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mercredi 23 avril 2008

Causalis

A mon tour de décerner un Prix Causalis, idée d'Etienne Wasmer, récompensant les confusions corrélation / causalité... Le Monde nous relate les résultats d'une équipe de chercheurs anglais qui ont établi que l'alimentation des femmes avait une influence sur le sexe de l'enfant : une femme qui a une alimentation riche au moment de la conception de son enfant a davantage de chances d'avoir un garçon.

Je pense que si on avait poussé l'étude un peu plus loin, on aurait aussi pu établir que le fait de mettre des chaussettes à rayures, de regarder "Attention à la marche" ou de conduire une Lada donnait aussi plus de chance d'avoir un garçon. Il est très facile de trouver des corrélations partout, mais bien plus difficile de prouver la causalité. Ici, en l'absence d'arguments qui expliquent scientifiquement comment l'alimentation peut influer sur le sexe de l'enfant, on est en présence d'une vulgaire corrélation.

Je n'ai pas lu l'article de recherche et ne sait donc pas à qui il faut décerner le prix : aux chercheurs, au cas où ils veulent sérieusement prouver qu'on a plus de chances d'avoir un garçon en bouffant au McDo trois fois par jour; ou au journaleux, qui a déformé un simple constat de corrélation en une étude révolutionnaire qui vient pour la première fois de confirmer une vieille intuition populaire : il existe un lien étroit entre le régime alimentaire d'une future mère et le sexe de l'enfant qu'elle porte.

jeudi 29 novembre 2007

Va comprendre...

J'avais déjà posté 2-3 exemples de curiosités concurrentielles ou de belles discriminations tarifaires, mais là j'ai un cas qui me dépasse vraiment : je suis allé acheter des Taillefine 0% au Super U (oh ça va hein, pas de commentaires), le pack de 12 était à 3,12€, et le pack de 8 juste au-dessus à... 3,13€. C'était les mêmes, j'ai passé 10mns à lire les emballages, pas de doute possible. Ce n'est plus de la discrimination tarifaire, c'est carrément de l'irrationalité : aucune chance de vendre les packs de 8. A moins que le centime de différence ne représente pour le consommateur le confort de n'avoir que 8 yaourts à porter au lieu de 12, si ça fait trop pour lui, mais faut pas abuser.
Un cas classique de discrimination tarifaire auquel je me suis volontairement soumis, au passage : la hotline de Free. J'avais appelé plusieurs fois la hotline "Classique" à 15cts la minute, où on tombe direct sur un call center dans les îles, avec l'autochtone de service qui parle de façon incompréhensible et débite ses routines d'accueil / diagnostic comme un automate s'adressant à un réverbère... Agaçant. Puis j'ai appelé la hotline "Dégroupage", 34cts la minute, avec un temps d'attente un peu plus long, mais où on tombe toujours sur un bon Français bien de chez nous ('dedieu !) qui s'adresse clairement à vous et avec qui vous avez une vraie conversation. Bon, le diagnsotic a été à peine plus efficace chez "Dégroupage" que chez "Classique", mais le simple fait d'être traité en client humain valait largement pour moi les 19cts/mn supplémentaires.

Plus t'en mets, plus t'en as

Le ministre du budget, Eric Woerth, invité du Grand Journal de Canal+ la semaine dernière, et interrogé sur la problématique du pouvoir d'achat :

"C'est sûr, quand je vois un ménage, deux voitures, quatre abonnements de téléphone portable, bon, toutes ces dépenses, il y a un problème de pouvoir d'achat".
Le tout au premier degré, bien sûr. Qu'on juge du pouvoir d'achat en retirant a priori les dépenses contraintes (dont le loyer au premier chef), soit. Mais qu'on ajoute à ces dépenses contraintes DEUX voitures et QUATRE abonnements téléphoniques, et en déduire qu'on a un problème de pouvoir d'achat, faut quand même pas déconner. C'est sûr que plus on dépense d'argent, moins on en a. Mais si c'est ça le problème du pouvoir d'achat, on est pas sortis de l'auberge... Enfin bon, il doit savoir ce qu'il dit, il est ministre des brouzoufs, quand même.

dimanche 23 septembre 2007

Allocation optimale des ressources

Vu aujourd'hui en gare de Rambouillet, une affiche publicitaire du conseil régional. A côté d'une tête de benêt quadragénaire épanoui, le slogan suivant :
1 milliard d'euros pour l'emploi des franciliens. Résultat : Dominique a décroché son BTS hôtellerie grâce à son expérience dans la restauration.
C'est sûr que c'est pas avec ce genre de campagnes qu'on va réconcilier les français avec l'utilisation qui est faite des fonds publics.

lundi 18 juin 2007

Repasse ton bac d'abord

J'ai récupéré une petite tétrachiée de copies du bac de sciences écos (et sociales en théorie, mais j'ai arrêté le social, c'est pas vendeur), avec le corrigé proposé par un collège de mes inestimables (et inestimés) collègues. Un des sujets portait sur les effets du progrès technique sur la croissance ("Après avoir présenté les différentes formes de progrès technique, vous montrerez les effets de celui-ci sur la croissance économique"). Le corrigé proposé par les correcteurs contient une partie "B-Les effets négatifs du progrès technique sur la croissance : destruction créatrice, caractère cyclique de la croissance".

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lundi 14 mai 2007

Nouvelle curiosité concurrentielle

Décidément, le Proxi à côté de chez moi est un lieu d'observation passionant. Après y avoir vu un bel exemple de discrimination tarifaire, je viens de faire un constat qui va à l'encontre de toute logique : le fromage râpé en sachet de 200g est plus cher au kilo que le même fromage râpé (mais vraiment le même identique pareil sans différence similairement indistinguable) en sachet de 100g. Quelle rationalité peut pousser le consommateur à acheter un plus gros contenant ? Les explications habituelles de la discrimination tarifaire ne marchent pas ici (le plus petit conditionnement est plus pratique pour la conservation, ne prend pas plus de place...). La seule explication semble être que le consommateur est tellement habitué à voir des gros conditionnements moins chers qu'il ne cherche même plus à vérifier l'information et, s'il a besoin de 200 grammes (comme c'était mon cas) prendra naturellement le gros paquet (comme je ne l'ai pas fait, en bon parano que je suis devenu). Y sont forts...

dimanche 6 mai 2007

Hack in progress

Et voilà, les forces de la censure sont déjà en route : Econoclastes, dans le giron des services secrets depuis un moment en raison de leur prise de position en faveur du libre-échange, viennent d'être neutralisés par les agents de Sandwich au caca (certains disent qu'Il l'aurait fait lui-même)...

econo_hacked.jpg

Courage les gars, on pense à vous, d'autant qu'on va sans doute y passer aussi, ayant dit du mal des cocottes en fonte émaillée.

samedi 17 février 2007

Déflation juilletiste et autres variations saisonnières

On entend nombre de chefs d'entreprise se plaindre que "l'été c'est la déprime" - à part ceux qui travaillent dans le secteur du tourisme, bien sûr. Du coup, ils ferment aussi à cette époque, et l'activité économique semble se morfondre. Mais comme on ne fait pas de l'économie avec des impressions, voilà de quoi accréditer cette thèse : tous les ans (ou presque), en juillet, le niveau général des prix baisse. Pas de beaucoup, certes, de l'ordre de 1 à 3 dixièmes de point d'indice... mais quand même! Sans surprise, le regain d'activité touristique estivale ne compense pas la dépression des autres secteurs (le tourisme ne représente qu'environ 8% du PIB selon le ministère du tourisme).

Autre donnée qui ressort des séries de l'INSEE : le mois de mars (parfois février, parfois avril) est régulièrement le mois qui enregistre la hausse des prix la plus forte. Frénésie dépensière liée au retour des beaux jours ? Reprise d'activité suivant les mois de consolidation budgétaire nécessaire après les folies de Noël ? Le mois de janvier et sa tendance générale déflationniste pourrait confirmer cette hypothèse, sans oublier l'effet des soldes (qui expliquent aussi la déflation juilletiste). A propos de Noël, on notera que le mois de décembre n'enregistre pas de hausse des prix exceptionnelle, contrairement à ce qu'on pourrait croire.

Rien de bien nouveau, en somme, mais si la BCE tombe sur ces stats, on verra peut-être M.Trichet proposer 12 semaines de congés payés et l'interdiction du printemps pour combattre l'inflation.

mercredi 31 janvier 2007

Le café des sports

Je veux pas faire de mauvaise pub à la concurrence, mais si vous vous dites comme moi que chez Econoclastes, c'est des discussion de poivrots au comptoir du bistrot du coin, la preuve en est désormais faite... Allez voir le chantier.

vendredi 17 novembre 2006

Curiosité concurrentielle

J'ai remarqué, dans une petite localité pittoresque de la banlieue parisienne, une petite curiosité. Deux stations service, situées à moins de 100 mètres de distance, du même côté de la route, proposent des carburants dont le prix est en moyenne 10cts inférieur dans la seconde.

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