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c'est pas nous qui l'avons dit

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jeudi 28 janvier 2010

Qu’est-ce qu’un résultat statistiquement significatif ? (et qu’est-ce que ce n’est pas)

L’expression fait partie du langage courant : un phénomène significatif, c’est un phénomène important, tandis qu’un phénomène non significatif est tout simplement négligeable. Les statisticiens ont de la significativité une définition plus précise. Dans toutes les disciplines utilisant les statistiques (économie, médecine, biologie, sociologie, psychologie, climatologie…), on apprend aux étudiants à décider si un phénomène est statistiquement significatif ou pas, en s’aidant d’une table de student.

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mardi 19 janvier 2010

Bashing bankers is a political duty

A lire dans le Wall Street Journal.

lundi 11 janvier 2010

A lire : une évaluation du micro-crédit

Par Esther Duflo, donc forcément bon. A lire dans le Monde : Microcrédit, miracle ou désastre ?.

lundi 23 novembre 2009

Richard Tol sur le changement climatique

Je pense comme lui.

mercredi 7 octobre 2009

A lire

Une belle reflexion aux accents Hayeckiens (via Greg Mankiw).

mardi 7 avril 2009

La crise financière en 10 pages

Petit post dans le style de Marginal Revolution (sauf que eux ont un rythme de publication légèrement supérieur au notre).

Je suis tombé sur le texte suivant, de Martin Hellwig. La meilleure vulgarisation de la crise financière que j'ai pu lire, à la fois claire (pas évident, vu les produits financiers concernés) et intelligente (i.e. pas de sur-simplification).

Des explications de la crise financière pour les non-initiés, il y en a pléthore sur le net et ailleurs. Mais elles sont presque toutes soit simplistes ("on a prêté aux américains pauvres, ils ne remboursent plus, donc c'est la crise"), souvent avec un but idéologique à peine caché, soit se noient dans les CDO, MBS CDS et autres dettes mezzanines super-senior. Ce texte évite ces deux écueils en faisant honneur à l'intelligence de son lectorat. A lire.

Petite remarque perfide pour finir. La version longue a été présentée aux Pays-Bas, où le "discussant" était Gerrit Zalm, ancien ministre des finances (pendant plus de 10 ans) des Pays-Bas. Ça fait rêver, non, un ministre des finances capable de comprendre la littérature académique et débattre avec des universitaires ? Pendant dans ce temps, en France, on a Christine Lagarde ...

vendredi 4 juillet 2008

A lire

Sur l'excellent blog de Jean Quatremer, un entretien avec Jean Pisani-Ferry:

Un choc pétrolier, c’est un prélèvement extérieur sur le revenu national. Ainsi, en 2007-2008, la totalité des augmentations de revenus générées par la croissance dans l’ensemble de la zone euro va être absorbée par l’alourdissement la facture pétrolière. Si on répercute la hausse du pétrole dans les salaires, cela veut dire qu’on refuse de payer ce prélèvement. Mais ça n’est pas possible. On entre alors dans une spirale inflationniste et, à la fin, on ne gagne rien en terme de revenu parce que l’inflation est un jeu de mistigri à l’intérieur d’une économie qui ne change rien au fait que le prix d’une ressource venue de l’extérieur a augmenté.

Amen. L'entretien dans son ensemble est très intéressant, bien au dessus du niveau affligeant d'analyse ("inflation contre croissance" et blablablablabla) qu'on trouve (presque) partout. A lire. Dommage que je n'ai pas plus de temps, il y a des choses vraiment intéressantes à écrire sur cette montée des taux.

J'ai d'ailleurs du mal à conclure: finalement, il est pour ou contre, Pisani-Ferry ? J'ai l'intuition qu'il est plus critique qu'il ne veut le dire explicitement. Son poste à Bruegel doit l'autocensurer un peu amha. A la fin, il botte un peu en touche, en déviant vers la nécessaire coordination des politiques budgétaires et un rôle accru de la commission (dans tes rêves, hélas ...).

LSR

vendredi 1 février 2008

Entre deux longueurs...

Econoclaste met un Scud bien mérité à Ségo, les commentateurs se déchirent à coups d'épines de rose, une deuxième salve est tirée avec un lien vers ses dernières déclarations, et je viens en renfort sur une de ses énormités :

l'impôt sur les produits pétroliers qui augmente puisque les prix des carburants augmentent.

Mais non, espèce de c**** !!!!!!! D'abord, sa phrase est mal tournée : si elle voulait dire que les prix des carburants augmentaient à cause de l'augmentation de la TIPP (ce qui semble être sa logique, d'après le reste du discours), il fallait dire "les prix des carburants qui augmentent puisque l'impôt sur les produits pétroliers augmentent". Et quoi qu'elle ait voulu dire, elle se plante, puisque encore une fois, la TIPP n'est pas un pourcentage du prix du pétrole (qui, on ne le dira jamais assez, augmente parce que la demande augmente plus vite que l'offre), mais une somme fixe au litre. Donc l'augmentation du prix de pétrole :
1-n'est pas due à une augmentation proportionnelle de la TIPP;
2-n'enrichit pas l'Etat en augmentant ses rentrées fiscales via la TIPP.

Voilà, c'est tout, je retourne à la piscine.

lundi 10 décembre 2007

Pardonnez-leur...

Je trouve qu'on a bien peu parlé de la déclaration de Mme Parisot, qui se "demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail". Sans doute cela ne mérite-t-il pas force commentaire, tant la chose est énorme. Il me semble cependant nécessaire de pointer, au-delà d'une revendication corporatiste qu'on pourrait à la limite considérer comme légitime, la grossièreté de son propos.
En effet, sa proposition balaie d'un revers de main plus d'un siècle de législation du travail, et fait apparaître ses instigateurs comme des inconséquents, qui ont mis en place des bizarreries réglementaires qui n'ont jamais trouvé de justification. "Bon, ils se sont bien amusés avec leurs lois sur la durée du travail, ils ont fait leurs petits essais, on a vu que ça ne marchait pas, la plaisanterie commence à avoir assez duré, il est temps de balayer tout ça".
Mais l'attitude des media a, pour une fois, sans doute été la bonne (même si ce n'était pas leur objectif) : de telles crasseries ne méritent que le mépris, et j'y ai déjà accordé bien trop d'attention.

jeudi 29 novembre 2007

Obscurantisme

Vu à la télé au JT il y a une semaine, un brave monsieur bien propre sur lui interrogé sur.... le pouvoir d'achat (what else ?...), qui se plaignait que tout augmentait (ma pauv' dame) et qui concluait sur un ton désabusé : "et quand on voit que nos dirigeants nous donnent toujours des explications très logiques sur les causes de la hausse des prix...". Et oui, si les prix augmentent, ce n'est pas à cause de mécanismes imaginaires comme la loi du marché, c'est à cause d'un complot judéo-maçonnique dirigé contre ce brave Français, qui se refuse à voir en l'économie des phénomènes désincarnés et largement incontrôlés. Il faut qu'il y ait un Grand Horloger qui, du haut de son tas d'or caché en Chine, change en direct le prix du Sans Plomb ou de la mortadelle au moment où le malheureux consommateur arrive. Weber avait peut-être prédit un peu trop vite le désenchantement du monde : pour beaucoup, les explications rationnelles sont des hérésies, et seule les Forces du Mal expliquent l'inflation.

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