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lundi 11 décembre 2006

Tuesday, bloody tuesday

Lu dans le tabloid le plus vendu de France :

Il y avait le "black monday", jour fatidique du krach de 1929, il y aura dorénavant le "cyber monday". En effet, rituellement, depuis maintenant plusieurs années, c'est le lundi du lendemain de week-end de Thanksgiving qui enregistre le plus de transactions sur Internet aux Etat-Unis.

Pour caser une formule journalistique, on est prêt à réécrire l'histoire. Rappel pour nos plus jeunes lecteurs qui n'étaient pas encore nés : le krach de 29 était bien entendu un "jeudi noir" (black thursday). Le "black monday" est utilisé pour désigner le 19 octobre 1987 (où le Dow Jones fit une chute digne d'un Philippe Candeloro bourré comme un plombier polonais). Il est aussi utilisé pour désigner le 28 octobre 1929, 4 jours après le krach du jeudi noir (enfin du coup on peut parler de "black october", et étendre l'appellation jusqu'à la parution du Nouveau Testament en 1936, le huitième jour ("white X-day"), dont la mise en oeuvre par les forces du bien interventionniste rétablit en quelques heures la prospérité dans le monde civilisé).
Bref! Tout ça pour dire que c'est pas bien clair dans la tronche du journaleux du Monde, ou qu'il voulait juste faire son quinquin et épater sa secrétaire stagiaire en sortant une date historique, même inexacte. Je vais me réabonner à Astrapi.

vendredi 8 décembre 2006

De l'indépendance des banques centrales

Si quelques uns avaient encore des doutes quant au bien fondé de l'indépendance des banques centrales, en voilà un argument (à contre-emploi) fort convaincant :

"Ce n'est plus à M. Trichet de décider de l'avenir de nos économies, c'est aux dirigeants démocratiquement élus"; il faut construire l'Europe des gens, qui réussit à lutter contre le chômage, contre la vie chère, (ndr : en flanquant les taux d'intérêt à 0,5%, probablement); construisons "l'Europe de la matière grise, de l'intelligence, des qualifications, l'Europe de la recherche, de l'environnement, de l'après-pétrole".

Alors ? C'est de qui ? C'est que maintenant quand on sort un truc aussi con, démago, plat et vide, on se demande si ça vient de l'UMP ou du PS, du petit névrosé populiste ou de la grande démagogue aux cheveux gras.

Là, ce coup-ci, c'est un fait d'armes de Madame.

La politique monétaire est une chose bien trop sérieuse pour la confier aux politiciens.

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