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jeudi 25 janvier 2007

Pop internationalism, once again

La rhétorique de la guerre économique internationale si bien pourfendue par P.Krugman dans Pop internationalism (malheureusement traduit par "La mondialisation n'est pas coupable", ce qui a un accent propagandiste et idéologique à l'exact opposé de ce qu'essaie de faire Krugman) revient sans surprise dans la bouche du candidat Sarkozy.

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mercredi 10 janvier 2007

Réchauffement cyclique

Je fais un post ouvert à l'attention du propriétaire des lieux, expert en économie de l'environnement... On nous bassine avec les températures élevées pour la saison, nous disant qu'on a pas vu ça depuis 50 ou 80 ans, et que c'est dû au "réchauffement global de la planète", comme le veut ce bel anglicisme francisé.
Question à 30cts d'euro : pourquoi il a fait si chaud il y a 80 ans ?

Voilà c'est tout, je sors.

dimanche 7 janvier 2007

Une question bête sur le débat actuel

Pour qui n’a rien à faire au bureau ce lundi matin, il y a un (amha très mauvais) Ripostes en ligne sur le thème (surprise surprise) du logement pour tous, où on peut voir UMP, PS et PC rivaliser de bons sentiments mielleux face aux associations diverses, sans bien évidemment l’ombre d’un début de projet réaliste financé correctement. Le plus hilarant est de voir les un(e)s et les autres démarrer au quart de tour dès que le moindre petit doute est émis quant à leur bilan en la matière quand ils étaient aux affaires ou le réalisme et la faisabilité de leurs divers « plans d’urgence », ou quand le moindre petit sarcasme est prononcé au sujet de la naïveté de leurs propos ou la pérennité de leurs sentiments, compte tenu du bilan sus-mentionné. Qu’ils et elles sont nobles ! Le problème est paraît-il tellement urgent (les SDF étant un phénomène récent, c’est bien connu) qu’on n’a pas le temps de « polémiquer », de faire « dans la controverse », et encore moins de verser, insulte suprême, dans la « politique politicienne ». Ni, apparemment, de parler sérieusement, de réfléchir à ce qui n’a pas marché dans le passé et à ce qui pourrait marcher dans le futur. Et dire qu’il y en a encore pour trois mois …

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lundi 11 décembre 2006

Tuesday, bloody tuesday

Lu dans le tabloid le plus vendu de France :

Il y avait le "black monday", jour fatidique du krach de 1929, il y aura dorénavant le "cyber monday". En effet, rituellement, depuis maintenant plusieurs années, c'est le lundi du lendemain de week-end de Thanksgiving qui enregistre le plus de transactions sur Internet aux Etat-Unis.

Pour caser une formule journalistique, on est prêt à réécrire l'histoire. Rappel pour nos plus jeunes lecteurs qui n'étaient pas encore nés : le krach de 29 était bien entendu un "jeudi noir" (black thursday). Le "black monday" est utilisé pour désigner le 19 octobre 1987 (où le Dow Jones fit une chute digne d'un Philippe Candeloro bourré comme un plombier polonais). Il est aussi utilisé pour désigner le 28 octobre 1929, 4 jours après le krach du jeudi noir (enfin du coup on peut parler de "black october", et étendre l'appellation jusqu'à la parution du Nouveau Testament en 1936, le huitième jour ("white X-day"), dont la mise en oeuvre par les forces du bien interventionniste rétablit en quelques heures la prospérité dans le monde civilisé).
Bref! Tout ça pour dire que c'est pas bien clair dans la tronche du journaleux du Monde, ou qu'il voulait juste faire son quinquin et épater sa secrétaire stagiaire en sortant une date historique, même inexacte. Je vais me réabonner à Astrapi.

vendredi 8 décembre 2006

De l'indépendance des banques centrales

Si quelques uns avaient encore des doutes quant au bien fondé de l'indépendance des banques centrales, en voilà un argument (à contre-emploi) fort convaincant :

"Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies, c'est aux dirigeants démocratiquement élus"; il faut construire l'Europe des gens, qui réussit à lutter contre le chômage, contre la vie chère, (ndr : en flanquant les taux d'intérêt à 0,5%, probablement); construisons "l'Europe de la matière grise, de l'intelligence, des qualifications, l'Europe de la recherche, de l'environnement, de l'après-pétrole".

Alors ? C'est de qui ? C'est que maintenant quand on sort un truc aussi con, démago, plat et vide, on se demande si ça vient de l'UMP ou du PS, du petit névrosé populiste ou de la grande démagogue aux cheveux gras.

Là, ce coup-ci, c'est un fait d'armes de Madame.

La politique monétaire est une chose bien trop sérieuse pour la confier aux politiciens.

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