Une interview de Nicolas Sarkozy dans Le Monde :
morceaux choisis.
Si on réduit de 4 points nos prélèvements obligatoires, on rend 68
milliards d'euros aux Français : 2000 euros rendus aux Français par foyer
et par an
C'est vrai ça, détruire l'argent des impôts commençait à devenir pénible...
Je ne conteste pas le fait que l'efficacité des dépenses publiques soit
largement améliorable, au contraire. De là à dire qu'une baisse des impôts est
équivalente à "rendre" l'intégralité de cette somme aux français, ce qui
supposait qu'on leur volait et qu'on le dilapidait entièrement, il y a comme un
sophisme.
Je propose donc que les entreprises ne payent pas de cotisations sur les
heures supplémentaires (...) Songez qu'un salarié rémunéré au smic qui fera 4
heures supplémentaires par semaine augmentera son revenu de près de 2000 euros
par an. (...) Et l'Etat y trouvera son compte car, lorsque les salariés ont
plus de pouvoir d'achat, ils consomment davantage, et les recettes de TVA
augmentent.
Alors, deux choses :
- de nouveau, l'Etat y est présenté comme un organisme vivant et cupide qui
cherche la rentrée fiscale comme une fin en soi (c'est tout juste s'il ne nous
parle pas de profits).
- cotisations sociales et impôts sont mis dans le même sac, comme s'ils
étaient versés au même organisme et servaient à la même chose. Donc retenez
bien que sous Sarkozy 1er, la TVA servira à financer les retraites et les
allocations chômage.
Je veux une France où chacun puisse accéder à la propriété et propose
que l'on puisse déduire 100% des intérêts d'emprunt contracté pour
l'acquisition de son logement de son impôt sur le revenu. Il n'y a aucune
raison qu'on paie des impôts sur les intérêts qu'on verse.
Reformulons la logique de cette phrase : il est illégitime que je sois
imposé sur la partie de mon revenu que je dépense pour acquérir un bien.
Pourquoi pas. Dans cette logique, on pourra donc déduire de sa déclaration
d'impôts l'intégralité des sommes qu'on alloue à notre consommation - car je ne
vois pas en vertu de quoi l'investissement immobilier (l'accès à la propriété)
devrait être considéré comme un besoin plus fondamental que l'achat d'une
voiture, d'un écran plat ou de trois kilos de pâtes.
Il faut supprimer la surprime imposée aux malades qui
empruntent
Et la surprime d'assurance aux jeunes conducteurs, et aux pratiquants
d'activité à risque, etc... Interdire aux assureurs d'évaluer et taxer le
risque, c'est une innovation intéressante.
Le reste de l'article contient d'autres points plus ou moins contestables,
mais ça reste bien bas dans l'ensemble.