La mode est au NGDP targeting dans les milieux autorisés. Le NGDP targeting consiste à demander aux banques centrales de se fixer comme objectif de faire croitre à taux constant le PIB nominal (le Nominal Gross Domestic Product en anglais). La croissance du PIB nominal correspond à la somme de la croissance telle qu'on l'entend d’ordinaire (la croissance "réelle" ou "en volume") et du taux d'inflation. L'idée est que le PIB réel est censé croître à un rythme relativement régulier, de même que les prix. Un accroissement plus lent que prévu du PIB nominal contient un risque de récession (ou de baisse de la croissance), tandis qu'une croissance plus forte que prévu risque de se traduire par un excès d'inflation. Ainsi, si le taux s'avère inférieur à l'objectif, la banque centrale mettra en œuvre une politique accommodante (baisse des taux, création de liquidités) pour éviter un ralentissement de l'activité. Si, au contraire, le taux est supérieur à l'objectif, la banque centrale augmentera ses taux pour éviter une dérive inflationniste. Le NGDP targeting apparaît comme une manière de faire coïncider les deux objectifs que partagent la plupart des banques centrales : stabilité des prix et soutien à l'activité. La blogosphère (surtout anglo-saxonne) regorge de discussions sur les avantages et inconvénients de cette idée. Mon propos ici est de me demander ce que pourrait être l'objectif de croissance du PIB nominal dans la zone euro. La réponse, hélas, semble varier selon les pays.
Sourire...

La crise
économique est l'occasion pour la profession des macro économistes de faire le
point sur l'évolution de leur discipline depuis 30 ans. Pour être précis, il
faut dire qu'on s'intéresse ici de façon exclusive à une branche de la macro
économie : celle qui étudie les fluctuations de l'activité économique, avec,
typiquement, une attention particulière portée sur le chômage et
l'inflation. Narayana Kocherlakota, président de la fed de
Minneapolis, a lancé le débat avec un 