Si quelques uns avaient encore des doutes quant au bien fondé de
l'indépendance des banques centrales, en voilà un argument (à contre-emploi)
fort convaincant :
"Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies,
c'est aux dirigeants démocratiquement élus"; il faut construire
l'Europe des gens, qui réussit à lutter contre le chômage, contre la vie
chère, (ndr : en flanquant les taux d'intérêt à 0,5%, probablement);
construisons "l'Europe de la matière grise, de l'intelligence, des
qualifications, l'Europe de la recherche, de l'environnement, de
l'après-pétrole".
Alors ? C'est de qui ? C'est que maintenant quand on sort un truc
aussi con, démago, plat et vide, on se demande si ça vient de l'UMP ou du PS,
du petit névrosé populiste ou de la grande démagogue aux cheveux
gras.
Là, ce coup-ci, c'est un fait d'armes de Madame.
La politique monétaire est une chose bien trop sérieuse pour la confier aux
politiciens.