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samedi 3 février 2007

Ca a failli !

N.Sarkozy a pour projet de revaloriser les traitements des enseignants. J'applaudis à tout rompre et m'apprête à m'abandonner à un vote clientéliste utilitariste dépourvu de toute objectivité et conscience citoyenne, lorsque je tombe sur cette citation du ministre-candidat :

"On peut toujours essayer de se rassurer avec quelques statistiques qui montrent que le niveau monte. Eh bien ces statistiques valent à peu près la même chose que les statistiques de l'indice des prix qui prétendent démontrer que l'euro n'a pas fait monter les prix. Je les crois aussi inexactes."

Oulah! Il a failli m'avoir. Heureusement qu'il a eu l'honnêteté de me rappeler sa médicorité multidimensionnelle. C'est sûr qu'avec des déclarations d'une telle intelligence, relayées par les media, on a du boulot, après, pour faire remonter le niveau des élèves conditionnés par les discours populistes. Le cas de la hausse des prix est d'ailleurs difficile à leur faire comprendre, persuadés qu'ils sont que l'augmentation de la baguette et du ticket de bus sont signe d'une baisse du pouvoir d'achat. Ils y croient dur comme fer, et les préjugés sont difficiles à déraciner, même à cet âge là, même chiffres à l'appui. C'est sûr que si le ministre l'a dit... Vous voulez améliorer nos conditions de travail, monsieur le ministre ? Arrêtez de raconter des conneries sur les délocalisations et l'inflation (et sur tout le reste), ça nous facilitera déjà grandement la tâche. Merci.

lundi 15 janvier 2007

15 minutes

Il paraît qu'on a tous notre quart d'heure de gloire... La revue de blog de France Europe Express d'hier soir (thème principal : l'Euro et la BCE) cite Alexandre d'Econoclastes et votre humble serviteur (à partir de 50'20''), à qui on laisse le mot de la fin, après Pisani Ferry. C'est vrai qu'après la puissance de cette citation, il n'y avait plus rien à dire ;-) Allez, je vais me mettre des compresses sur les chevillles.

jeudi 11 janvier 2007

Collège public, fonds privés

Sans que j'aie réussi à confirmer ou infirmer la rumeur, il semblerait que, dans mon coin, un collège soit sur le point d'être construit, financé par des fonds privés, en l'échange de quoi les tâches habituellement effectuées par les TOS (techniciens ouvriers de service, fonctionnaires territoriaux chargés du nettoyage, entretien, restauration...) seront externalisées auprès des entreprises ayant financé la construction de l'établissement.
Un moyen a priori intéressant pour la région de diminuer ses coûts, n'ayant pas à supporter le coût de construction, mais qui devrait payer les prestataires-investisseurs un peu plus cher que ses TOS. Du point de vue des investisseurs, il semble que ce soit une manoeuvre de long terme, car rentabiliser un tel investissement à l'aide de contrats d'entretien et restauration ne peut se faire à court (voire moyen) terme (j'ignore et n'ai pas trouvé le coût d'entretien d'un collège moyen; si quelqu'un a des données sur ce point...). Peut-être cela permettra-t-il également d'améliorer l'efficacité du service, à moins que la situation de monopole ex-post des prestataires de services n'ait un effet néfaste. La rumeur indignée crie à l'intrusion du marché (insulte suprême) dans le sanctuaire du service public éducatif.

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