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mardi 23 février 2010

Résultats du jeu-concours

Bravo au petit Mathieu P., qui a été le premier à répondre (dans le mille, et pourtant il n'y connait rien à l'économie de la culture) à notre jeu-concours, et qui gagne un magnifique teckel coupe-courants d'air aux couleurs du Parti Communiste.
Bon, vous êtes nombreux à avoir compris de quoi il s'agissait. Brève explication néanmoins.

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samedi 20 février 2010

Au nom de la Loi

Permettez-moi de vous soumettre la question suivante (elle n'est pas de moi, je donnerai la source en même temps que la réponse) :

Une étude montre que, lorsque le prix du billet de cinéma est de 6€, 100 personnes vont voir le film - et qu'ils sont 300 à y aller lorsque le prix du billet est de 9€.

Ceci viole-t-il les lois de l'offre et de la demande ?
Postez vos réponses/explications en commentaire.

(Réponse ici).

vendredi 8 janvier 2010

Alleeeeeeez l'Oooooèèèèmeuuh

(Edit - 9 janvier : OBO m'a mis la pression, du coup je complète le relevé initial, mais peut-être en oublie-je encore).

Marseille, grand visionnaire devant l'éternel (mais 11 points derrière Bordeaux), dans le Monde... Florilège.

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mercredi 16 décembre 2009

Blackout

Le Figaro pose aujourd'hui cette question à ses lecteurs : Êtes-vous prêt à limiter votre consommation d’électricité pour éviter les coupures ?. Le résultat est "Oui" à 65%. C'est idiot.

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vendredi 27 mars 2009

Le Monde découvre le monde

La discrimination tarifaire (faire payer plus à ceux qui sont disposés à le faire) n'est pas un phénomène nouveau, et a déjà été longuement abordée par les économistes, que ce soit par exemple Tim Harford dans The Undercover Economist ou les deux meilleurs économistes du monde dans Le Meilleur Livre d'Economie de 2008. Mais Le Monde, 60 millions de consommateurs et l'INC semblent aujourd'hui découvrir ces pratiques. Pour le porte-parole de Système U, il ne peut s'agir d'une manoeuvre délibérée. (...) Ce serait grotesque et suicidaire. Au contraire !

En effet, la discrimination tarifaire permet au consommateur qui prend le temps de chercher de bénéficier d'un prix plus faible. Ce peut être en mettant un produit bien en évidence à un prix plus élevé que le même produit placé sur un rayonnage moins visible. Mais ce peut être aussi en jouant sur les réflexes du consommateur, qui a intégré que "le gros conditionnement revient moins cher". Si il en est persuadé et va donc se diriger systématiquement, sans chercher ailleurs, vers les produits en gros conditionnement, il suffit d'en augmenter le prix pour augmenter sa marge : l'élasticité-prix du consommateur aveuglé par ses préjugés est nulle. Et qu'on ne vienne pas me parler d'un complot : le paquet de 4 tranches de jambon est situé à 40cms du paquet de 2 tranches, et il faut environ 5 secondes au consommateur qui cherche vraiment le prix le plus faible pour s'apercevoir que deux paquets de 2 valent moins cher qu'un paquet de 4 (exemple véridique que j'ai relevé depuis déjà un an).

Il n'y a donc rien de scandaleux dans ces pratiques, fussent-elles délibérées (et je suis persuadé que ces "erreurs" n'en sont pas pour la plupart) : le consommateur qui estime que trouver le prix le plus bas vaut quelques secondes/minutes de recherche supplémentaire fera toujours les meilleures affaires, pour peu qu'il cesse d'être naïf et de croire que la grande distribution est là pour lui faire des cadeaux.

(NB. vous remarquerez que le Monde semble décidé à désormais classer tout article "économique" dans sa rubrique "la crise financière". Quelle grosse bande de nazes ignares).

lundi 26 janvier 2009

Pétard mouillé

Titre dramatique et spectaculaire (distinction préférée des profs d'anglais en version) du Monde.fr : Soixante-sept mille emplois sont partis en fumée lundi. Diantre ! De quoi s'alarmer devant cet incendie humain pire que celui que SM déclenche quand il laisse traîner un tesson de Kro dans la sèche garrigue après un barbecue sauvage au mois d'août ? L'article nous précise que En une petite journée, 67 000 suppressions d'emploi ont été annoncées entre les Etats-Unis et l'Europe. Eh ben... à en croire ce chiffre, cette "petite" journée (à ne pas confondre avec la grosse du mardi) est probablement une des plus clémentes qu'on puisse espérer en termes de destruction d'emplois.

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mardi 23 décembre 2008

[chiant] taux de préférence pour le présent, élasticité de substitution intertemporelle et joies de l’optimisation dynamique

(avertissement : ce billet est plus destiné aux étudiants googleurs en quête d’explications sur des questions techniques qu’aux lecteurs habituels du blog)

Je suis en train de préparer un cours de théorie de la croissance pour des étudiants en troisième année d’économie, et je me retrouve confronté à un gros dilemme, que doivent connaître tous les responsables d’un tel cours, lorsqu’il ne s’adresse pas à des polytechniciens : doit-on embêter les étudiants avec cet outil mathématique barbare qu’est l’optimisation dynamique, sachant qu’on peut comprendre l’essentiel du contenu d’un cours de croissance en en faisant l’économie ? Jusqu’à il y a quelques semaines, j’avais répondu par la négative à cette question, m’apprêtant à m’inspirer de l’excellent livre de Charles Jones, qui montre qu’on peut aborder des questions passionnantes sur le sujet sans mobiliser un niveau de caïd en math. J’ai, finalement, changé d’avis, et ce pour trois raisons.

La première, c’est que ces étudiants sont censés être bons en maths, puisqu’ils ont choisi une option MASS ou économétrie.

La deuxième, c’est que les articles académiques consacrés aux théories de la croissance sont à 99% envahis par l’optimisation dynamique, et qu’il serait dommage que ces étudiants ne soient pas capables de lire ces articles.

La troisième, c’est que l’optimisation dynamique est l’occasion de présenter aux étudiants deux notions que les économistes adorent mais qui sont parfaitement inconnues du grand public : le taux de préférence pour le présent et l’élasticité de substitution intertemporelle. Voici comment je compte présenter ces deux concepts.

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samedi 20 décembre 2008

Le rôle des médias dans l’information économique

Du 20 au 22 novembre se sont tenues à Lyon les Journées de l'économie; votre serviteur y était le 21, levé à 4h30, hop le train (j'en ai profité pour écouter le dernier album de Benabar, fort décevant dans l'ensemble, et pour lire Sexe, drogue... et économie sur lequel je tâcherai de vous faire une brève note d'ici peu), hop une marche vivifiante jusqu'à l'hôtel de ville, où je retrouve le célèbre Stéphane Ménia (signes de reconnaissance : une panoplie cuir SM pour lui, un coupe-vent Quechua pour moi, ça a marché nickel) pour assister en sa prestigieuse compagnie à la conférence-débat intitulée Le rôle des médias dans l’information économique. Tankés au fond de la salle en bons cancres, nous attendons que le rideau se lève sur le drame...

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vendredi 14 novembre 2008

Numérologie

Ah... ouf ! Nous voici rassurés. La France n'est pas techniquement entrée en recession. Au lieu d'une baisse de 0,1% attendue, le PIB a connu une hausse de 0,1% au troisième trimestre. Pour ceux qui se demanderaient ce que signifie une entrée technique en recession, la réponse est : rien du tout. La recession, c'est tout simplement une situation dans laquelle le revenu national baisse. Comme on a l'habitude de raisonner en termes annuels mais qu'on évalue le PIB à un rythme trimestriel, on estime qu'il serait trop injuste de parler de recession, un mot qui fait peur, si l'on n'observait une diminution du PIB que pour un seul trimestre. Donc, on (je ne sais savais trop qui avant que Markss m'apprenne en commentaire que ça vient du NBER) a décrété que pour parler de recession, on attendrait deux trimestres consécutifs de baisse du PIB. D'autant qu'une baisse ponctuelle peut être, dans certains cas, une correction après un trimestre anormalement bon. Si je suis un défenseur habituel des statisticiens de l'INSEE, je dois à l'honnêteté de dire que les estimations du PIB ne peuvent pas être assez précises pour être fiables à + ou - 0,1 point sur un trimestre. La seule conclusion que l'on puisse tirer des chiffres de la croissance est que la France est plutôt sur un rythme de stagnation que de récession, ce qui, vu le contexte, est plutôt une bonne nouvelle. Ajoutons tout de même que si l'on raisonnait en termes de croissance par habitant, on serait en recession, puisque la population augmente.

mercredi 22 octobre 2008

« Pour les banques, on trouve des milliards... »

Petit coup de gueule. L’idée qu’il existe une asymétrie entre l’empressement de nos Etats à mobiliser des centaines de milliards d’euros pour sauver des banques et leur incapacité à en trouver quelques milliards pour des causes plus nobles telles que la lutte contre la pauvreté est en train de se répandre dans l’opinion. C’est bien compréhensible. Comment ne pas être choqué quand on entend dire : « on débloque 300 milliards pour les banques en 2 jours, alors qu’il suffirait de 6 milliards pour éradiquer la faim dans le monde ! ». Ce qui est moins compréhensible, c’est que les média semblent peu enclins à expliquer ce qu’il y a d’erroné dans ce genre de discours. Il y a pourtant trois erreurs qu’il faut souligner :

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