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réflexions ou tentatives

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jeudi 15 juillet 2010

La crise en pattes d'eph'

La crise économique est l'occasion pour la profession des macro économistes de faire le point sur l'évolution de leur discipline depuis 30 ans. Pour être précis, il faut dire qu'on s'intéresse ici de façon exclusive à une branche de la macro économie : celle qui étudie les fluctuations de l'activité économique, avec, typiquement, une attention particulière portée sur le chômage et l'inflation.  Narayana Kocherlakota, président de la fed de Minneapolis, a lancé le débat avec un article retraçant l'histoire récente de la discipline, qui peut se résumer par "on n'a pas trop mal bossé, même si on peut encore mieux faire". Greg Mankiw, qui a contribué activement à cette branche de la recherche, a un avis plus mitigé, dont le shorter serait "on a eu des discussions passionantes au plan intellectuel, mais ça n'a pas servi à grand chose". Plus radical, James Morley dénonce un échec. Paul Krugman aussi. Sans vouloir trancher, ce billet a pour objectif de montrer qu'une grande partie des débats actuels sur les politiques de sortie de crise auraient eu exactement la même teneur avec l'outillage intellectuel des années 70.

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vendredi 30 avril 2010

Retraités américains ruinés par la crise

L'émission envoyé spécial proposait avant-hier un reportage poignant présentant des retraités américains en quête désespérée d'un emploi pour survivre. La raison : les travailleurs américains cotisent pour la retraite en investissant leur épargne en bourse. Or, la crise a fait chuter le cours des actions. Donc certains retraités sont ruinés, condamnés soit à travailler, soit à se contenter d'une pension misérable et de la charité publique pour survivre. 

On peut avoir deux lectures de ce reportage.

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lundi 15 février 2010

Chômeur à Dreux ou opérateur à Szekesfehervar : on ne sait que choisir...

L'usine Philips de Dreux ferme. Les restructurations du tissu économique sont la condition douloureuse mais nécessaire de son efficacité - j'en ai déjà parlé ici, et je vous renvoie également à ce billet d'Ecopublix ou encore cet article du Monde.

Je ne vais donc pas revenir sur l'aspect économique de la chose, mais sur cette remarque du délégué CGT : "Philips propose aux salariés, des postes d'opérateur à Szekesfehervar, en Hongrie, en CDI payés 450 euros par mois, sur douze mois, avec la condition de pratiquer la langue hongroise. C'est vraiment se moquer du monde."

Cela peut paraître choquant, mais la proposition de Philips répond à une obligation légale (Code du travail, L1233-4) confirmée et étendue par la jurisprudence. Si Philips avait des propositions de reclassement en France, elle serait obligée de les faire en priorité (obligation de loyauté : elle ne peut pas les pourvoir immédiatement avec de nouveaux embauchés). Et si elle ne fait pas les propositions de reclassement sur des établissement du groupe à l'étranger, le juge décidera que les licenciements ne relèvent pas d'un "motif économique", car l'entreprise n'a pas fait tous les efforts (...) d'adaptation.

La CGT peut donc s'indigner (la proposition faite est en effet indécente), mais elle doit s'en prendre au législateur qui oblige l'entreprise à de telles pratiques, et non à Philips.

samedi 13 février 2010

René, Slobodan et les coquillages maudits

Une des questions qui revient le plus souvent chez les élèves de seconde (et que se posent probablement beaucoup de personnes), c'est "mais pourquoi on n'imprime pas de l'argent pour le donner aux pauvres, comme ça ça coûte rien et ils ne sont plus pauvres?". Alors on leur répond que la surabondance de monnaie lui fait perdre sa valeur, et que du coup les prix montent, et ça n'aura servi à rien - ce qui est juste, mais je n'ai jamais été satisfait de cette réponse un peu lapidaire qui, bien qu'elle semble convenir aux élèves, laisse quand même planer un doute sur le mécanisme à l'oeuvre. Voici donc la parabole (enjolivée) que j'utilise pour répondre à cette question qui est aussi bête que bonne.

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vendredi 29 janvier 2010

Ne tirons pas sur l'élastique

On parle beaucoup en ce moment de la réforme du programme de sciences économiques et sociales (SES) en seconde. Denis Colombi y a consacré deux billets, Vous pouvez consulter le nouveau programme ici.
Alors non, ce programme n'est pas parfait (le(s) programme(s) actuel(s) non plus, très loin de là : la lutte des classes en terminale, c'est un peu daté, mais personne ne se plaint), le volume horaire hebdomadaire (1h30) est sans doute bien juste pour approfondir les choses comme elles devraient l'être. Mais rien ne justifie l'hystérie collective qui s'est emparée de mes distingués collègues (oui, je suis prof de SES, pour ceux qui avaient zappé), qui invitent au rejet en bloc du programme en criant à l'endoctrinement néolibéral de nos têtes blondes, alors que jusqu'à présent l'indépendance et l'esprit critique de la discipline étaient garantis par la lecture régulière d'Alternatives économiques. Personnellement, je défends ce programme.

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vendredi 4 décembre 2009

Le Cartel des Gaufres

Ne vous est-il jamais arrivé, bien coincé dans un embouteillage, et bien content d'avoir l'autoradio pour vous distraire, de piquer une crise de rage en tombant sur la page de publicité de votre station musicale préférée... et en constatant qu'au même moment, TOUTES vos stations favorites étaient en mode pub ?

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mardi 1 septembre 2009

Taxe carbone

Ségolène Royal est hostile au principe de la taxe carbone. Elle a tort.

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samedi 2 mai 2009

Ces discounteurs qui gagnent à ne pas être connus

La stratégie des discounters est bien connue : baisser les coûts en lésinant sur la qualité de certains services, ou en les rendant optionnels, afin de proposer un prix plus attrayant. C’est vrai dans la distribution comme dans le transport aérien. Les consommateurs sont généralement intéressés par des prix bas. Par conséquent, si les discounteurs parviennent à les diminuer de façon significative, ils devraient communiquer abondamment sur leurs performances en la matière, afin de s’attirer une forte clientèle. C’est ce qu’ils font généralement. Un domaine fait exception à la règle : la banque.

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vendredi 5 décembre 2008

Tibet : l’étrange combat

Au nom de l’UE, Nicolas Sarkozy reçoit le Dalaï Lama, profitant de l’occasion pour s’affirmer comme un dirigeant suffisamment fort pour résister à la pression de la puissance chinoise.S’il est parfaitement respectable de faire savoir à l’Etat chinois que l’UE se passe de son avis sur les personnalités qu’elle reçoit, on peut être en revanche dubitatif devant ce choix de faire du cas tibétain une cause symbolique. La Chine a, entre autres, deux problèmes qu’il convient de bien distinguer.

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vendredi 31 octobre 2008

Il faut laisser crever la Camif

Ségolène Royal, désormais à l'aise dans son numéro de pseudo-gauche d'opposition démago anti-capitaliste (bien que son vainqueur lui donne du fil à retordre de ce côté là), est allée soutenir les salariés de la Camif - enfin les futur ex-salariés, étant donné la liquidation judiciaire de leur entreprise. Morceaux choisis :

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