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2007/12/12/Andrea-Bonappeti-imposteur</link>
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    <pubDate>Wed, 12 Dec 2007 18:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine B.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Comme &lt;a href=&quot;http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2007/11/22/1094-qu-on-me-confie-une-mission-sur-le-salaire-des-enseignants#c5567&quot;&gt;
Mathieu P.&lt;/a&gt;, j'ai vécu jusqu'à la semaine passée dans la crainte de
représailles de ma directrice de thèse, si elle venait à se rendre compte que
je passais plus de temps à bloguer qu'à écrire ma thèse. C'est pourquoi j'ai
inventé ce double au nom ridicule qu'est Andrea Bonappeti, grâce auquel j'ai
quand même pu publier quelques billets un peu longs. J'abandonne donc désormais
cette couverture, pour retrouver ma véritable identité.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bad incentive</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2007/12/12/Bad-incentive</link>
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    <pubDate>Wed, 12 Dec 2007 13:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>réflexions ou tentatives</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Je suis allé chez Ikea. Il me fallait un catalogue, m'aperçus-je en entrant;
j'allai donc à l'accueil situé à 3 mètres de l'entrée, où on m'informa que les
catalogues étaient à retirer à l'autre bout du magasin. Je parcourai donc les
200 mètres et demandai cette fois DEUX catalogues, tout en interrogeant
l'employé de service sur les raisons de cet éloignement fort peu
pratique : &lt;em&gt;&amp;quot;C'est parce qu'en les mettant à l'entrée, les gens en
prenaient plein&amp;quot;&lt;/em&gt;. Mauvais calcul d'Ikea.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;br /&gt;
En effet, l'idée de départ est qu'il faut instaurer un coût au retrait du
catalogue, car si on les met en libre service dans un présentoir situé à
l'entrée, tout le monde en prend un machinalement, même s'il n'en a pas besoin.
Le diagnostic est bon, mais le remède ne l'est pas : parcourir 200 mètres
pour retirer un catalogue représente en effet un coût, mais un coût fixe fort
élevé (et un peu vexant). Etant donné que le coût marginal du retrait du
catalogue est nul (une fois que j'ai parcouru ces 200 mètres, retirer 1 ou 5
catalogues ne me coûte rien de plus, si on néglige le poids du catalogue), le
consommateur a intérêt à répartir ce coût fixe sur un plus grand nombre
d'unités, même s'il n'en retire pas d'utilité directe. Je ne voulais pas qu'il
soit dit que j'avais fait 200 mètres pour UN catalogue, même si je n'avais
besoin que d'un seul : j'en pris donc DEUX, juste pour les faire
chier.&lt;br /&gt;
Si Ikea avait laissé ses catalogues à l'entrée mais les avait mis derrière le
stand d'accueil, à qui il aurait fallu s'adresser à l'employé pour les retirer,
cela aurait créé un coût suffisamment élevé pour que seuls les gens qui ont
besoin d'un catalogue en prennent un, et suffisament faible pour que le client
maximisateur (ou juste gros con, comme moi) ne se sente pas obligé d'amortir ce
coût fixe sur plusieurs catalogues.&lt;br /&gt;
Ce raisonnement est le même que celui de l'exemple de l'open bar : on a
voulu lutter contre les comas éthyliques aux open bars (Belgo, on t'a
reconnu ! C'était pas la peine de faire une thèse juste pour pouvoir
picoler à la fin...) en augmentant le prix d'entrée à la soirée. Effet
contre-productif désastreux : pour faire basiser le coût moyen de la
boisson, les étudiants ont logiquement augmenté leur consommation d'alcool,
puisque le coût marginal est nul.&lt;br /&gt;
Mal comprises et mal utilisées, les incitations se révèlent perverses :
Ikea donne sans doute plus de catalogues que nécessaire (enfin si tous les
clients sont aussi tordus que moi). Je suis prêt à leur faire un audit à 1
million d'euros pour corriger ça. Trop ? Bon, une étagère supplémentaire
gratuite pour ma bibliothèque Billy, alors.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Pardonnez-leur...</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2007/12/10/Pardonnez-leur</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:222c21934735d6a95d443133dbadabb1</guid>
    <pubDate>Mon, 10 Dec 2007 18:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>c'est pas nous qui l'avons dit</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je trouve qu'on a bien peu parlé de la déclaration de Mme Parisot, qui se
&lt;em&gt;&amp;quot;demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la
suppression de la durée légale du travail&amp;quot;&lt;/em&gt;. Sans doute cela ne mérite-t-il
pas force commentaire, tant la chose est énorme. Il me semble cependant
nécessaire de pointer, au-delà d'une revendication corporatiste qu'on pourrait
à la limite considérer comme légitime, la grossièreté de son propos.&lt;br /&gt;
En effet, sa proposition balaie d'un revers de main plus d'un siècle de
législation du travail, et fait apparaître ses instigateurs comme des
inconséquents, qui ont mis en place des bizarreries réglementaires qui n'ont
jamais trouvé de justification. &amp;quot;Bon, ils se sont bien amusés avec leurs lois
sur la durée du travail, ils ont fait leurs petits essais, on a vu que ça ne
marchait pas, la plaisanterie commence à avoir assez duré, il est temps de
balayer tout ça&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Mais l'attitude des media a, pour une fois, sans doute été la bonne (même si ce
n'était pas leur objectif) : de telles crasseries ne méritent que le
mépris, et j'y ai déjà accordé bien trop d'attention.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>A la manière de...</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2007/12/06/A-la-maniere-de</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:bfc3ae237ad4cc805f94b317709901c9</guid>
    <pubDate>Thu, 06 Dec 2007 02:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Antoine B.</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Autant le dire, sans Jules, je serais sans doutes passé à côté des
mémorables &lt;a href=&quot;http://dinersroom.free.fr/index.php?2007/06/27/566-les-deux-dernieres-remarques-de-tony-blair&quot;&gt;
deux dernières remarques de Tony Blair à la chambre des communes&lt;/a&gt;. Quelle
classe tout de même, quoi qu'on pense du bilan politique de l'homme ! Si vous
ne vous en souvenez pas, allez les ré-entendre sur le lien précédent, puis
revenez.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La traduction de Jules, amandée par mes soins :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Monsieur le président, si je puis finir par deux remarques très brèves
...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;A la Chambre des Communes, d'abord ; je n'ai jamais prétendu être
le plus grand des hôtes de la Chambre, mais je puis l'honorer de mon meilleur
compliment en disant que du début à la fin je n'ai jamais cessé de la
craindre.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Et cette appréhension qui m'a titillé aujourd'hui, trois minutes avant
midi, je l'avais dejà ressenti il y a dix ans, elle était en tout point aussi
aigüe. C'est dans cette crainte que réside le respect.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La seconde chose que j'aimerais dire, sur la politique, c'est à mes
collègues des différents partis politiques.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il en est pour diminuer la politique. Nous le savons, qui sommes
engagés, que c'est en elle que les homme se grandissent.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Même si je sais qu'elle est faite de compétitions féroces, elle demeure
l'arène où le coeur bat plus vite ; et si elle abrite parfois de basses
manoeuvres, elle est encore plus souvent ce lieu où l'on poursuit les nobles
causes.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je vous souhaite, mes amis, mes adversaires, du bien. Et j'ai fini là
dessus.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Le lien sur Youtube présentant cet extrait là n'est malheureusement plus
disponible, mais à la fin de &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=HZQKG_ff9bo&quot;&gt;cet extrait&lt;/a&gt;, on a quand même
la seconde remarque. Notez le petit geste quand il dit que c'est la fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors bien sûr, la différence est grande entre passer 10 ans à la tête de
l'exécutif d'un des plus grand pays du monde et passer 4 ans dans un bureau à
chercher la petite bête dans des modèles mathématiques censés décrire la vie
économique et à rigoler avec les amis, mais enfin, à son petit niveau, une
soutenance de thèse, c'est aussi un peu émouvant, et ça tourne une page dans
une vie. Alors, moi aussi, j'ai voulu terminer par mes deux petites remarques,
à la manière de Tony Blair (pardon pour la qualité de la vidéo et du son, les
doctorants en économie de ma fac sont meilleurs en économie qu'en réalisation
cinématographique)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=OwRNnDF0_Q8&quot;&gt;lien&lt;/a&gt; (oui, chez
Gandi, c'est très dur de publier des vidéos youtube)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Bon sang, qu'est-ce que je gigote...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie encore les membres du jury : André Grimaud, Paul-Marie Romani,
Katheline Schubert, Mabel Tidball, et ma directrice Flora Bellone&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux que le fruit du travail de mes quatre années de doctorat intéresse
et qui ont 7 Mo à perdre sur leur disque dur, vous pouvez le télécharger en
&lt;a href=&quot;http://rasko.club.fr/These.pdf&quot;&gt;pdf&lt;/a&gt; (version non corrigée).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouf !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.optimum-blog.net/post/2007/12/06/A-la-maniere-de#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Va comprendre...</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2007/11/29/Va-comprendre</link>
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    <pubDate>Thu, 29 Nov 2007 23:41:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>insolite</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;J'avais déjà posté 2-3 exemples de curiosités concurrentielles ou de belles
discriminations tarifaires, mais là j'ai un cas qui me dépasse vraiment :
je suis allé acheter des Taillefine 0% au Super U (oh ça va hein, pas de
commentaires), le pack de 12 était à 3,12€, et le pack de 8 juste au-dessus
à... 3,13€. C'était les mêmes, j'ai passé 10mns à lire les emballages, pas de
doute possible. Ce n'est plus de la discrimination tarifaire, c'est carrément
de l'irrationalité : aucune chance de vendre les packs de 8. A moins que
le centime de différence ne représente pour le consommateur le confort de
n'avoir que 8 yaourts à porter au lieu de 12, si ça fait trop pour lui, mais
faut pas abuser.&lt;br /&gt;
Un cas classique de discrimination tarifaire auquel je me suis volontairement
soumis, au passage : la hotline de Free. J'avais appelé plusieurs fois la
hotline &amp;quot;Classique&amp;quot; à 15cts la minute, où on tombe direct sur un call center
dans les îles, avec l'autochtone de service qui parle de façon incompréhensible
et débite ses routines d'accueil / diagnostic comme un automate s'adressant à
un réverbère... Agaçant. Puis j'ai appelé la hotline &amp;quot;Dégroupage&amp;quot;, 34cts la
minute, avec un temps d'attente un peu plus long, mais où on tombe toujours sur
un bon Français bien de chez nous ('dedieu !) qui s'adresse clairement à vous
et avec qui vous avez une vraie conversation. Bon, le diagnsotic a été à peine
plus efficace chez &amp;quot;Dégroupage&amp;quot; que chez &amp;quot;Classique&amp;quot;, mais le simple fait
d'être traité en client humain valait largement pour moi les 19cts/mn
supplémentaires.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Obscurantisme</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2007/11/29/Obscurantisme</link>
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    <pubDate>Thu, 29 Nov 2007 23:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>c'est pas nous qui l'avons dit</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Vu à la télé au JT il y a une semaine, un brave monsieur bien propre sur lui
interrogé sur.... le pouvoir d'achat (what else ?...), qui se plaignait que
tout augmentait (ma pauv' dame) et qui concluait sur un ton désabusé : &lt;em&gt;&amp;quot;et
quand on voit que nos dirigeants nous donnent toujours des explications très
logiques sur les causes de la hausse des prix...&amp;quot;&lt;/em&gt;. Et oui, si les prix
augmentent, ce n'est pas à cause de mécanismes imaginaires comme la loi du
marché, c'est à cause d'un complot judéo-maçonnique dirigé contre ce brave
Français, qui se refuse à voir en l'économie des phénomènes désincarnés et
largement incontrôlés. Il faut qu'il y ait un Grand Horloger qui, du haut de
son tas d'or caché en Chine, change en direct le prix du Sans Plomb ou de la
mortadelle au moment où le malheureux consommateur arrive. Weber avait
peut-être prédit un peu trop vite le &lt;em&gt;désenchantement du monde&lt;/em&gt; :
pour beaucoup, les explications rationnelles sont des hérésies, et seule les
Forces du Mal expliquent l'inflation.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Plus t'en mets, plus t'en as</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2007/11/29/Plus-ten-mets-plus-ten-as</link>
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    <pubDate>Thu, 29 Nov 2007 23:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>insolite</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le ministre du budget, Eric Woerth, invité du Grand Journal de Canal+ la
semaine dernière, et interrogé sur la problématique du pouvoir d'achat
:&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;&lt;em&gt;C'est sûr, quand je vois un ménage, deux voitures, quatre abonnements
de téléphone portable, bon, toutes ces dépenses, il y a un problème de pouvoir
d'achat&lt;/em&gt;&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Le tout au premier degré, bien sûr. Qu'on juge du pouvoir d'achat en retirant a
priori les dépenses contraintes (dont le loyer au premier chef), soit. Mais
qu'on ajoute à ces dépenses contraintes DEUX voitures et QUATRE abonnements
téléphoniques, et en déduire qu'on a un problème de pouvoir d'achat, faut quand
même pas déconner. C'est sûr que plus on dépense d'argent, moins on en a. Mais
si c'est ça le problème du pouvoir d'achat, on est pas sortis de l'auberge...
Enfin bon, il doit savoir ce qu'il dit, il est ministre des brouzoufs, quand
même.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Good for me, bad for you</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2007/11/07/Good-for-me-bad-for-you</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:09a5306af4934f1b8735187031020f96</guid>
    <pubDate>Wed, 07 Nov 2007 14:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>grosse fatigue</category>
            
    <description>&lt;p&gt;A l'occasion de sa première visite officielle à Ztazinis, notre jogger de
président frustré de la police a fait de son mieux pour se mettre au niveau
intellectuel (réputé particulièrement bas) de son homologue ricain. Le résultat
est encourageant (ou décourageant, ça dépend comment on voit la
chose).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il a ainsi déclaré à un parterre de chefs d'entrerprise (qui n'en peuvent
mais... il aurait tout aussi bien pu s'adresser au Syndicat national des
quaterbacks latinos) que &lt;em&gt;les Etats-Unis n'ont pas besoin d'un dollar trop
faible&lt;/em&gt;, et &lt;em&gt;qu'une grande économie doit avoir une grande monnaie&lt;/em&gt;.
Sous-entendu : l'Europe est une petite économie, et a besoin d'un euro
trop faible.&lt;br /&gt;
Il persiste : &lt;em&gt;Ce n'est pas seulement une question pour vous, c'est
aussi une question pour nous que la valeur du dollar&lt;/em&gt; - décidément, il a
bien assimilé qu'un taux de change nécessitait DEUX monnaies (&lt;a href=&quot;http://www.optimum-blog.net/post/2007/07/16/De-la-relativite-generale-monetaire&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cf ce
post&lt;/a&gt;). &lt;em&gt;Vous avez une main-d'oeuvre de qualité, des entreprises
extraordinaires, vous n'avez pas besoin d'un dollar trop faible. Votre
technologie, votre savoir-faire, ça suffit.&lt;/em&gt; Sous-entendu : la
main-d'oeuvre européenne est improductive et sous-qualifiée, nos entreprises
sont pourries, c'est pas du jeu, je vais le dire à ma mère. On omettra poliment
de noter le déficit extérieur américain, puisque le président français a dit
que &amp;quot;ça suffisait&amp;quot; (il doit avoir raison, il est président de la république,
quand même, merde).&lt;br /&gt;
Décidément en forme, il affirme que &lt;em&gt;Nous, on aime l'Amérique&lt;/em&gt; (euh ?...
qui, &amp;quot;nous&amp;quot; ?..) &lt;em&gt;mais on aime une Amérique qui est fidèle à ses valeurs. On
aime la grande Amérique, celle qui sait donner l'exemple, on aime l'Amérique
qui soutient les créateurs, pas les spéculateurs&lt;/em&gt; - mais qui parle de
spéculation ?.. Y a-t-il un complot d'Etat pour spéculer à la baisse sur le
dollar ? S'il fait allusion à la Fed, il faudrait savoir, car il n'a pas
cessé de critiquer la BCE en lui conseillant de prendre la Fed en
exemple.&lt;br /&gt;
Et enfin, bouquet final : &lt;em&gt;On aime l'Amérique qui croit au libre
échange mais à la concurrence loyale, pas à la concurrence déloyale. On aime
l'Amérique qui favorise la compétition, mais la compétition à armes
égales&lt;/em&gt;. Suite logique du propos énoncé précédemment : ça veut dire
&amp;quot;vous êtes meilleurs, donc c'est pas du jeu, donc il faut déprécier notre
monnaie car, comme chacun sait, une économie ne se porte bien que si elle a un
excédent commercial, et comme on est trop des buses pour faire comme nos
voisins allemands, ben on veut attacher un boulet au pied de Carl Lewis parce
que il court plus vite et que du coup c'est de la concurrence déloyale&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas ce qui est le plus insupportable dans ce discours : le
cirage de bottes de la &amp;quot;Grande Amérique&amp;quot;, l'ingérence dans la politique
monétaire d'un Etat souverain étranger, la paresse et l'avilissement dont il
fait preuve au nom de l'Europe (on est des merdes et on va pas se casser le
cul, suffit de déprécier l'euro), la puérilité de l'argumentation &amp;quot;c'est pas du
jeu&amp;quot;, couplée au foutage de gueule &amp;quot;le dollar faible c'est pas bien pour vous,
mais l'euro faible c'est bien pour nous&amp;quot;... Son propos est, comme à
l'accoutumé, d'une ignorance et d'une vulgarité crasses&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.optimum-blog.net/post/2007/11/07/Good-for-me-bad-for-you#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La pêche au gros (con)</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2007/11/05/La-peche-au-gros-con</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:70f1aee96ab761f68ef8f270dd8491c1</guid>
    <pubDate>Mon, 05 Nov 2007 15:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>grosse fatigue</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Le prix du carburant monte. Ce n'est pas à cause de la cupidité des
compagnies pétrolières (ou alors il faudrait expliquer les fluctuations des
prix par de soudains et passagers remords des dites compagnies), pas plus qu'à
cause des taxes (la TIPP), contrairement à ce qu'affirme M.Hollande, qui trouve
&lt;em&gt;pas normal que l'Etat gagne de l'argent sur la hausse des prix du
carburant&lt;/em&gt; : la TIPP n'est pas un pourcentage du prix du litre (on ne
s'étendra pas sur l'hypocrisie et la mauvaise foi du propos du beignet
divorcé). La raison pour laquelle le prix du carburant augmente, c'est la
vilaine loi du marché : lorsque la demande augmente et que la croissance
de l'offre est limitée (pour des raisons politiques - conflit - ou économiques
- instauration de quotas par les pays producteurs), le marché est rationné et
l'ajustement entre offre et demande se fait par les prix.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Aujourd'hui les marins pêcheurs, touchés par la hausse du prix du carburant,
demandent à l'Etat de &lt;em&gt;prendre ses responsabilités&lt;/em&gt;. J'ignorais qu'il
était des reponsabilités de l'Etat de maintenir le prix du carburant à un
niveau qui convienne aux pêcheurs, mais bon, à la limite, ça resterait du
lobbying classique bien légitime (hum). Là où c'est original et franchement
balèze, c'est qu'ils réclament &lt;em&gt;la mise en place d'une &amp;quot;TVA sociale&amp;quot;
(sic...), soit une augmentation d'un ou deux points de TVA sur le poisson à
l'étal, destinée à alimenter une caisse de compensation du prix du gazole&lt;/em&gt;.
Réclamer une baisse de la TIPP (par exemple), c'est vieillot : on va
plutôt réclamer une augmentation des impôts, et l'empocher, en toute légitimité
et légalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme ça les consommateurs qu'on va niquer pourront pas dire que c'est de notre
faute, c'est la faute de l'Etat - comme toujours. Mon poissonier a d'ailleurs
mis sur sa devanture une affichette : &lt;em&gt;En raison des 35 heures, le
magasin est fermé le mercredi après-midi&lt;/em&gt;. Il fallait oser, mais il paraît
que les cons, ça ose tout; c'est même à ça qu'on les reconnaît. Et pour rendre
l'argument (que je rappelle : &amp;quot;augmentez les impôts et donnez-nous le
pognon&amp;quot;) plus efficace, on fait appel au patriotisme du consommateur et à son
amour du vrai goût traditionnel du terroir du savoir-faire millénaire de père
en fils : &lt;em&gt;Il s'agit &amp;quot;de la survie de la pêche française&amp;quot;, a insisté
Philippe Le Moigne, porte-parole du comité de crise&lt;/em&gt;. Vous viendrez pas
dire qu'on ne vous a pas prévenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pour bien enfoncer le clou, montrant la haine vouée au marché et à la
concurrence, le brave pêcheur précise qu'ils &lt;em&gt;ne peuvent pas répercuter la
hausse du prix du gazole sur le prix de vente du poisson. Celui-ci est en effet
vendu selon le système de la criée, qui fait qu'on ne vend pas notre production
mais qu'on nous l'achète&lt;/em&gt;. Si on ne peut plus niquer les consommateurs
librement, il faut décidément que l'Etat s'en mêle et les nique de force. C'est
&lt;em&gt;sa responsabilité&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(source principale : &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-974287@51-973952,0.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Allocation optimale des ressources</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2007/09/23/Allocation-optimale-des-ressources</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:262c38bb170871027435bb534ab260ba</guid>
    <pubDate>Sun, 23 Sep 2007 16:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>VilCoyote</dc:creator>
        <category>insolite</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Vu aujourd'hui en gare de Rambouillet, une affiche publicitaire du conseil
régional. A côté d'une tête de benêt quadragénaire épanoui, le slogan
suivant :&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;1 milliard d'euros pour l'emploi des franciliens. &lt;ins&gt;Résultat :&lt;/ins&gt;
Dominique a décroché son BTS hôtellerie grâce à son expérience dans la
restauration.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
C'est sûr que c'est pas avec ce genre de campagnes qu'on va réconcilier les
français avec l'utilisation qui est faite des fonds publics.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Paul Krugman a un blog</title>
    <link>http://www.optimum-blog.net/post/2007/09/19/Paul-Krugman-a-un-blog</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:dfed074e76dd2e70f765800120404d88</guid>
    <pubDate>Wed, 19 Sep 2007 16:31:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Antoine B.</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://krugman.blogs.nytimes.com/&quot;&gt;C'est ici&lt;/a&gt;. Ca s'appelle
humblement &amp;quot;The conscience of a liberal&amp;quot; (la conscience d'un homme de
gauche)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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