Sourire...

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mercredi 6 juin 2012
Par Antoine Belgodere le mercredi 6 juin 2012, 17:37
mercredi 9 novembre 2011
Par Antoine Belgodere le mercredi 9 novembre 2011, 13:54
La mode est au NGDP targeting dans les milieux autorisés. Le NGDP targeting consiste à demander aux banques centrales de se fixer comme objectif de faire croitre à taux constant le PIB nominal (le Nominal Gross Domestic Product en anglais). La croissance du PIB nominal correspond à la somme de la croissance telle qu'on l'entend d’ordinaire (la croissance "réelle" ou "en volume") et du taux d'inflation. L'idée est que le PIB réel est censé croître à un rythme relativement régulier, de même que les prix. Un accroissement plus lent que prévu du PIB nominal contient un risque de récession (ou de baisse de la croissance), tandis qu'une croissance plus forte que prévu risque de se traduire par un excès d'inflation. Ainsi, si le taux s'avère inférieur à l'objectif, la banque centrale mettra en œuvre une politique accommodante (baisse des taux, création de liquidités) pour éviter un ralentissement de l'activité. Si, au contraire, le taux est supérieur à l'objectif, la banque centrale augmentera ses taux pour éviter une dérive inflationniste. Le NGDP targeting apparaît comme une manière de faire coïncider les deux objectifs que partagent la plupart des banques centrales : stabilité des prix et soutien à l'activité. La blogosphère (surtout anglo-saxonne) regorge de discussions sur les avantages et inconvénients de cette idée. Mon propos ici est de me demander ce que pourrait être l'objectif de croissance du PIB nominal dans la zone euro. La réponse, hélas, semble varier selon les pays.
mardi 1 novembre 2011
Par Antoine Belgodere le mardi 1 novembre 2011, 19:23
Un des sujets intéressants à étudier pour les spécialistes d'économie monétaire, dans le contexte actuel, est la capacité, ou plutôt l'incapacité, pour la BCE, à localiser les effets de sa politique monétaire.
lundi 31 octobre 2011
Par Antoine Belgodere le lundi 31 octobre 2011, 12:31
samedi 29 octobre 2011
Par VilCoyote le samedi 29 octobre 2011, 16:35
L'émission
"Arrêt sur images" de cette semaine s'attarde sur l'accord européen
intervenu mercredi (j'en profite pour recommander l'abonnement au site @SI (30€
par an), qui fournit globalement un travail de qualité, abondant, intelligent
et intéressant - même si les prises de position économiques de Schneidermann
m'agacent).
Les invités sont deux économistes, J.Généreux et K.Berger, conseillers,
respectivement, de Mélenchon et Hollande. Généreux soutient notamment l'idée
d'une dérogation unilatérale à certaines règles de fonctionnement de l'Union
Européenne qu'il juge illégitimes, et il mentionne à ce titre la nécessité de
déroger à la "mise en concurrence des services publics" imposée par
l'UE (à 1h04 et 1h15 dans la vidéo de l'émission). Cette idée d'une
incompatibilité entre le "service public à la française" et les règles
libérales de l'UE est très répandue (notamment dans les manuels de SES de
Terminale), mais n'est plus vraiment fondée aujourd'hui.
(Disclaimer : billet à contenu juridico-économique).
vendredi 28 octobre 2011
Par Antoine Belgodere le vendredi 28 octobre 2011, 00:54
Petit suivi de mon billet précédent (et de ses commentaires), dans lequel j'envisage la sortie de la Grèce de l'Euro comme une solution moins mauvaise que d'autres. Je donnerai ici quelques éléments permettant d'appréhender ce qui s'est produit dans un cas relativement comparable : l'abandon en 2002 par l'Argentine de sa caisse d'émission.
mercredi 26 octobre 2011
Par Antoine Belgodere le mercredi 26 octobre 2011, 15:25
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se démènent pour sauver l'Euro. Si j'étais grec, pas sûr que je souhaiterais qu'ils y parviennent.
jeudi 15 juillet 2010
Par Antoine Belgodere le jeudi 15 juillet 2010, 11:41
La crise
économique est l'occasion pour la profession des macro économistes de faire le
point sur l'évolution de leur discipline depuis 30 ans. Pour être précis, il
faut dire qu'on s'intéresse ici de façon exclusive à une branche de la macro
économie : celle qui étudie les fluctuations de l'activité économique, avec,
typiquement, une attention particulière portée sur le chômage et
l'inflation. Narayana Kocherlakota, président de la fed de
Minneapolis, a lancé le débat avec un article
retraçant l'histoire récente de la discipline, qui peut se résumer par "on
n'a pas trop mal bossé, même si on peut encore mieux faire". Greg Mankiw, qui a
contribué activement à cette branche de la recherche,
a un avis plus mitigé, dont le shorter serait "on a eu des discussions
passionantes au plan intellectuel, mais ça n'a pas servi à grand chose". Plus
radical, James Morley
dénonce un échec. Paul
Krugman aussi. Sans vouloir trancher, ce billet a pour objectif de montrer
qu'une grande partie des débats actuels sur les politiques de sortie de crise
auraient eu exactement la même teneur avec l'outillage intellectuel des années
70.
vendredi 30 avril 2010
Par Antoine Belgodere le vendredi 30 avril 2010, 23:37
L'émission envoyé spécial proposait avant-hier un reportage poignant présentant des retraités américains en quête désespérée d'un emploi pour survivre. La raison : les travailleurs américains cotisent pour la retraite en investissant leur épargne en bourse. Or, la crise a fait chuter le cours des actions. Donc certains retraités sont ruinés, condamnés soit à travailler, soit à se contenter d'une pension misérable et de la charité publique pour survivre.
On peut avoir deux lectures de ce reportage.
lundi 15 février 2010
Par VilCoyote le lundi 15 février 2010, 11:42
L'usine Philips de Dreux ferme. Les restructurations du tissu économique
sont la condition douloureuse mais nécessaire de son efficacité - j'en ai déjà
parlé ici, et je
vous renvoie également à ce billet
d'Ecopublix ou encore
cet article du Monde.
Je ne vais donc pas revenir sur l'aspect économique de la chose, mais sur cette
remarque du délégué CGT : "Philips propose aux salariés, des postes
d'opérateur à Szekesfehervar, en Hongrie, en CDI payés 450 euros par mois, sur
douze mois, avec la condition de pratiquer la langue hongroise. C'est vraiment
se moquer du monde."
Cela peut paraître choquant, mais la proposition de Philips répond à une
obligation légale (Code du travail,
L1233-4) confirmée et étendue par la jurisprudence. Si Philips avait des
propositions de reclassement en France, elle serait obligée de les faire en
priorité (obligation de loyauté : elle ne peut pas les pourvoir
immédiatement avec de nouveaux embauchés). Et si elle ne fait pas les
propositions de reclassement sur des établissement du groupe à l'étranger, le
juge décidera que les licenciements ne relèvent pas d'un "motif économique",
car l'entreprise n'a pas fait tous les efforts (...)
d'adaptation.
La CGT peut donc s'indigner (la proposition faite est en effet indécente), mais
elle doit s'en prendre au législateur qui oblige l'entreprise à de telles
pratiques, et non à Philips.
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